Quoi de neuf pour les Fintech en 2018 ?

dans Banques/News

Depuis quelques années, les Fintech sont apparues sur le marché bancaire. Ni banques, ni banques en ligne, elles offrent une nouvelle manière d’approcher le système bancaire et beaucoup d’entrepreneurs s’intéressent de près à leurs opportunités. Zoom sur un phénomène qui est amené à prendre de l’ampleur en 2018.

Un phénomène qui monte depuis 2008

Qu’est-ce qu’une Fintech ? Sachez que cette expression est la combinaison de deux mots : finance et technologie. Il s’agit en fait de Startup qui vont penser le système bancaire autrement grâce à la technologie.

Ce modèle voit le jour dès les années 1980 mais ne sera réellement lancé qu’après la crise économique de 2008, par des banquiers et des traders déçus des produits qu’ils proposaient alors. Ils ont investi dans le monde de l’entreprise, en pensant que leur connaissance du système bancaire leur permettrait de l’améliorer, s’ils lui offraient un renouveau technologique. Pour eux, la finance devait être plus simple, moins coûteuse et devenir plus accessible.

Dix ans après, on se rend compte que cette création a été une véritable tornade dans un système bancaire pourtant bien rôdé. Elle s’est développée dans, à peu près, tous les secteurs du système bancaire. Ainsi on la retrouve dans la gestion d’épargne ou des prêts aux particuliers mais aussi dans le domaine des entreprises ou encore dans le paiement en ligne.

Des Startup spécialistes de produits bancaires !

Ce système est vaste et peut se révéler complexe. Il existe plusieurs familles de Financial Technologies. L’une d’entre elles regroupe ce que vous connaissez sous le terme de crowdfunding ou financement participatif. Tout le monde se souvient que c’est de cette façon que Grégoire put sortir son premier album. Grâce à une plateforme dédiée, il est possible de faire des dons en ligne pour soutenir un projet qui vous tient à cœur. D’autres solutions sont possibles. Bolden par exemple vous propose de prêter de l’argent à des PME avec des intérêts qui peuvent varier de 3 à 9%. Funding Circle, qui fonctionne de la même façon a, ainsi, pu prêter plus de 555 millions de Livres sterling depuis 2010.

Grâce à cette technologie, il est aussi possible de faire du crowdlending. Qu’est-ce que c’est ? Du prêt de particuliers à particuliers, du P2P. C’est ce qu’a mis en place le site Prosper.com. De cette façon, il n’est plus nécessaire de passer par le système bancaire traditionnel. Plus de délai, plus de papier, un système simplifié !

Toutes les applications mobiles, qui vous permettent de suivre vos comptes ou de faire du trading, appartiennent aussi à ce domaine, comme les plateformes qui vous permettent de gérer vos cryptomonnaies ou vos paiements en ligne ou via vos smartphones. Ainsi les systèmes français Piggy, qui permet de faire ses comptes entre amis ou encore Leetchi, système de cagnotte en ligne, sont des outils qui relèvent des technologies financières. E Toro ou Paypal relèvent du même système.

La liste ne s’arrête pas là mais elle suffit à prendre conscience de la richesse de ce système et de comprendre qu’il a dû générer des transformations importantes dans le domaine financier.

Une véritable alternative aux autres systèmes ?

Comment distinguer banques, établissement bancaire en ligne et néo-banques, autre nom que l’on peut donner à ces financial technologies ? Il faut bien comprendre, d’abord, que les établissements bancaires, qu’ils soient en ligne ou en physique, ont la même qualité de services et la même architecture technique que les grands groupes dont ils dépendent. La plupart du temps, d’ailleurs, les grands groupes bancaires créent leurs propres succursales en ligne.

En ce qui concerne les néo-banques, elles sont des Startup qui créent leur propre architecture et leur propre système de paiement. Elles représentent une concurrence non négligeable pour les établissements bancaires car les nouvelles technologies, sur lesquelles elles s’appuient, leur permettent d’améliorer considérablement l’expérience de leurs clients.

Elles sont donc des établissements bancaires en ligne ? Non, car si ces établissements se servent beaucoup de l’ordinateur, ils sont beaucoup moins performantes que les néo-banques qui préfèrent les applications mobiles. Ces dernières ont très bien compris le besoin impérieux des consommateurs d’aujourd’hui, qui veulent pouvoir suivre et générer des mouvements bancaires où qu’ils se trouvent !

Autre nouveauté des néo-banques, elles sont beaucoup plus faciles d’accès que leurs confrères et ne nécessiteront pas beaucoup de paperasses. Bien évidemment, à ce tarif là vous ne pourrez bénéficier, pour l’instant, que d’un compte courant.

Vous serez par contre gagnant en terme de durée. Si les délais peuvent être longs dans les établissements bancaires traditionnels, ils deviennent inexistants chez les néo-banques. Vous pourrez, ainsi, faire un virement simplement, en entrant le numéro de téléphone du bénéficiaire. Elles souhaitent se démarquer du système bancaire usuel, en étant beaucoup plus proches de leurs clients et de leurs envies.

En clair, plus qu’une alternative aux autres modèles, elles en sont plutôt un complément agréable et pratique. Et ça les établissements financiers l’ont bien compris vu qu’ils investissent de plus en plus dans ces entreprises !

Des news pour l’année 2018

2018 va certainement être l’année où ces deux modèles vont fusionner ! Plusieurs néo-banques demandent aujourd’hui à pouvoir bénéficier d’un agrément bancaire et Bruxelles, après avoir envisager de nombreux scénarios l’an dernier, commence même à prévoir un plan qui permettrait aux deux systèmes de cohabiter.

Orange Bank, qui devait être lancé en 2017, va réellement entrer dans le panorama bancaire en 2018. Ce projet annoncé dès 2015 a fait l’effet d’une bombe dans le système traditionnel bancaire et a notamment engagé le grand groupe bancaire BPCE, 2ème groupe bancaire français dont dépendent notamment la BP et la Caisse d’épargne, a racheté la néo-banque allemande Fidor. De cette façon s’ouvre une ère nouvelle : celle d’un établissement communautaire et mobile dans toute la sphère européenne. Leur offre devrait se révéler en 2018.

Nouveauté dans le domaine des agrégateurs prévue aussi cette année : les établissements vont être obligés d’ouvrir l’accès à leurs données à des tiers. De cette façon, des systèmes comme Bank’in ou Linxo pourront proposer, à leurs clients, de gérer leur compte via leurs applications.

Chez Orange Bank, vous pourrez même découvrir un super banquier virtuel nommé Watson. Il pourra vous conseiller directement, via l’application proposée par Orange. Une IA (Intelligence Artificielle) qui ne devrait pas tarder à faire parler d’elle !

Ce n’est pas tout ! Même les compagnies d’assurance devraient se lancer dans la course au partenariat avec les néo-banques. Elles voient dans les outils de ces dernières, notamment dans le domaine de la modélisation, de véritables opportunités d’améliorer leurs services.

Même la blockchain et les cryptomonnaies semblent devoir profiter de l’essor des néo-banques. Très confidentielles pour l’instant, elles devraient sortir progressivement de l’ombre en 2018 !

Les néo-banques sont parfois accusées d’ubériser le système bancaire. Elles offrent pourtant une expérience client intéressante et pratique. Les grands acteurs du système bancaire et les autres ne s’y trompent pas, d’ailleurs, et même Bruxelles fait tout ce qu’il faut pour que tout le monde cohabite le plus facilement possible. Évolution naturelle d’une société où le digital prend de plus en plus de place, ces Startup innovantes prendront certainement une place encore plus grande durant l’année en cours !

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