Le rachat de Merrill Lynch par Bank of America se poursuit
28 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Lors de la débâcle qui avait vu le dépôt de bilan de Lehman Brothers, la banque Merrill Lynch, l’un des monstres américains en matière de banques d’investissements, avait bien failli connaitre semblable sort. C’est presque au son du gong que cette dernière fut sauvée par la proposition de rachat par sa rivale Bank of America…
Mais en matière de rachat bancaire, le processus n’est pas simple. Pour qu’une telle opération puisse être menée à terme outre-Atlantique, il faut remplir certaines conditions au travers de plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut que la Federal Trade Commission donne son feu vert et qu’après cette dernière ce soit au tour de la Fed d’entériner la faisabilité de la transaction. Une fois que celle-ci est d’actualité, il ne reste plus aux actionnaires qu’à se mettre d’accord sur les modalités effectives. En l’occurrence, il s’agissait d’un échange d’actions qui permettait de revaloriser le titre Merrill Lynch qui était alors en perdition.
Cette vente devrait donc trouver son aboutissement le 5 décembre prochain et l’opération devrait être entérinée définitivement en début d’année prochaine. Bank of America deviendra ainsi la banque américaine possédant le plus d’actifs à son bilan. Leurs chiffres devraient en effet atteindre près de 3 000 milliards d’actifs…En outre, l’enseigne devrait encore percevoir un coup de pouces du Trésor avec quelques milliards de plus émanant du plan de relance.
Le CAC 40 proche des 3 000 points !
24 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Dans le sillage de Wall Street qui a clôturé vendredi soir à plus de 6 % après l’annonce de l’équipe économique de Barack Obama, le contrat à terme MATIF CAC 40 ouvre en hausse de 2.68 % à 2 958 points. l’indice parisien devrait à nouveau flirter avec les 3 000 points en raison de la bonne réaction des marchés américains. Dans l’ensemble, ce sont tous les marchés financiers du globe qui devraient bénéficier aujourd’hui de la “prise de pouvoir” de Tim Gaintner comme futur Secrétaire d’Etat au Trésor américain. Fraichement nominé par Barack Obama ce dernier, actuel patron de la FED à New York, succèdera donc à Paul Paulson aux commandes de l’économie américaine et se trouve d’ores et aura d’une manière ou d’une autre d’ores et déjà participé au plan de sauvetage de Citigroup orchestré dans le courant du week-end. La marque se voit affublée de 300 milliards de $ de garanties et fait l’objet d’une injection de 20 milliards de $ dans son capital après les 25 déjà engloutis. Les pompiers de la finance américaine auront éteint un nouvel incident imminent !
Sur le vieux Continent, les pouvoirs publics ne chôment pas non plus avec un gouvernement britannique qui est sur le point de baisser temporairement sa TVA de deux points, c’est à dire à près de 15 %, le minimum autorisé par Bruxelles afin de relancer sa machine économique. En France, les regards vont se tourner vers l’outre-Rhin où les ministres de l’économie allemand et français vont se réunir dans l’après-midi afin que les Français tentent de convaincre l’Allemagne de participer au plan de relance économique euopéen auquel Angela Merkel est réticente pour le moment en raison de ses préoccupations intérieures et notamment l’écroulement du marché de l’automobile en Allemagne. Dans l’Hexagone, le gouvernement vient d’annoncer un certain nombre de grands chantiers qui outre le plan de soutien stratégique devraient concerner la rénovation des HLM et le développement des infrastructures ferroviaires afin de soutenir en premier lieu le bâtiment mal en point.
Du côté des principaux indices, rien de bien nouveau : la parité €uro/Dollar se maintient autour des 1.25 tandis que le bariul de brut stationne à 50 $.
FMI et OCDE prévoient une croissance en recul dans les pays développés
14 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
On savait que la crise financière de ces derniers mois allait amorcer un ralentissement économique mondial, mais les experts internationaux ne s’attendaient peut-être pas à une récession d’une telle ampleur….et ce ne sont pas les déclarations de Christine Lagarde indiquant une croissance “d’encore” 0.1 % dans l’Hexagone pour octobre 2008 qui y changeront quoi que ce soit !
