Affaire Madoff et plan de soutien à l’automobile
15 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
La Bourse de Paris a ouvert ce matin en nette hausse qui se concrétise pour l’heure par une augmentation de + 1.23 % à 3 253.13 points. Cette tendance s’inscrit dans le sillage du très net rebond de Tokyo cette nuit puisque le Nikkei a terminé à plus de 8 000 points. Ceci est lié à la probable intervention du Trésor américain qui après avoir vu le Sénat refuser un plan de soutien au secteur de l’automobile, devrait finalement avoir gain de cause. Cette nouvelle semble enthousiasmer les marchés qui avaient bien besoin d’un nouveau souffle après la triste journée de vendredi qui est venue ternir quatre jours de hausses consécutives. Malheureusement, une bonne nouvelle s’accompagne souvent de corollaires négatifs, en l’occurrence l’affaire Madoff. Il n’y a pas que la France qui ait eu son affaire Kerviell, il y a désormais aussi l’Amérique qui aura connu une fraude à grande échelle.
Et l’affaire dépasse de loin les soucis qu’a connu la Société Générale à l’époque puisqu’on parle d’expositions à hauteur de 50 milliards de $ ! D’ailleurs la Société Générale serait exposée à hauteur de quelque 10 millions d’€uros. Cette somme qui n’expose que peu le Groupe est en revanche bien supérieure dans le cas de Natixis et de la BNP. Le premier serait exposé à hauteur de 450 000 000 d’€uros, ce qui n’arrangerait pas les affaires du groupe et surtout de l’Ecureuil, et le second à hauteur de 350 000 000 d’€uros, ce qui met pour l’heure le titre dans le rouge…Mais on évoque bien d’autres noms : HBSC, la Banque Santander, le japonais Nomura ou encore les suisses UBS et Crédit Suisse. Voilà encore une nouvelle exposition après Bear Stearns, Lehman et autres AIG. Les marchés n’en finiront donc jamais d’avoir de mauvaises surprises !
Et les mauvaises surprises tout le monde en a y compris la BNP qui pensait pourtant avoir réglé le rachat de Fortis après la première décision de la justice belge. Après que les associations de petits porteurs aient décidé de faire appel, le Tribunal de Bruxelles a décidé de suspendre la cession et gèle ainsi le démantèlement de Fortis. Voilà qui ne fait pas non plus les affaires du géant français qui va devoir prendre son mal en patience…Non de loin de Belgique, Angela Merkel tenait hier un sommet avec économistes, chefs d’entreprises et politiques allemands pour juger de la réalité de la crise outre-Rhin. La conclusion avouée est qu’un second plan de soutien à l’économie allemande devrait voir le jour. Ce dernier s’élèverait à 20 milliards d’€uros.
Enfin du côté des devises et des grandes valeurs, on notera le très net raffermissement de la monnaie européenne par rapport au Dollar puisque la parité s’établit à 1.3451 tandis que l’Euribor 1 an poursuit sa détente à 3.47 % et que le baril de brut vaut 46.48 $.
Le plan de relance américain ira plus vite que prévu
7 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
La responsable de la chambre des représentants a annoncé hier que le plan de soutien à l’économie américaine sera effectif dès ce mois.
L’urgence prévaut et l’Oncle Sam n’attendra donc pas la prise de fonction de son nouveau Président Barack Obama en Janvier prochain. Ce sont donc quelque 60 à 100 milliards de $ qui devraient ainsi être rapidement injectés dans les circuits économique outre-Atlantique.
Sur la scène internationale, on notera la réunion aujourd’hui du G20 à Sao Paulo qui fait figure de préparation au sommet du 15 novembre prochain à Washington. Lors de cette rencontre, les pays émergents tels que la Chine ou encore le Brésil mettront sans doute en avant leur souhait que l’économie mondiale soit désormais « supervisée » par une institution de régulation puissante. Du côté de la Bourse de Paris, le CAC 40 cote pour l’heure 3 420 points et progresse donc de 1 % dans un contexte international défavorable et l’annonce de mauvais chiffres de l’Hexagone.
En effet, le déficit commercial français aura atteint un record avec une balance négative de l’ordre de 6.32 milliards d’€uros en septembre. Le déficit public est lui aussi mal en point au moment où les Français réclament un Etat plus interventionniste dans son environnement économique. 52 % d’entre eux souhaiteraient que le gouvernement français soit plus impliqué dans les décisions financières de notre temps.
