Le crédit conso au Crédit Mutuel !

10 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Le rachat de crédit est par définition une opération qui allège les charges pesant sur les finances des ménages.

Ces charges sont constituées de dépenses incompressibles telles que le loyer ou la mensualité immobilière, mais aussi très souvent par les onéreux crédits à la consommation qui étouffent au bout d’un moment si ces derniers deviennent trop nombreux.

Le Crédit Mutuel propose les mêmes produits que ses concurrents et commercialise à ce titre deux produits avec des slogans tels que « 1 Crédit pour la rentrée. Les dépenses de rentrée pèsent sur votre pouvoir d’achat ? Avez-vous pensé au crédit pour les alléger ? ».

Les deux formules envisagées derrière cette offre sont d’une part la réserve d’argent « Préférence » qui est en réalité un revolving assorti d’un TEG de 20 et quelques %…et d’autre part un crédit à la consommation amortissable qui se veut « souple et adaptable » puisque celui-ci peut s’échelonner jusqu’à 60 mois et atteindre un montant de 21 500 €uros !

A titre d’exemple, un prêt personnel de 2 000 €uros sur 24 mois coûte au Crédit Mutuel 89.23 €uros/mois. Le coût total du crédit est de 141 €uros calculé sur un TEG de 6.86 %. C’est raisonnable, mais lorsqu’un prêt personnel de la marque est cumulé à d’autres dettes du même type, un rachat de crédit s’impose : songez à ce moment là à réaliser un rachat de crédits qui peut s’avérer salvateur…

Rachat de crédits avec le Crédit Mutuel !

7 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

On peut lire dans les vitrines des agences du Crédit Mutuel leurs accroches commerciales :

Gagner plus de pouvoir d’achat en regroupant vos crédits… là, c’est possible !

Regroupez vos crédits ! Allégez vos mensualités ! 1 seul crédit, 1 seule mensualité, 1 seul interlocuteur.

Il est dans l’air du temps de pratiquer des opérations de rachat de crédits quand on est une banque et en période de récession, il vaut mieux avoir plusieurs cordes à son arc… Rappelons que les prêts à la consommation stagnent depuis le début de l’année et que toutes les banques essaient de gagner de l’argent autrement : le rachat de crédits fait aujourd’hui partie intégrante de leur stratégie.

Quelle forme revêt le rachat de crédits au Crédit Mutuel ? Nous sommes allés rencontrer un responsable d’agence qui nous a exposé les possibilités d’intervention en restructuration de la marque. Il s’agit d’un produit très limité dans les critères pratiqués puisque les durées envisagées oscillent entre 12 et 60 mois pour un montant maximal de 30 500 €uros. Les rachats de crédits du Crédit Mutuel ont pour objet de racheter revolving, crédits conso, crédit auto ou encore prêt travaux dont le cumul des mensualités ne doit en aucun cas dépasser 50 % des revenus avant l’intervention et 30 % après celle-ci.

Pour un emprunt de 10 650 €uros sur 31 mois, le coût du crédit se porterait à 1 037.92 €uros calculé sur un TEG de 7.34 %. Autant dire que ces options sont réellement limitées, car elles ne permettent pas de lisser l’endettement sur des durées engendrant une forte réduction des mensualités et donc un gain conséquent du pouvoir d’achat.

Le rachat de crédits proposé par les banques spécialisées dans le domaine restent de loin plus efficaces…

Quel est le Plan Paulson européen ?

27 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’actualité financière de ces dernières semaines a été en grande partie animée par les annonces des grandes instances internationales de venir en aide aux banques en difficulté et ce faisant de réactiver l’injection du crédit dans les marchés afin d’alimenter l’économie réelle.

Sur le vieux continent comme outre-Atlantique, l’idée est à peu de chose près la même sur le fond, mais sur la forme, il y a des différences considérables entre l’application du Plan Paulson aux Etats-Unis et le plan de sauvetage européen et notamment dans l’Hexagone.

