Nouveaux sauvetages de banques…

30 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

C’est dans un climat de rescousse que le Palais Bourbon a ouvert ses portes ce matin en hausse de 1.72 % permettant à l’indice de pointer à 3 184.53 points. Cette tendance est notamment soutenue par le beau comportement du titre Ubisoft pour la seconde journée consécutive, mais aussi du secteur bancaire bien représenté par Dexia dont la valeur prend plus de 5.5 % pour l’heure.

Dans l’hexagone, on notera ce matin que le monstre de l’habillage Morgan a été mis en liquidation judiciaire mettant ainsi en danger quelques milliers d’emploi. Dans le registre des mauvaises nouvelles, on a appris les chiffres officiels du nombre de mises en chantier qui ont donc chuté de 14.4 % de septembre à novembre 2008. Fort heureusement, la croissance a encore été de 0.1 % sur cette même période, phénomène malheureusement transitoire, car les experts s’accordent à dire que la récession sera au rendez-vous en 2009.

Sur la scène internationale, on soulignera le probable sauvetage aujourd’hui de la banque américaine GMAC, fililale de General Motors et de Cerberus, qui devrait bénéficier de l’injection de 6 milliards de $ par le Trésor américain. Après la hausse du Nikkei ce matin, les autorités nippones ont de leur côté fait part de leur intention de réinjecter des fonds dans les circuits économiques du pays afin de relancer l’économie de ce dernier.

Du côté des principales devises et taux, la parité €uro/dollar s’établit à 1.41 tandis que le baril de brut oscille autour des 39.43 $ et que l’€uribor 1 an cote actuellement 3.12 %.

Peugeot met 6 000 salariés au chômage partiel !

23 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

C’est dans un environnement qui cultive des paradoxes entre bonnes et mauvaises nouvelles que le CAC est dans le vert à +0.7 %, c’est à dire à 3 172 points. Cette tendance qui ne s’inscrit pas dans le sillage de Wall Street et de Tokyo qui ont terminé en baisse est probablement liée aux bons chiffres de la consommation des ménages qui est remontée de 0.3 % en novembre contre toute attente. Les Français ont surtout consommé des biens d’équipement, phénomène qui couplé à la baisse très importante de l’inflation au dernier trimestre à redonner un visage plus plaisant à la consommation dans l’Hexagone.

Pour autant, tout n’est pas rose en France puisque Peugeot vient d’annoncer 6 000 mises au chômage partielles à Sochaux. Cette interruption de production sera en vigueur jusqu’au 5 janvier. Dans le domaine social, on notera que pouvoirs publics et syndicats se réunissent aujourd’hui pour évoquer la réforme de l’assurance chômage qui devra entrer en vigueur l’année prochaine : il y est notamment question de la CRP !

Par ailleurs sur la scène internationale, on notera que la Belgique se cherche toujours un nouveau premier ministre qui pourrait bien être le Président du directoire de Dexia qui occupa déjà cette fonction. Du côté des matières premières, le pétrole pointe toujours sous la barre des 40 $ à 39.5 exactement, tandis que le dollar se refait une santé dans son rapport à la monnaie européenne qui s’établit à 1.39. L’€uribor 1 an poursuit  sa détente à 3.22 %. 

Les collectivités piégées par les subprimes

5 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Le sujet fut évoqué à plusieurs reprises par les médias : 25 % de collectivités locales françaises ont eu recours depuis le milieu des années 90 à des financements articulés autour des fameux subprimes ou crédits à risque. Il s’agit tout de même de la bagatelle de 34 milliards d’€uros qui sont a priori indexés sur des ”produits structurés”.

Certains établissements de crédit s’étaient tout particulièrement spécialisés dans la commercialisation de ce genre de produits à l’instar du belge Dexia et des Caisses d’Epargne dont les déconfitures donnent un net aperçu de la véritable bombe à retardement que sont ces produits. Proposés au départ à des taux attrayant, ces derniers sont en réalité indéxés sur des taux révisables articulés autour de la parité €uro/dollar. Ce qui coutait hier 3 % pouurait bien couter aujourd’hui 10 %. A titre d’exemple, le département de la seine saint denis a une dette composée à 98 % de crédits toxiques de sorte que les remboursements actuels qui s’élèvent à 47 millions d’€uros vont sans doute se transformer en 75 millions d’€uros : de quoi faire réfléchir…

L’Euribor 1 an sous la barre des 4 %…

27 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Après avoir connu une hausse moyenne oscillant entre 1.3 et 1.4 % à la mi-séance, il semblerait que le CAC 40 termine la journée plutôt dans le vert avec une augmentation de + 2.5 % à 2 345 points. L’indice parisien est d’une part dans le sillage d’un Wall Street certes ralenti par Thanksgiving, mais plutôt au beau fixe et  d’autre part soutenu par les belles progressions des valeurs des constructeurs du bâtiment, du luxe et des financières. BNP Paribas, Société Générale et Dexia ont connu une très belle hausse de leur titre.