Du côté des principales devises, on notera que le baril de Brent est passé sous la barre des 60 $ dans la nuit et vaut actuellement 61 $… la pompe reste abordable ! La parité €uro/$ s’établit à 1.27 tandis que l’Euribor 1 an poursuit son recul à 4.7 %…
Rebond à la Bourse de Paris !
L’annonce de la prochaine baisse des taux principaux directeurs de la FED et de la BCE aura eu l’effet attendu avec un net rebond de Wall Street et de Tokyo qui ont vu respectivement le Dow-Jones et le Nikkei rebondir de 11 % et de 6.7 %.
Le CAC 40 s’inscrit donc dans leur sillage et rebondit ce matin d’environ 6 % à un peu plus de 3 300 points. Les titres de Dassault, Société Générale et autres Sanofi s’envolent après l’annonce contre toute attente de chiffres revus à la hausse.
Ces nouvelles sont de bonne guère dans un environnement politique où l’instrumentalisation des problèmes économiques est en train de dominer le devant de la scène. Après son entrevue avec Gordon Brown à Versailles pour poser les jalons informels de la réunion au sommet du 15 novembre prochain, Nicolas Sarkozy va devoir répondre aux différentes réactions de l’opposition relatives aux mesures en faveur de l’emploi jugées insuffisantes.
Martine Aubry, invitée de Laurence Ferrari, évoquait que « le gouvernement a été capable de trouver rapidement 360 milliards en faveur des banques et n’a pas su trouver cette somme en faveur de l’emploi, du logement et pour contrer l’inflation… ». De son côté, Arlette Laguiller affirmait que ces mesures revenaient à « retirer l’eau de l’océan du chômage avec une petite cuillère ».
Après celles pour le pouvoir d’achat et l’inflation, c’est le lutte contre le chômage qui refait surface à grands coups de manifestations !
Les petits épargnants seront malheureusement déçus, car les 4 % du livret A ne devraient plus être d’actualité pour très longtemps. En effet, de nombreux observateurs pensent que d’ici février 2009, cette épargne bénéficiera d’un taux à 3.5 %, voire 3 % en raison de la baisse amorcée de l’inflation et des taux interbancaires à court terme. Rappelons rapidement que cette valeur refuge est calculée en faisant la somme de la moitié du taux de l’inflation et de la moitié des principaux taux interbancaires. Ces valeurs étant en baisse, le livret A le sera aussi. C’est plutôt une bonne nouvelle pour l’ensemble de nos économies…
L’attente domine les places financières
24 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Après avoir clôturé sur un triste - 2.78 % hier, la Bourse de Paris est repartie ce matin en légère hausse avec un sursaut d’orgueil à 4 167.14 points, c’est-à-dire +0.66 % entraînée notamment par une belle évolution du titre Crédit Agricole qui profite de ses annonces d’opérations de rachats des prochains jours pour prendre quelques 4.6 %.
Pour autant, l’attentisme est de rigueur et l’ensemble des investisseurs attend avec impatience les modalités concrètes du plan Paulson… qui se fait attendre et qui est entaché par l’annonce des médias américains d’une enquête diligentée par le FBI à l’encontre des dirigeants des géants financiers : de Freddie Mac à Fanny Mae en passant par AIG et autres Lehman Brothers, les investigations vont a priori aller bon train sans doute pour trouver des bouc-émissaires à la crise…
Cette crise à l’échelle désormais mondiale comme l’a décrite le Secrétaire Général de l’OCDE, Angel Gurria, dans le récent rapport 2008 de l’organisme a désormais des répercussions sur le monde politique qui s’est saisi de la thématique à grande échelle. Ainsi, le Président Sarkozy souhaite mettre en place des passerelles de régulation approfondies entre grandes nations pour veiller aux futures évolutions des marchés : thématique reprise ces derniers jours par les réunions au sommet de l’ONU qui devra très certainement attendre elle aussi le dénouement du plan Paulson…
Rebond historique de la Bourse de Paris
22 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Avec l’un de ses principaux indicateurs clôturant à + 9.27 %, la place financière de Paris a indéniablement connu la hausse la plus forte de son histoire depuis la création du CAC en 1988.