Le FMI prévoit en effet un recul de la croissance de - 0.3 % pour les pays de l’OCDE sur l’exercice 2009. Ces chiffres sont nettement en-dessous des prévisions du FMI qui estimait la croissance de ces mêmes pays à + 0.5 %. Cette dernière sera donc bel et bien négative pour la seconde fois dans l’économie mondiale d’après-guerre, puisque en 1975 avec le choc pétrolier, les PIB des pays développés avaient reculé de 1 à 2 %. A propos de PIB, l’OCDE prévoit un recul de celui des Etats-Unis de 0.9 % et de 0.5 % pour celui de la zone €uro pour 2009.
Ces chiffres sont essentiellement motivés par la demande en fort recul émanant des pays émergents ainsi que par la dégradation des conditions d’attribution de crédits. Malgré tout, ces mêmes pays émergents connaitront probablement une croissance de l’ordre de +5.1 % en 2009 qui constituera la locomotive de l’économie mondiale qui connaitra une croissance globale de + 2.1 à + 2.2 %. Notons par ailleurs que les Taux directeurs de la BCE et de la FED devraient baisser respectivement à 2 % et à 0.5 %.
Barack Obama annonce son plan de relance économique
30 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
3 millions de dollars ! Voilà la somme que le parti démocrate du candidat Obama a dépensé hier pour que ce dernier puisse annoncer sur 3 grandes chaines américaines ses objectifs en tant que Président de la première puissance mondiale.
Parmi eux on retiendra notamment son plan de relance économique et de soutien aux entreprises. Cette annonce ayant eu lieu simultanément avec celle de la baisse d’un demi-point du principal taux directeur de la FED a aussitôt vu les marchés financiers asiatiques s’envoler : + 10 % pour la seconde journée consécutive au Japon et + 12 % à Singapour et à Hong-Kong.
C’est dans ce contexte que Paris se maintient en légère hausse ce matin à+ 0.5 %, c’est-à-dire autour de 3 400 points. En réalité, les investisseurs attendent impatiemment les résultats de la croissance américaine et du PIB pour le dernier exercice. Ce dernier va conditionner la réaction des marchés.
Notons par ailleurs que le Japon a annoncé un second plan de relance économique qui a été accueilli avec ferveur et qui devrait soutenir le Nikkei dans les jours à venir. Du côté des devises et des matières premières, le secteur bancaire devrait être à la fête avec la prochaine annonce de la baisse des taux directeurs européens qui couplés à la baisse déjà continue des taux interbancaires vont faciliter la fluidité des liquidités. L’Euribor 1 an baisse encore à 4.95 % soit une baisse de 1.07 %. Le baril de Brent remonte à près de 69 $, ce qui devrait également rassurer les groupes pétroliers et inciter les investisseurs à ne pas prendre leurs dividendes dans l’attente de la remontée des cours. Enfin la parité entre le billet vert et l’€uro cote 1.3…
Rebond à la Bourse de Paris !
L’annonce de la prochaine baisse des taux principaux directeurs de la FED et de la BCE aura eu l’effet attendu avec un net rebond de Wall Street et de Tokyo qui ont vu respectivement le Dow-Jones et le Nikkei rebondir de 11 % et de 6.7 %.
Le CAC 40 s’inscrit donc dans leur sillage et rebondit ce matin d’environ 6 % à un peu plus de 3 300 points. Les titres de Dassault, Société Générale et autres Sanofi s’envolent après l’annonce contre toute attente de chiffres revus à la hausse.
Ces nouvelles sont de bonne guère dans un environnement politique où l’instrumentalisation des problèmes économiques est en train de dominer le devant de la scène. Après son entrevue avec Gordon Brown à Versailles pour poser les jalons informels de la réunion au sommet du 15 novembre prochain, Nicolas Sarkozy va devoir répondre aux différentes réactions de l’opposition relatives aux mesures en faveur de l’emploi jugées insuffisantes.
Martine Aubry, invitée de Laurence Ferrari, évoquait que « le gouvernement a été capable de trouver rapidement 360 milliards en faveur des banques et n’a pas su trouver cette somme en faveur de l’emploi, du logement et pour contrer l’inflation… ». De son côté, Arlette Laguiller affirmait que ces mesures revenaient à « retirer l’eau de l’océan du chômage avec une petite cuillère ».
Après celles pour le pouvoir d’achat et l’inflation, c’est le lutte contre le chômage qui refait surface à grands coups de manifestations !
