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Pourquoi le marché immobilier oblige à bien évaluer son prix de vente !
Après dix années d’inflation immobilière historique, les récentes évolutions du marché immobilier impliquent des modifications de comportement qui se rapprochent parfois de la concession que d’aucuns ne sont pourtant pas encore prêts à accepter. Pourtant pour vendre aujourd’hui, il convient de bien s’y prendre et bien évaluer son prix de vente est devenu essentiel afin de ne pas tomber dans des écueils qui peuvent coûter cher…très cher !
Comme l’évoquait Emmanuel Ducasse, l’un des directeurs d’études immobilières du Crédit Foncier, dans l’interview qu’il a accordée au mensuel économique le Revenu « Si un logement ne se vend pas en trois mois, son prix a été mal évalué« . Or les récentes études et statistiques publiées sur le sujet démontrent que les délais moyens de vente se sont considérablement rallongés depuis quelques mois. La faute à qui ou à quoi ? A des habitudes que les vendeurs ont prises pendant les dix dernières glorieuses années immobilières qui en vertu de l’explosion des prix permettait de vendre de plus en plus cher.
C’est pour ces raisons et en espérant que le bien se vendra plus ou moins à son prix initial que les vendeurs font de la résistance en tentant le plus longtemps possible de vendre au prix haut, c’est par ailleurs ce qui explique l’augmentation des stocks de logements neufs. Mais ce faisant, ils perdent du temps et de nos jours le temps joue contre les vendeurs en matière immobilière, car les prix vont sans doute encore baisser. Les experts de Natixis évoquaient « Nous prévoyons une baisse des prix de l’ordre de 10 % en 2009 et ils pourraient continuer de baisser de 5 % en 2 010« .
Ce genre de déclarations laisse penser qu’il vaut mieux faire un effort aujourd’hui et fixer un prix de vente raisonnable pour vendre somme toute à une valeur supérieure à ce qu’elle sera peut-être et même sans doute d’ici 6 ou 9 mois ! Un réel danger guette donc les vendeurs qui s’adonnent à une résistance acharnée : une perte de gain à terme sur une même vente. Autre danger allant dans le même sens que le précédent, la persistance dans la volonté de vendre cher peut devenir notoire. Un bien en vente dans des agences immobilières par exemple et dont le prix est surévalué finit par être connu sur la place et dessert les intérêts des vendeurs, mais aussi des agents immobiliers ou des notaires qui se plaignent souvent de ce genre de pratiques. Résultat : le prix de vente définitif est souvent très loin du prix initial parce que les acheteurs potentiels voient le bien rester sur le marché et savent qu’ils ont une marge de manoeuvre supérieure.
Le marché immobilier actuel implique vraiment de bien fixer son prix de vente afin d’éviter toute mauvaise surprise à terme…
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