Avec ses 4 324.87 points, le CAC a été conforté par l’annonce des pouvoirs publics américains de racheter l’ensemble des créances à risque moyennant une enveloppe de 800 milliards de $, auxquels pourraient s’en rajouter 400 autres… Toujours est-il que Paris a connu un vendredi exceptionnel permettant à certaines valeurs de prendre jusqu’à 26 % pour le Crédit Agricole. D’ailleurs les actions des cinq grands établissements français cotés en bourse, se sont toutes retrouvées en hausse de 18 à 25 %.
Certes, crise de confiance et risque systémique semblent écartés pour le moment… mais à quoi va ressembler ce que l’on appellera désormais « l’après vendredi 19 septembre ! ».
Ce matin, on peut lire dans Le Point que « …les professionnels ne sont pas prêts pour autant à parier sur une poursuite durable de la hausse des marchés » et que « Les prix de l’immobilier vont continuer de baisser, ce qui se traduira par une augmentation des défauts de remboursement des prêts, de nouvelles dépréciations et une pression supplémentaire sur les bilans des banques ». En réalité, de nombreux professionnels pensent qu’il y a aujourd’hui « crise bancaire » d’un côté et « crise de l’économie » de l’autre. L’un est sans doute enrayé, mais on ne sait pas encore ce qu’il adviendra de l’autre : ce matin, le CAC est reparti en baisse à -0.45 % signe que l’économie réelle reste peut-être bel et bien en crise. N’oublions pas par ailleurs que le pétrole avait amorcé une baisse en raison d’une demande plus faible en matières premières des secteurs industriels…
Quoi qu’il en soit, l’élan américain est à saluer et mérite que d’autres Etats réfléchissent à des manœuvres étatiques similaires…c’est en tout cas ce que Washington exhorte les autres pays à faire !
Autre réflexion de poids, quelle est aujourd’hui la limite entre contrôle des gouvernements en matières d’échanges interbancaires et la liberté d’action des géants financiers : quand on voit que les sauvetages de Fannie Mae, Freddie Mac et autres AIG ne sont en réalité que des nationalisations maquillées, n’a-t-on pas la désagréable sensation que c’est finalement le contribuable qui trinque pour les erreurs des systèmes financiers…
La Bourse de Paris au plus bas depuis mai 2005
18 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Le sauvetage d’AIG Vie par le trésor américain n’aura donc pas suffi à enrayer la crise de confiance qui règne sur les marchés et à éviter ce qui ressemble de plus en plus à une crise systémique…
La place forte parisienne a en effet terminé sa journée sous la barre des 4 000 points avec une baisse de 0.46 % du CAC à la fin de son exercice. Après avoir commencé ce jeudi à 3 982 points, l’indice français s’est quelque peu ressaisi pour l’heure à + 0.39 %.
Les événements financiers malheureux s’enchaînent tristement et contaminent désormais toutes les places financières mondiales. Ainsi à leur ouverture, les bourses asiatiques ont-elles continué leur chute vertigineuse dans le rouge. La Suisse jusqu’alors préservée commence à s’inquiéter si l’on en croit les déclarations du Président de l’association des banquiers helvétiques qui souligne que « La situation des crédits est dangereuse. SI elle provoque une baisse des bénéfices des entreprises, elle enclenchera une récession générale de l’économie ». Les uns s’inquiètent et d’autres tentent de tirer profit de la situation : c’est notamment le cas de Barclay’s qui essaie de racheter des parts d’AIG Vie ou de la Lloyd qui annonce le rachat d’HBOS pour 19 milliards d’€uros…
Et les annonces d’expositions de tel groupe ou de telle banque de s’accumuler : ce matin, l’assureur anglais AVIVA a fait part de ses expositions à hauteur de 270 millions de livres. Au même titre, l’italien BPM ou le néerlandais ING annoncent des pertes possibles…
Ces chiffres en cascade donnent le tournis et provoque de nombreuses réactions au sein de la classe politique et financière. Si Luc Châtel se veut rassurant en affirmant une nouvelle fois le peu d’expositions du système financier français, des experts bancaires pensent l’inverse ! C’est notamment le cas de Jean Peyrelevade qui estime la situation plus que préoccupante : « il ne faut pas oublier que les banques d’investissement du type de Lehman vivent avec une liquidité qui est assurée par des prêteurs, par les autres banques, par le système bancaire et par le marché… c’est par là que la contagion peut se manifester » Il craint visiblement l’effet systémique en dominos des faillites.