Les petits épargnants seront malheureusement déçus, car les 4 % du livret A ne devraient plus être d’actualité pour très longtemps. En effet, de nombreux observateurs pensent que d’ici février 2009, cette épargne bénéficiera d’un taux à 3.5 %, voire 3 % en raison de la baisse amorcée de l’inflation et des taux interbancaires à court terme. Rappelons rapidement que cette valeur refuge est calculée en faisant la somme de la moitié du taux de l’inflation et de la moitié des principaux taux interbancaires. Ces valeurs étant en baisse, le livret A le sera aussi. C’est plutôt une bonne nouvelle pour l’ensemble de nos économies…
Baisse du baril de brut et résultats trimestriels de l’économie réelle
22 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
L’économie se trouve prise dans un étau. Elle est aujourd’hui coincée entre les récentes mesures gouvernementales en faveur des banques qui pourront à nouveau soutenir les marchés en injectant plus aisément du crédit.
Les résultats trimestriels de géants industriels qui sont assez pessimistes et la baisse du baril de brut synonyme d’une demande plus faible des matières premières de la part du secteur industriel…
C’est dans ce contexte cultivant certains paradoxes que le CAC abandonne pour l’heure 2.62 % à 3 384 points dans le sillage des bourses asiatiques qui à l’instar du Nikkei qui a perdu près de 9 % plongent en raison du fort recul de l’or noir. Même l’anticipation de l’OPEP de réduire se production pour enrayer la chute des cours n’aura pas eu raison de la dégringolade du pétrole. Le baril cote 69 $…
Les investisseurs sont réellement entre deux eaux avec des titres bancaires qui sont fortement remontés hier en raison de l’annonce de Christine Lagarde de prêter 10.5 milliards d’€uros aux six plus grandes banques françaises. Rappelons brièvement qu’il ne s’agit pas d’une recapitalisation partielle des banques par l’Etat, mais d’un prêt. L’Etat va prêter de l’argent sous la forme de titres de dette subordonnée. Il s’agit d’instruments financiers proches d’obligations ou d’actions. L’opération sera rentable pour l’Etat puisque ce prêt est consenti à près de 8 % ! En contre partie, les banques devront alimenter le robinet du crédit.
De son côté, la FED vient d’annoncer la création d’une facilité de crédit pour les fonds monétaires. Les Américains l’appellent Money Market Investor Funding Facility : il s’agit de créer des liquidités à tout prix favorisant là encore le soutien en matière de crédit auprès des entreprises de l’oncle Sam !
Autre point important : les résultats trimestriels des grandes entreprises. On a eu un aperçu de leur effet avec les annonces de Valeo hier. Aujourd’hui, d’autres résultats sont attendus…
Notons le rachat de la branche germanique de Citigroup par le Crédit Mutuel qui devrait bien se comporter sur les marchés, malgré la décote du titre de AA à A+ par Standard & Poor. Le billet vert continue sa progression à 1.28 dans sa parité avec la monnaie européenne ce qui devrait plus que jamais soutenir le jeu des échanges commerciaux.
L’endettement de l’Oncle Sam !
29 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Depuis maintenant un peu plus d’un an, l’actualité économique mondiale est animée par les soubresauts consécutifs à la crise des subprimes qui s’est amorcée outre-Atlantique.
Ainsi, oscillations des bourses, récession de l’immobilier ou encore inflation galopante constituent désormais notre quotidien !
Dans son récent rapport, l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique) soulignait dans l’avant-propos de son secrétaire général, Angel Gurria, que « Les turbulences financières et le ralentissement économique qui a suivi ont fait trébucher l’économie mondiale… La crise des prêts hypothécaires à haut risque a mis en lumière la vulnérabilité du système financier actuel. L’innovation financière, comme la titrisation de presque tous les types de créances en actifs négociables, a sans aucun doute permis de répartir les risques, mais au prix de nouvelles faiblesses… ».
On aura compris que la toile de fonds économique a en partie engendré des déviances dont les conséquences sont essentiellement des endettements devenus records ! Ces derniers se sont amplifiés dans la plupart des pays développés et ont atteint des chiffres invraisemblables chez les Anglo-saxons : rappelons que la dette des ménages anglais est désormais supérieure au PIB britannique !