Chez l’Oncle Sam, il s’agit bel et bien d’un rachat massif des créances douteuses, appelées désormais « crédits toxiques » par le Trésor américain afin d’éradiquer des bilans des banques les chiffres relatifs aux fameux subprimes. C’est un véritable plan de sauvetage à l’inverse de ce qui va être mis en place en France. Comme on pouvait le lire dans le Monde, il s’agit d’ « un plan de soutien, pas d’un plan de sauvetage ». C’est là qu’est toute la différence !

Christine Lagarde a en effet annoncé que l’Etat français va prêter de l’argent aux banques qui le demandent. Donnant-donnant : l’Etat se montre satisfait, car il va prêter de l’argent à un taux intéressant, 8 %… Il va récupérer des fonds à terme et permettre aux réseaux financiers de bénéficier à nouveau de crédits, car les banques se sont engagées à augmenter leurs stocks de crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 %. Ainsi tout le monde est content :d’un côté, l’Etat ne recapitalise pas les banques et n’en redevient donc pas actionnaire, évite l’assèchement du crédit indispensable au bon fonctionnement de notre économie et de l’autre côté, les banques ne voient pas l’Etat interférer à nouveau dans leur fonctionnement interne, mais trouvent une solution pour se refinancer. Certes, l’argent est cher, mais au moins, il y en a de nouveau…

Le fait que banques et Etat aient trouvé un terrain d’entente sur l’autonomie des banques est fondamental. Georges Pauget, le président de la Fédération bancaire française et du Crédit Agricole soulignait que « Nous avions posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l’Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulions pas d’un Etat avec des pouvoirs dans la gestion de nos établissements ». Le message est clair et permettra aux six plus grandes banques françaises d’obtenir 10.5 milliards d’€uros répartis entre elles au prorata de leur bilan respectif. Ainsi le Crédit Agricole va-t-il emprunter 3 milliards, la BNP 2.55, la Société Générale 1.7, le Credit Mutuel 1.2, la Caisse d’Epargne 1.1 et enfin les Banques Populaires 950 millions d’€uros. Précisons qu’indirectement Natixis fera partie du lot en sa qualité d’établissement commun à 66 % de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires.

Les Américains vont donc connaître une nette augmentation de leur dette publique qui va être augmentée de quelques 6 % avec le Plan Paulson, tandis que le Gouvernement français aura évité ce phénomène par ce type de stratagème. Pour autant, même s’il s’agit d’un prêt, les caisses de l’Etat se sont encore un peu plus vidées… Prudence !

Baisse du baril de brut et résultats trimestriels de l’économie réelle

22 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’économie se trouve prise dans un étau. Elle est aujourd’hui coincée entre les récentes mesures gouvernementales en faveur des banques qui pourront à nouveau soutenir les marchés en injectant plus aisément du crédit.

Les résultats trimestriels de géants industriels qui sont assez pessimistes et la baisse du baril de brut synonyme d’une demande plus faible des matières premières de la part du secteur industriel…

C’est dans ce contexte cultivant certains paradoxes que le CAC abandonne pour l’heure 2.62 % à 3 384 points dans le sillage des bourses asiatiques qui à l’instar du Nikkei qui a perdu près de 9 % plongent en raison du fort recul de l’or noir. Même l’anticipation de l’OPEP de réduire se production pour enrayer la chute des cours n’aura pas eu raison de la dégringolade du pétrole. Le baril cote 69 $…

Les investisseurs sont réellement entre deux eaux avec des titres bancaires qui sont fortement remontés hier en raison de l’annonce de Christine Lagarde de prêter 10.5 milliards d’€uros aux six plus grandes banques françaises. Rappelons brièvement qu’il ne s’agit pas d’une recapitalisation partielle des banques par l’Etat, mais d’un prêt. L’Etat va prêter de l’argent sous la forme de titres de dette subordonnée. Il s’agit d’instruments financiers proches d’obligations ou d’actions. L’opération sera rentable pour l’Etat puisque ce prêt est consenti à près de 8 % ! En contre partie, les banques devront alimenter le robinet du crédit.