La situation débouche par ailleurs à des prises de position politique de plus en plus nombreuse et l’instrumentalisation de commencer avec un Henri Emmanuelli qui affirme : « S’il n’ y avait pas les Etats pour voler au secours des marchés, tout s’effondrerait. La faillite d’AIG Vie aurait été une catastrophe internationale… il y avait une régulation, on l’a fait sauter au nom du libéralisme… ».
Malgré la confusion de la situation, certains continuent leurs manœuvres. La BNP vient d’annoncer le rachat à 100 % de FIA-NET par sa filiale Sofinco. Ce spécialiste du Receive and Pay, un système permettant de payer à distance son achat seulement lors de la réception de la marchandise, favorisera la commercialisation du concept dans les pays où la marque Sofinco est fortement implantée. Le crédit ou le rachat de credit Sofinco n’a pas fini d’avoir le vent en poupe…
Week-end noir aux Etats-Unis…
15 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Après avoir clôturé en nette hausse vendredi soir à +1.97 %, la place financière de Paris débute cette journée avec une chute vertigineuse à – 3.59 %, c’est-à-dire à 4 177 points pour l’heure.
La faute à un week-end noir aux Etats-Unis qui pourrait bien précipiter les finances mondiales dans le rouge.
En effet, les pouvoirs publics américains n’ont pu réaliser une seconde fois le récent tour de force qui leur avait réussi pour sauver Fannie Mae et Freddie Mac… Ainsi les troisième et quatrième banques d’affaire de Wall Street sont au bord de la liquidation judiciaire : une première dans l’histoire financière du pays… Après avoir cru à la reprise par le britannique Barclay’s, Lehman Brothers file désormais vers une inexorable faillite. La banque anglaise jugeant finalement les garanties insuffisantes. Quant à Merrill Lynch, son sort sera sans doute plus heureux via le probable rachat de cette dernière par Bank of America pour un montant d’environ 38.25 milliards de dollars.
Ces désastres financiers sont bien entendus la conséquence des pertes colossales liées aux crédits adossés aux fameux subprimes… Il est aujourd’hui certain que ces placements à risque auront des répercussions jusqu’en 2009 et le pire est peut–être encore à venir…lorsque les banques européennes ayant injecté de l’argent dans ce marché révèleront leurs chiffres du troisième trimestre !
Autre monstre de la finance à pâtir de la situation : AIG Vie qui a perdu pied tout au long de ce week-end ! Après une chute de près de 31 % de son action, le groupe tente encore de lever les fonds nécessaires à un sauvetage in extremis…qui en cas d’échec obligerait l’institution à céder en totalité certaines de ses activités telles que sa filiale de financement de l’aéronautique, ILFC.
Bien entendu, le contre coup de ce week-end noir est la chute du dollar : cette dernière a d’ores et déjà été sévèrement amorcée dans les pays asiatiques et pourrait bien rapidement s’étendre à l’ensemble de l’Europe dans les heures qui viennent. Le dollar qui se raffermissait pourrait bien perdre du poil de la bête dans les heures qui viennent…
La journée devrait être belle pour la place financière de Paris !
12 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
En léger repli hier en fin de journée à 4 249.07 points (-0.81 %), Paris est reparti de plus belle ce matin avec pour l’heure un regain de 1.09 % à 4 295 points. Cette évolution positive est directement liée à la bonne prestation du Dow-Jones en fin de journée hier (+1.46%) qui a profité de l’annonce du Trésor et de l’Etat américains d’intervenir enfin dans le naufrage de Lehmann Brothers… L’action a en effet chuté de 74 % et la banque ne vaudrait plus que 3 milliards de dollars ! Après le sauvatge de Freddie Mac et de Fannie Mae, voilà l’administration Bush sur le point de sauver un troisième fleuron de l’hypothécaire…
Toujours est-il que les investisseurs sont sans doute rassurés par l’annonce et pensent que la casse sera ainsi limitée. Leur sentiment est confirmé par la volonté de l’Union européenne de « superviser » de plus près les opérations des banques de la zone €uro. Des instruments de régulation et de surveillance devraient ainsi voir le jour afin d’éviter de nouvelles dérives…
Ce contexte s’avère décidément propice avec le raffermissement continu du dollar par rapport à l’Euro qui se situe à 1.39 de la valeur européenne. De quoi améliorer les exportations et le commerce américains : le Dow-Jones devrait rapidement rebondir grâce à cela !
