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Différence entre épargne réglementée et épargne non réglementée ?

Quelles sont les différences fiscales et financières entre l’épargne réglementée et l’épargne non réglementée ?

Il y a de très grandes différences entre épargne réglementée et épargne non réglementée à la fois sur le plan fiscal et sur le plan financier. Les produits d’épargne réglementée font l’objet d’une rémunération calculée sur un modèle unique. En fonction de ses variations, les taux de tous ces produits sont invariablement calqués sur le même mécanisme. C’est ainsi que Livret A, Livret bleu ou encore LDD font tous l’objet d’un même rapport calculé sur la somme de la moitié de la valeur des taux à court terme et de la moitié de l’inflation. Voilà pour l’aspect financier. Quant à l’aspect fiscal, « épargne réglementée » signifie que les intérêts servis ne font plus l’objet d’une quelconque imposition, ni de prélèvements sociaux.

Les caractéristiques de l’épargne non réglementée sont totalement inverses : la rémunération proposée tout d’abord varie en fonction de l’offre de chaque prestataire financier. Si telle banque vous propose tel taux d’intérêt, elle en a le droit. C’est notamment le cas de ce que l’on appelle les super-livrets qui sont généralement accessibles après qu’un Livret réglementé soit plein. Les produits d’épargne non réglementée font souvent l’objet d’une rémunération plus élevée dont le revers de la médaille est une imposition. Comme les assurances vie (qui sont des produits d’épargne non réglementée), les comptes sur livrets par exemple sont soumis à prélèvements sociaux (12.1 %) et les gains générés sont eux aussi taxés. Les épargnants ont alors le choix de payer ces intérêts sous forme de prélèvements libératoires (18 %) ou en les réintégrant à leurs revenus imposables si leur taux d’imposition est faible.

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