De son côté, la FED vient d’annoncer la création d’une facilité de crédit pour les fonds monétaires. Les Américains l’appellent Money Market Investor Funding Facility : il s’agit de créer des liquidités à tout prix favorisant là encore le soutien en matière de crédit auprès des entreprises de l’oncle Sam !

Autre point important : les résultats trimestriels des grandes entreprises. On a eu un aperçu de leur effet avec les annonces de Valeo hier. Aujourd’hui, d’autres résultats sont attendus…

Notons le rachat de la branche germanique de Citigroup par le Crédit Mutuel qui devrait bien se comporter sur les marchés, malgré la décote du titre de AA à A+ par Standard & Poor. Le billet vert continue sa progression à 1.28 dans sa parité avec la monnaie européenne ce qui devrait plus que jamais soutenir le jeu des échanges commerciaux.

La pertinence des banques françaises !

26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Lorsqu’on s’intéresse aux possibilités existantes en rachat de crédits, on est dans l’obligation d’observer avec attention la bonne santé des banques spécialisées dans le domaine et encore plus celle de leurs maisons-mères qui ne sont autres que les grandes enseignes connues de tous !

En la matière, Le mensuel Le Revenu vient de réaliser une étude remarquable sur le sujet intitulée « Banques : les meilleures et les autres ». Dans ce dossier détaillé et exhaustif, on constate qu’on ne retrouve pas nécessairement celles que l’on serait en droit d’attendre, car même si « La baisse des taux dans la zone euro n’est pas pour demain » pour citer Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la BCE, certains écarts restent conséquents tant sur les taux que sur les différents services octroyés par ces grandes institutions bancaires.

Ainsi, les trois plus grandes banques d’affaire, le Crédit Agricole, la Société Générale et la BNP n’arrivent pas en tête du classement établi par le magazine. Et c’est avec un certain étonnement qu’on voit poindre en première place La Banque Postale qui cumule les bonnes performances sur les six critères retenus pour cette étude à savoir la qualité des services, les assurances-vie, l’accès aux comptes, les taux de l’immobilier, la bourse et autres sicav ainsi que les innovations.

La Banque Postale est assez mal connue, car souvent confondue avec les services postaux traditionnels. Pour autant, il est vrai que l’organisme bancaire a récupéré les clients de la Poste qui avaient au préalable une épargne quelconque, c’est-à-dire 1 Français sur 6 puisque le fichier clients se monte à 11 000 000 d’individus qui sont suivis par 7 585 conseillers particuliers et 721 conseillers professionnels pour ce qui est du ressort patrimonial. Le succès de l’enseigne réside a priori dans la proximité comme l’évoque Marie Cheval, directrice marketing de la banque postale :

« Simples et accessibles, nos contrats d’assurance-vie répondent aux besoins de tous nos clients. Vivaccio les accompagne ainsi à chaque étape de leur vie. Ascendo, notre contrat haut de gamme s’adresse plutôt à notre clientèle patrimoniale ».

En seconde position, on notera la bonne tenue du Crédit Mutuel de Bretagne qui s’approche dans ses performances de LBP, notamment dans la qualité des relations commerciales entretenues avec les clients, la facilité de gestion des comptes, mais aussi les taux que la marque propose en acquisition immobilière. A titre d’exemple, sur 15 ans, des emprunteurs peuvent encore espérer un beau 4.73 % fixe pour un tel crédit : attrayant compte-tenu de la remontée des taux !

La Société Générale décroche la médaille de bronze avec de très belles possibilités en matière d’innovations, notamment la navigation sur la toile en intranet et l’excellente gestion des comptes courants de ses clients.

Côté service en ligne, la palme revient à Monabanq ! Cette filiale méconnue de Cetelem et des Trois Suisses cultive d’étonnants produits parmi lesquels des coffres forts électronique, des livrets à taux progressif dans le temps et d’autre novations à ne pas rater. L’enseigne se positionne aussi dans le secteur du rachat de crédits avec des produits encore mal connus.