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L’immobilier à Paris est-il plus exposé à la baisse qu’ailleurs ?
Quand on lit la presse spécialisée ou la presse économique, on observe qu’en matière d’immobilier, Paris connait depuis maintenant quelques mois une déflation des valeurs immobilières que ce soit dans les arrondissements traditionnels ou bien dans les banlieues chics. Après avoir fait une longue et belle résistance, la capitale des Gaulles est donc en train de lâcher du lest…Et compte tenu des valeurs nominales des biens en Ile de France, on se demande si l’immobilier à Paris n’est finalement pas plus exposé qu’en Province en terme de perte de valeur ?
« Paris est la deuxième ville la plus chère du monde ! » pouvait-on encore lire récemment dans un quotidien ! Faut-il s’enorgueillir de ce constat ou bien s’en plaindre ? Tout dépend bien entendu de quel côté on se place, si l’on est propriétaire foncier ou bien acquéreur…Dans tous les cas de figure, on peut raisonnablement penser que ce qui est très cher à aujourd’hui tendance à décôter fortement : on remarque d’ailleurs des baisses de l’ordre de 10 à 20 % un peu partout dans la capitale. Et oui l’offre devient progressivement supérieure à la demande.
Et puis la mane étrangère commence peut-être aussi à se tarir, car les étrangers fortunés investissent sans doute moins qu’auparavant depuis que la crise financière sévit. N’oublions pas que Russes et Italiens ont littéralement investi certains quartiers tels que le 18 ème ou le 16ème…Ce faisant, ils faisaient grimper les prix et c’est sans doute beaucoup moins vrai !
Une Mercedes haut de gamme est très chère et perd d’année en année beaucoup de sa valeur…Bien sûr, la métaphore ne peut pas s’appliquer aux murs parisiens qui ne sont pas une denrée périssable, mais ce qui était hier hors de prix pourrait bien baisser dans des proportions supérieures à ce qui était pressentie…Et puis le système bancaire joue aussi son rôle avec des conditions nettement moins attractives qu’avant : les ratio hypothécaires doivent être meilleurs, les revenus supérieurs et l’endettement inférieur. Autant d’éléments qui font que les restrictions financières se font peut-être d’autant plus ressentir dans l’onéreux qu’ailleurs…
Pour autant, il faut rester prudent dans ses appréciations, car l’immobilier a toujours été une valeur sûre et refuge, à condition d’être patient : quelque 15 à 20 % de pertes éventuelles ne seraient pas grand chose comparativement aux 140 % d’inflation immobilière depuis 10 ans !
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