La journée pourrait donc se clôturer sur une note positive qui cultive pourtant un curieux paradoxe avec une confiance des marchés européens qui est au plus bas. On peut supposer que les investisseurs placent leurs espoirs dans la performance et l’efficacité des plans de relance nationaux et européen. Par ailleurs, les milieux financiers sont anonymes et souhaitent que la BCE fasse un geste, à savoir une très prochaine baisse de 0.25 ou 0.5 points des principaux taux directeurs afin de détendre encore les conditions de crédits.

Ces derniers s’orientent manifestement dans cette voie puisque l’Euribor 1 an vient de passer sous la barre des 4 % à 3.978 %. Du côté du baril de brut, le pétrole oscille autour des 55 $ !

Un taux de croissance de + 0.1 % en France

14 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Après avoir ouvert en hausse de + 1.8 %, le Palais Bourbon affiche un CAC 40 en forme à 3 350.49 points, soit une évolution de +2.48 %. Cette tendance a été impulsée par les déclarations ce matin de la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a annoncé une croissance de 0.1 % pour octobre alors que les marchés attendaient un chiffre négatif amorçant une récession dans l’Hexagone comme c’est le cas chez nos voisins allemands. Dans la série des bonnes nouvelles ou plutôt des moins mauvaises, les chiffres du chômage sont eux aussi moins en recul qu’on ne le prévoyait avec une progression de 0.1 % du nombre de Français sans emploi contre 0.2 % attendus…Par ailleurs, le secteur bancaire affiche un regain de forme avec des valeurs des principaux acteurs en très nette hausse.

Le domaine bancaire précisément est à l’affiche ce matin avec la probable vente de la filiale FSA de Dexia. Après avoir concédé des pertes trois fois supérieures aux prévisions depuis 1 an, c’est à dire 1.5 milliards d’€uros, le groupe franco-belge contribue à donner le sourire aux investisseurs ce matin en vendant les départements “assurance” de sa filiale FSA. Dexia conserve les unités financières.

Sur la scène internationale, il y a aussi du changement avec la Réunion du G 20 ce soir à Washington qui va évoquer à nouveau des solutions à la crise financière sur le plan mondial et qui verra sans doute le Japon réaffirmer sa volonté de réinjecter 100 milliards de dollars dans le FMi afin de soutenir les pays défavorisés touchés de plein fouet par la crise. Outre-Atlantique aussi, il y a du nouveau avec un Henry Paulson qui change son fusil d’épaule et qui ne veut plus du rachat de “crédits toxiques”, mais qui souhaite privilégier directement l’investissement direct au capital des banques….

Enfin du côté des principales devises, on notera une légère remontée de la parité €uro/Dollar qui s’établit à 1.26 billets verts pour une monnaie européenne. Le baril de brut stagne à 55 $ et l’Euribor 1 an continue sa chute à 4.37 %, ce qui devrait encore et toujours contribuer à la baisse des taux d’intérêts.

Créatis a cessé ses activités de rachat de crédit !

26 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

C’est malheureusement un fait avéré ! Créatis ne distribue plus de rachat de crédits en France Métropolitaine.

L’enseigne appartenant au groupe financier Cofidis a cessé de distribuer ses produits de restructurations depuis maintenant plusieurs jours.

On peut probablement attribuer la faute à des problématiques de refinancements sur les marchés monétaires rencontrés par la société mère. Créatis n’est malheureusement pas le seul organisme à pâtir de la situation tendue sur les marchés. N’oublions pas que l’appréciation du risque est plus que jamais au cœur des préoccupations des banques et qu’en rachat de crédit, cette dernière est bien entendu très exacerbée compte-tenu de la nature même de m’activité.

Rappelons brièvement que Créatis est un organisme qui était initialement une émanation du Crédit Municipal de Lille et de l’organisme franco-belge Dexia Banque qui a été tant médiatisé ces derniers temps et qui fut repris par la suite par Cofidis.

Toujours est-il que le marché du rachat de crédit voit l’un de ses acteurs disparaitre, ce qui est toujours une bien triste nouvelle pour les consommateurs qui se voient là privés d’une option complémentaire dans l’offre produits qui leur est exposée. Souhaitons que cette disparation ne constitue pas l’amorce d’un phénomène de plus grande ampleur dans le domaine que nous affectionnons tant.

Espérons que sous une forme ou une autre, Créatis puisse revenir sur ce marché et enrichir à nouveau les possibilités des uns et des autres.

La facture des « subprimes » pour le crédit français

9 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Qui l’aurait cru ? Il n’y a encore pas si longtemps, Christine Lagarde, le ministre français des finances claironnait sur toutes les ondes que le « système financier français était solide » appuyé en cela par certains ténors du monde de la finance français tels qu’Henri de Castries le patron d’Axa et d’autres.