Premier acteur à tenter de profiter de cette bonne journée, Natixis a annoncé son association avec le cabinet Dorval Finance afin de se positionner sur le marché des CGPI. Le message du groupe est clair : « Le marché des CGPI est l’un des axes majeurs de développement de Natixis. D’ici à 2012, la société de gestion vise de 4 à 5 % de part de marché ».
Voilà qui devrait donner du cœur à l’ouvrage aux investisseurs français pour ce vendredi 12 septembre !
La stabilité règne sur la place parisienne !
11 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
C’est la stabilité qui a régné hier sur la place financière de Paris ! Le CAC 40 a en effet terminé la journée à 4 286.66 points, c’est-à-dire un léger repli de 0.23 %. Craignant l’annonce de la décote des actions Lehmann Brothers, les investisseurs étaient sceptiques quant au bon déroulement de la journée. Finalement ces derniers ont été rassurés par l’annonce du plan de restructuration de la banque qui faute de convaincre a pour le moins « limité la casse ».
Par ailleurs, la stabilisation du baril au-dessus de 100 dollars (103.85) maintient les bénéfices des pétroliers. On notera le fort recul des valeurs Crédit Agricole et de la Société Générale respectivement de -4.75 % et de – 4.11 % : ceci est du aux craintes des investisseurs sur le devenir des valeurs adossées à des placements immobiliers aux Etats-Unis.
Pour l’heure le CAC se situe à -0.3 % à 4 270 points.
On notera par ailleurs, la confirmation du raffermissement du dollar vis-à-vis de l’€uro puisque pour la première fois depuis 11 mois, ce dernier est descendu sous la barre des 1.4 dollars pour une unité européenne.
Enfin, dans l’actualité internationale, on mettra en avant ce matin les déclarations en Suisse de Thomas Jordan, membre du directoire de la Banque Nationale Suisse qui affirme que « Le marché hypothécaire suisse a peu de chances de souffrir d’un resserrement du crédit ! ». Messieurs les investisseurs, il reste encore quelques places fortes dans le monde en dehors des valeurs-refuge !
Léger repli de la place financière de Paris
10 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Cette journée du mercredi 10 septembre débute sur une note mitigée en raison du léger repli de la place financière de Paris d’hier qui a clôturé à 4 293 points, soit une baisse de 1.08 %. Après le rebond du début de semaine, la tendance semble s’équilibrer puisque pour l’Heure, Paris se situe à 4 308.49 points, soit un quasi statu quo par ailleurs à la journée du mardi 09 septembre (+0.35%).
Le repli s’est expliqué par l’annonce des chiffres de l’action Lehmann Brothers qui plongeait hier de 30 %…..Inquiétant les investisseurs qui avaient été rassurés par l’intervention du Trésor Américain pour sauver Freddie Mac et Fannie Mae. EN fera-t-il de même pour Lehmann ? Rien n’est moins certain…
Les tendances des bourses du vieux continent seront aujourd’hui dépendantes de l’évolution des annonces provenant d’outre-Atlantique.
L’analyse d’Eric le Coz sur la conjoncture économique actuelle est des plus pertinentes et laisse craindre de nombreux sursauts dans les semaines à venir :
« Où vont les marchés ? La publication de chiffres décevants sur l’emploi aux Etats-Unis a douché à nouveau les marchés en fin de semaine alors même qu’en Europe, Jean-Claude Trichet fermait la porte à tout nouvel assouplissement monétaire dans l’immédiat. Les tensions inflationnistes restent toujours la préoccupation majeure de la BCE dans un contexte de révision en baisse de la croissance européenne. Les fleurons du Cac 40 commencent à pâtir de la conjoncture… ».
Pessimisme donc encore et toujours… Mis à part la bonne nouvelle provenant de l’industrie française qui contre toute attente s’est redressée en juillet avec une progression de sa production estimée à 1.2 %. Voilà qui devrait confirmer la croissance minimale de la France d’un % annoncée pour 2008 par Christine Lagarde hier.
Pour finir ce chapitre économique, un petit point sur la réunion de l’OPEP qui s’est tenue hier à Vienne et qui a débouché sur un maintien des quotas de la production de pétrole. Cette décision était attendue compte-tenu de la subite baisse de la valeur du baril : afin d’enrayer la tendance, l’organisation a baissé sa production quotidienne de 520 000 barils. Une baisse continue de l’énergie-fossile aurait pourtant favorisé les places boursières qui en ont bien besoin…



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