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Crédit immobilier : taux fixe ou révisable ?
Les baisses consécutives et surtout historiques des principaux taux directeurs de la BCE sont indéniablement en train de remodeler le paysage des crédits immobiliers et des prêts hypothécaires. Songeons qu’en l’espace de seulement 5 mois, de fin octobre à aujourd’hui, le taux principal est passé de 4.25 % à 1.25 %. Ce phénomène va sans aucun doute influencer les emprunteurs quant à la nature du taux qu’ils choisiront pour leur futur crédit immobilier.
On pourrait résumer l’état d’esprit des ménages en évoquant les deux maximes « Entre taux fixe et taux révisable, mon coeur balance » et « chat échaudé craint l’eau froide ! ». En effet, entre taux fixe et taux révisable, le coeur des foyers balance, car l’aspect sécuritaire des fixes tant recherchés par les emprunteurs depuis maintenant 1 an est mis à rude épreuve en raison de la chute monumentale des indices permettant aux banques de se refinancer sur des taux courts et de proposer en conséquence des taux révisables à leurs clients. Songeons que ce matin, la plupart des Euribor est sous la barre des 2 % : l’Euribor 1 mois vaut 1.05 %, l’Euribor 3 mois 1.47 % et l’Euribor 1 an 1.8 %.
Cette véritable dégringolade des taux courts permet aux banques de reproposer aux clients des taux révisables compris entre 3.4 et 4 % sur des durées allant de 12 à 20 ans. Parallèlement à cela, les taux fixes eux, ce sont certes quelque peu détendu, mais dans des proportions moindres et pour cause ! Leurs indices de référence, qui sont des taux à long terme, sont restés à des niveaux bien plus élevés de sorte que les taux fixes proposés aux clients sont bien plus chers : au mieux 4.3 % sur 15 ans et aux alentours de 4.5 % dans le meilleur des cas sur 20 ans !
Une différence qui rend l’argent moins cher sur du révisable ! Mais comme nous l’évoquions au-dessus « Chat échaudé craint l’eau froide » Certains emprunteurs avaient été littéralement « douchés » par l’ampleur de l’augmentation de leur mensualité lorsqu’ils avaient contracté un taux variable ne souhaitant plus en entendre parler. Crise du crédit et autres subprimes ont parfois perverti l’esprit des emprunteurs en matière de crédit immobilier à taux révisable. En France, les crédits immobiliers à taux révisables n’ont jamais rien eu à voir avec les fameux subprimes américains.
En toutes circonstances, il faut savoir raison garder : aujourd’hui, la courbe des taux rend à nouveau les taux révisables attrayants, c’est un fait avéré. La BPE propose même des taux variables à nouveau proche des 3 %…Mais il ne faut pas se précipiter et étudier les gardes fou de ces produits. Si un révisable est assorti d’un capage court (majoration limitée à 1 ou 1.5 %), d’absence de pénalités en cas de remboursement anticipé ou encore de possibilités optimales pour un passage à taux fixe à tout moment, une telle articulation vaut sans doute la peine qu’on s’y intéresse !
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