Force est de constater que l’arbre cachait la forêt et que la classe politique a pris soin de ne pas évoquer les risques réels de la situation sans doute pour ne pas alarmer l’opinion publique. Il n’empêche que les faits sont là à l’instar de la faillite évitée in extremis de Dexia que l’on peut d’ores et déjà considérer comme la première victime française des subprimes…
Comme le soulignait Le Point « Après Fortis, la banque franco-belge Dexia n’a finalement pas échappé à la contamination. Le leader mondial du financement des collectivités locales, né en 1996 de l’alliance entre le Crédit Communal de Belgique et le Crédit Local de France, a fini par être rattrapé par la crise ».

La démission du tandem de dirigeants Axel Miller et Pierre Richard semble dérisoire à côté de la gravité que l’événement représente. Il faut en effet savoir que 25 % des prêts contractés par des collectivités territoriales en France ont une articulation proche de celles des subprimes et que nombre d’entre elles ont été réalisées auprès de Dexia… Ces produits sont indexés sur la parité euro-dollar, fixes pendant trois ans à un taux de 3 %, les prêts auraient aujourd’hui un taux nominal proche des 10 %… Ces véritables bombes à retardement auront sans doute convaincu les autorités à réagir au plus vite…

Cet événement récent ne doit pas non plus faire oublier la facture des subprimes qui a d’ores et déjà payée par les établissements bancaires français en dépréciations d’actifs et autres pertes pures. Il s’agit tout de même de la bagatelle de 16.5 milliards d’€uros sans intégrer la douteuse affaire Kerviel qui, s’il s’avérait qu’il y ait un lien entre les quelques 5 milliards d’€uros de pertes et des investissements douteux outre-Atlantique, monterait la facture à 21.5 milliards… N’oublions pas une fois encore qu’il s’agit des dépôts des contribuables français !
Dans le détail, le Crédit Agricole a d’ores et déjà perdu 5.4 milliards, la Société Générale 4.2 (ou 9.2) Natixis 3.9, BNP Paribas 2 et enfin Dexia 1…

Les chiffres perlent d’eux-mêmes et les mauvaises surprises arrivant au compte-goutte, on n’est désormais pas si certain que la facture ne sera pas encore plus salée…

Le remède à la finance mondiale

26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

« Le Docteur Paulson vient d’administrer un remède de cheval à une finance mondiale malade de ses excès » pouvait-on lire ce matin dans les Echos.

En effet, le plan du secrétaire d’Etat américain devrait mettre un terme définitif à la crise amorcée par les fameux subprimes. Quant à résoudre les problèmes économiques dans leur ensemble, c’est une autre paire de manche…

Ceci dit, la confiance semble revenir comme en témoigne le Cac du 27 septembre qui a clôturé à + 2.73 %, c’est-à-dire à 4 226 points : l’indice phare de Paris a été entraîné par les bons résultats des titres bancaires, Crédit Agricole, Dexia et EADS empochant plus de 6 % de valeur !

Un patron de banque a confirmé ces impressions en soulignant que « Si l’on croit au plan Paulson, la volatilité du marché va se réduire, et les banques pourraient diminuer le montant des provisions qu’elles pensaient passer au 3ème trimestre ». L’effet yoyo devrait donc s’estomper même si pour l’heure la Bourse française perd 1.83 % en raison des affaires Alitalia et de l’annonce du plan de suppression d’emploi de Renault.

La planète finance devrait se stabiliser dans les prochains jours, notamment parce que l’augmentation de capital de Natixis n’a pas été un échec grâce à l’intervention du patron des Caisses d’Epargne (co-actionnaire du groupe avec la Banque Populaire) qui a assuré que son enseigne et la Banque Populaire seraient les garants des ratio de solvabilité de Natixis. Bonne nouvelle soutenue par une parité euro-dollar en équilibre : il faut 1.4588 billets verts pour une monnaie européenne…

Pourvu que cela dure !

Rachat de crédit CREATIS

1 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Cette enseigne est l’un des petits derniers à s’être implanté sur le marché du rachat de crédits en France.

A ses débuts, cette banque était semblable au Crédit Municipal de Paris en étant une émanation du Crédit Municipal de Lille, établissement à caractère d’aide sociale et financier auprès des habitants de la ville, et du groupe belge DEXIA.

Aujourd’hui, elle est la propriété du distributeur de prêt personnel COFODIS et plus exactement par l’intermédiaire de l’organisme de crédit « Les Galeries Lafayette ».

La banque commercialise des crédits hypothécaires, mais aussi et surtout des prêts personnels de rachat de crédits. Les durées peuvent aller de 7 à 12 ans et les rachats de crédits Créatis sont indexés sur des taux fixes qui ressemblent beaucoup à ceux de leurs concurrents sur le marché. Ces derniers se trouvent dans une fourchette comprise entre 6.9 % et 8 %. Comme la plupart des spécialistes du rachat de crédit, Créatis appréhende très bien la situation des foyers nécessitant une restructuration et notamment en ce qui concerne les revenus : ils les jaugent très bien et tiennent souvent compte de rentrées financières telles que congé maternité, cdd, etc.

La petite fausse note de Créatis pour ses emprunteurs est le coût de son assurance qui est souvent très élevé et qui est surtout imposée et obligatoire.

CREATIS
34 Rue Nicolas Leblanc
59000 Lille

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