Nouvelles cartes de crédit…

5 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Les banques tentent de rivaliser sans cesse d’ingéniosité afin d’attirer de nouveaux clients. Les derniers joujoux en date s’appellent “Carte double action” au Crédit Agricole et “Carte bancaire Fortuneo” émanant du courtier en ligne du même nom.

La nouvelle carte de crédit “double action” proposée par le Crédit Agricole, vous l’aurez très probablement aperçu à l’occasion d’un spot publicitaire diffusé par l’enseigne sur les ondes. Il s’agit d’une carte de crédit qui vous donne la double option de payer au comptant ou à crédit sous forme de réserve d’argent renouvelable. N’en déplaise au Sénateur Martini, vous pourrez donc choisir entre un règlement au comptant ou à crédit qui peut d’ailleurs être différé ou immédiat. Au Crédit Agricole, l’éventuel crédit renouvelable actionné est probablement le compte Open. Les taux correspondant oscillent a priori entre 10 et 12 % et le prix des cartes varie entre 37 et 127 €uros en fonction de leur nature (Carte double action simple ou carte gold).

Du côté de chez Fortunéo, la carte de crédit du même nom se veut opportuniste et ne s’adresse qu’à une clinetèle haut de gamme. En effet, l’argument phare est la gratuité de la chose, mais à la condition de respecter certains critères que sont les dépôts du client. Ainsi pour un dépôt équivalent à 20 000 €uros, vous pourrez jouir de tous les avantages d’une carte bancaire Mastercard. Mais il vous en “coûtera” 100 000 €uros de dépôts pour bénéficier de ceux relatifs à la carte bancaire Platinum. Dans le ca contraire, vous devrez débourser 30 €uros pour la Mastercard et 120 pour la carte Platinum…

Un CAC 40 en équilibre !

21 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Les premiers arbitrages de ce début de journée débouchent sur un CAC 40 en équilibre à + 0.15 %, c’est à dire à 2 995 points. Cette tendance reflète le déboussolement des investisseurs après deux journées consécutives de chute. Les marchés recherchent encore et toujours des points de repères qui pourraient bien être ceux des tendances à la hausse de cetaines valeurs bancaires et industrielles. On notera en effet qu’à l’ouverture du Palais Bourbon, Natexis et le Crédit Agricole se refont une santé à l’instar d’AlcatelLucent et d’Alstom.

Dans l’Hexagone, on notera l’attente des uns et des autres de l’application du fonds stratégique public de soutien aux entreprises qui devrait très nettement orienter les marchés….Par ailleurs, l’INSEE vient d’annoncer ses chiffres pour la consommation d’octobre qui recule de 0.4 % qui viennent contraster les 0.5 % d’augmentation qu’avait connu le mois de septembre. De son côté, Peugeot annonce finalement un nombre de suppressions d”emploi supérieur à ce qui était attendu, puisque les 2 700 départs envisagés hier matin se transformeront probablement en 3 500….

Sur la scène internationale, on relèvera que le Congrès américain donne par le biais de sa majorité démocrate 15 jours aux trois constructeurs automobiles Ford, Chrysler et General Motors pour établir un plan de relance viable et acceptable. Dans le domaine bancaire, Citigroup n’en finit pas de s’écrouler avec un titre qui a encore perdu 27 % hier. Le groupe pèse aujourd’hui 17.5 milliards de $ contre 100 milliards il y a encore un an. Cette situation d’urgence a déclenché un conseil d’administration extraordinaire qui va décidé de quels pans entiers le groupe va se séparer ou si Citigroup est à vendre dans son ensemble..En Europe, c’est l’Allemagne qui fait couler de l’encre ce matin, car Angela Merkel a annoncé que son pays ne mettra pas un sou dans l’Union pour appuyer le plan de relance européen de 130 milliards d’€uros.

La parité €uro/Dollar s’établit pour l’heure à 1.2586 tandis que le baril de brut oscille toujours autour des 50 $. L’Euribor 1 an est en passe de se retrouver sous le seuil des 4 %.

Quel est le Plan Paulson européen ?

27 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’actualité financière de ces dernières semaines a été en grande partie animée par les annonces des grandes instances internationales de venir en aide aux banques en difficulté et ce faisant de réactiver l’injection du crédit dans les marchés afin d’alimenter l’économie réelle.

Sur le vieux continent comme outre-Atlantique, l’idée est à peu de chose près la même sur le fond, mais sur la forme, il y a des différences considérables entre l’application du Plan Paulson aux Etats-Unis et le plan de sauvetage européen et notamment dans l’Hexagone.

Chez l’Oncle Sam, il s’agit bel et bien d’un rachat massif des créances douteuses, appelées désormais « crédits toxiques » par le Trésor américain afin d’éradiquer des bilans des banques les chiffres relatifs aux fameux subprimes. C’est un véritable plan de sauvetage à l’inverse de ce qui va être mis en place en France. Comme on pouvait le lire dans le Monde, il s’agit d’ « un plan de soutien, pas d’un plan de sauvetage ». C’est là qu’est toute la différence !

Christine Lagarde a en effet annoncé que l’Etat français va prêter de l’argent aux banques qui le demandent. Donnant-donnant : l’Etat se montre satisfait, car il va prêter de l’argent à un taux intéressant, 8 %… Il va récupérer des fonds à terme et permettre aux réseaux financiers de bénéficier à nouveau de crédits, car les banques se sont engagées à augmenter leurs stocks de crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 %. Ainsi tout le monde est content :d’un côté, l’Etat ne recapitalise pas les banques et n’en redevient donc pas actionnaire, évite l’assèchement du crédit indispensable au bon fonctionnement de notre économie et de l’autre côté, les banques ne voient pas l’Etat interférer à nouveau dans leur fonctionnement interne, mais trouvent une solution pour se refinancer. Certes, l’argent est cher, mais au moins, il y en a de nouveau…

Le fait que banques et Etat aient trouvé un terrain d’entente sur l’autonomie des banques est fondamental. Georges Pauget, le président de la Fédération bancaire française et du Crédit Agricole soulignait que « Nous avions posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l’Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulions pas d’un Etat avec des pouvoirs dans la gestion de nos établissements ». Le message est clair et permettra aux six plus grandes banques françaises d’obtenir 10.5 milliards d’€uros répartis entre elles au prorata de leur bilan respectif. Ainsi le Crédit Agricole va-t-il emprunter 3 milliards, la BNP 2.55, la Société Générale 1.7, le Credit Mutuel 1.2, la Caisse d’Epargne 1.1 et enfin les Banques Populaires 950 millions d’€uros. Précisons qu’indirectement Natixis fera partie du lot en sa qualité d’établissement commun à 66 % de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires.

Les Américains vont donc connaître une nette augmentation de leur dette publique qui va être augmentée de quelques 6 % avec le Plan Paulson, tandis que le Gouvernement français aura évité ce phénomène par ce type de stratagème. Pour autant, même s’il s’agit d’un prêt, les caisses de l’Etat se sont encore un peu plus vidées… Prudence !

Les plans de relances financières se concrétisent

21 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’heure est à la mise en œuvre des mesures pratiques décidées par l’Union d’un côté et par le Trésor américain de l’autre.

A savoir l’injection de 163 milliards destinée à la reprise d’une première salve de créances douteuses chez l’Oncle Sam et d’une mise à disposition de 10.5 milliards d’€uros aux 6 plus grandes banques françaises. Le Crédit Agricole va recevoir 3 milliards, la BNP 2.5 milliards et la Société Générale 1.7 milliards à titre d’exemples. En contre partie, les banques s’engagent à faire des efforts et des concessions sur certaines rémunérations et notamment celles des dirigeants…

C’est en tout cas dans ce contexte que la Bourse de Paris semble bien partie ce matin en pointant à 3 500 points, donc en hausse d’environ 2 %. Cette tendance positive s’inscrit dans le sillage des valeurs bancaires qui profitent de l’annonce du gouvernement de les soutenir afin que ces dernières puissent à nouveau alimenter les circuits du crédit nécessaire aux entreprises. Ainsi, Société Générale, BNP et Crédit Agricole voient leur titre s’envoler entre 8 et 10 %. Le CAC en profite en étant parallèlement tiré vers le haut par le pétrolier TOTAL qui voit d’un bon œil la remontée du baril de brut à 75 $.

L’Euribor 1 an poursuit sa baisse, ce qui devrait favoriser l’échange entre banques qui devrait reprendre consécutivement aux mesures gouvernementales. De son côté, le dollar continue à se ressaisir avec une parité qui s’établit à 1.32 billets verts pour une unité européenne… Voilà qui est de bonne augure pour les échanges commerciaux internationaux qui devraient bénéficier de l’assouplissement du rapport entre les deux monnaies.

La facture des « subprimes » pour le crédit français

9 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Qui l’aurait cru ? Il n’y a encore pas si longtemps, Christine Lagarde, le ministre français des finances claironnait sur toutes les ondes que le « système financier français était solide » appuyé en cela par certains ténors du monde de la finance français tels qu’Henri de Castries le patron d’Axa et d’autres.

Force est de constater que l’arbre cachait la forêt et que la classe politique a pris soin de ne pas évoquer les risques réels de la situation sans doute pour ne pas alarmer l’opinion publique. Il n’empêche que les faits sont là à l’instar de la faillite évitée in extremis de Dexia que l’on peut d’ores et déjà considérer comme la première victime française des subprimes…
Comme le soulignait Le Point « Après Fortis, la banque franco-belge Dexia n’a finalement pas échappé à la contamination. Le leader mondial du financement des collectivités locales, né en 1996 de l’alliance entre le Crédit Communal de Belgique et le Crédit Local de France, a fini par être rattrapé par la crise ».

La démission du tandem de dirigeants Axel Miller et Pierre Richard semble dérisoire à côté de la gravité que l’événement représente. Il faut en effet savoir que 25 % des prêts contractés par des collectivités territoriales en France ont une articulation proche de celles des subprimes et que nombre d’entre elles ont été réalisées auprès de Dexia… Ces produits sont indexés sur la parité euro-dollar, fixes pendant trois ans à un taux de 3 %, les prêts auraient aujourd’hui un taux nominal proche des 10 %… Ces véritables bombes à retardement auront sans doute convaincu les autorités à réagir au plus vite…

Cet événement récent ne doit pas non plus faire oublier la facture des subprimes qui a d’ores et déjà payée par les établissements bancaires français en dépréciations d’actifs et autres pertes pures. Il s’agit tout de même de la bagatelle de 16.5 milliards d’€uros sans intégrer la douteuse affaire Kerviel qui, s’il s’avérait qu’il y ait un lien entre les quelques 5 milliards d’€uros de pertes et des investissements douteux outre-Atlantique, monterait la facture à 21.5 milliards… N’oublions pas une fois encore qu’il s’agit des dépôts des contribuables français !
Dans le détail, le Crédit Agricole a d’ores et déjà perdu 5.4 milliards, la Société Générale 4.2 (ou 9.2) Natixis 3.9, BNP Paribas 2 et enfin Dexia 1…

Les chiffres perlent d’eux-mêmes et les mauvaises surprises arrivant au compte-goutte, on n’est désormais pas si certain que la facture ne sera pas encore plus salée…

Le remède à la finance mondiale

26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

« Le Docteur Paulson vient d’administrer un remède de cheval à une finance mondiale malade de ses excès » pouvait-on lire ce matin dans les Echos.

En effet, le plan du secrétaire d’Etat américain devrait mettre un terme définitif à la crise amorcée par les fameux subprimes. Quant à résoudre les problèmes économiques dans leur ensemble, c’est une autre paire de manche…

Ceci dit, la confiance semble revenir comme en témoigne le Cac du 27 septembre qui a clôturé à + 2.73 %, c’est-à-dire à 4 226 points : l’indice phare de Paris a été entraîné par les bons résultats des titres bancaires, Crédit Agricole, Dexia et EADS empochant plus de 6 % de valeur !

Un patron de banque a confirmé ces impressions en soulignant que « Si l’on croit au plan Paulson, la volatilité du marché va se réduire, et les banques pourraient diminuer le montant des provisions qu’elles pensaient passer au 3ème trimestre ». L’effet yoyo devrait donc s’estomper même si pour l’heure la Bourse française perd 1.83 % en raison des affaires Alitalia et de l’annonce du plan de suppression d’emploi de Renault.

La planète finance devrait se stabiliser dans les prochains jours, notamment parce que l’augmentation de capital de Natixis n’a pas été un échec grâce à l’intervention du patron des Caisses d’Epargne (co-actionnaire du groupe avec la Banque Populaire) qui a assuré que son enseigne et la Banque Populaire seraient les garants des ratio de solvabilité de Natixis. Bonne nouvelle soutenue par une parité euro-dollar en équilibre : il faut 1.4588 billets verts pour une monnaie européenne…

Pourvu que cela dure !

La pertinence des banques françaises !

26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Lorsqu’on s’intéresse aux possibilités existantes en rachat de crédits, on est dans l’obligation d’observer avec attention la bonne santé des banques spécialisées dans le domaine et encore plus celle de leurs maisons-mères qui ne sont autres que les grandes enseignes connues de tous !

En la matière, Le mensuel Le Revenu vient de réaliser une étude remarquable sur le sujet intitulée « Banques : les meilleures et les autres ». Dans ce dossier détaillé et exhaustif, on constate qu’on ne retrouve pas nécessairement celles que l’on serait en droit d’attendre, car même si « La baisse des taux dans la zone euro n’est pas pour demain » pour citer Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la BCE, certains écarts restent conséquents tant sur les taux que sur les différents services octroyés par ces grandes institutions bancaires.

Ainsi, les trois plus grandes banques d’affaire, le Crédit Agricole, la Société Générale et la BNP n’arrivent pas en tête du classement établi par le magazine. Et c’est avec un certain étonnement qu’on voit poindre en première place La Banque Postale qui cumule les bonnes performances sur les six critères retenus pour cette étude à savoir la qualité des services, les assurances-vie, l’accès aux comptes, les taux de l’immobilier, la bourse et autres sicav ainsi que les innovations.

La Banque Postale est assez mal connue, car souvent confondue avec les services postaux traditionnels. Pour autant, il est vrai que l’organisme bancaire a récupéré les clients de la Poste qui avaient au préalable une épargne quelconque, c’est-à-dire 1 Français sur 6 puisque le fichier clients se monte à 11 000 000 d’individus qui sont suivis par 7 585 conseillers particuliers et 721 conseillers professionnels pour ce qui est du ressort patrimonial. Le succès de l’enseigne réside a priori dans la proximité comme l’évoque Marie Cheval, directrice marketing de la banque postale :

« Simples et accessibles, nos contrats d’assurance-vie répondent aux besoins de tous nos clients. Vivaccio les accompagne ainsi à chaque étape de leur vie. Ascendo, notre contrat haut de gamme s’adresse plutôt à notre clientèle patrimoniale ».

En seconde position, on notera la bonne tenue du Crédit Mutuel de Bretagne qui s’approche dans ses performances de LBP, notamment dans la qualité des relations commerciales entretenues avec les clients, la facilité de gestion des comptes, mais aussi les taux que la marque propose en acquisition immobilière. A titre d’exemple, sur 15 ans, des emprunteurs peuvent encore espérer un beau 4.73 % fixe pour un tel crédit : attrayant compte-tenu de la remontée des taux !

La Société Générale décroche la médaille de bronze avec de très belles possibilités en matière d’innovations, notamment la navigation sur la toile en intranet et l’excellente gestion des comptes courants de ses clients.

Côté service en ligne, la palme revient à Monabanq ! Cette filiale méconnue de Cetelem et des Trois Suisses cultive d’étonnants produits parmi lesquels des coffres forts électronique, des livrets à taux progressif dans le temps et d’autre novations à ne pas rater. L’enseigne se positionne aussi dans le secteur du rachat de crédits avec des produits encore mal connus.