Mais qu’en est-il aux Etats-Unis de l’endettement des particuliers ? Au début de cette année, la correspondante du Figaro économie, Armelle Vincent mettait en avant les difficultés d’endettement des ménages américains avec ses deux papiers « Après les saisies immobilières, les saisies d’automobiles… » et « Le cauchemar des Américains endettés ». Elle soulignait l’aggravation des finances des foyers en observant qu’en milieu d’année l’endettement moyen des américains était passé de 14 000 dollars l’an passé à 27 000 dollars actuellement. L’endettement moyen étant passé à 115 ou 120 % en moyenne. Ces chiffres correspondent aux possibilités de financement que les banques américaines ont octroyé aux ménages, c’est-à-dire à hauteur de 125 %. Le manager de la division auto de Benchmark international, Richard Apicella déclarait en début d’année que « .. .les sociétés de crédit proposent désormais un financement allant de 100, voire à 125 % du prix du véhicule ». Les banques ont donc prêté des liquidités en plus du besoin financier pur… Il fallait bien alimenter le système reposant sur de la croissance en favorisant la consommation. Mais à quel prix ! Celui mettant en péril la solvabilité des ménages ?
Certes les banques ont réagi et depuis quelques mois, les courriers promotionnels et autres chèques en blanc se sont raréfiés ! Par ailleurs, les pouvoirs publics sont intervenus et l’aide de l’administration Bush «…s’est traduit par des versements du Trésor aux ménages… qui a effectivement soutenu la consommation» souligne Philippe Wenger dans son article L’OCDE croit les Etats-Unis capables d’éviter la récession. Malheureusement les revenus des ménages américains ont reculé de 0.7 % et les achats fléchissent à nouveau (d’environ 0.4 %).
La FED a par ailleurs prévenu qu’il n’y aurait pas de baisse à court terme des taux directeurs, ce qui soulagerait quelque peu les taux d’intérêt prohibitifs des foyers.
L’Oncle Sam a donc du souci à se faire et l’américain moyen conservera encore un bon bout de temps son endettement actuel : because consommation et croissance du pays obligent !
L’embellie règne sur les places financières
19 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Tout le monde l’attendait et l’événement s’est enfin produit ! La Fed, le trésor américain et le ministère de l’économie des Etats-Unis ont annoncé la création d’une super structure qui rachètera les encours à risque des banques en difficulté afin de mettre un terme définitif à la crise financière actuelle.
On ne sait pas encore à quoi cette dernière ressemblera exactement, mais l’effet escompté ne s’est pas fait attendre avec un Dow-Jones qui a clôturé à la hausse hier soir et une bourse de Tokyo qui a elle aussi rebondi de plus de 3 % ce matin. A paris, la demande est tellement forte que le CAC n’annonce pas encore pour l’heure de cotation : les investisseurs s’attendent à une ouverture à plus de 6 % avec des valeurs en véritable explosion !
Ainsi les titres Crédit Agricole, Dexia et Société Générale devraient prendre jusqu’à 24 % et BNP aux alentours de 13 %. Cela va faire le plus grand bien aux valeurs des banques françaises et peut-être rassurés les investisseurs pour de bon qui n’attendront pas les résultats trimestriels des géants financiers pour se positionner !
Cette journée devrait être incontestablement la meilleure depuis le début de l’année et ne suffira certes pas à rattraper les quelques 25 % perdus par le CAC depuis le début de l’année, mais en comblera une petite partie !
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’embellie de l’économie mondiale devrait s’accompagner d’une stabilisation du billet vert par rapport à la monnaie européenne, puisqu’il faut ce matin 1.43 dollars pour un €uro… Une partie du retard a donc été rattrapé ! Par ailleurs, le prix du baril de brut s’est lui aussi stabilisé aux alentours de 98 $. Ni grosse hausse, ni grosse perte, donc une stabilisation qui devrait conforter la sérénité des investisseurs en matière première.
Seuls petits points noirs : la confirmation d’une demande plus faible en matière d’énergie, donc un prix du pétrole qui sera probablement à la baisse dans les prochains jours et en France une inflation depuis le début de l’année annoncée par l’INSEE à 3.1 %, c’est-à-dire une perte de pouvoir d’achat de 0.4 points.
Les conseils du jour concernent les petits porteurs : si vous possédez un portefeuille d’actions liquidez-le pour racheter ensuite : les moins-values vous permettront de réaliser des déductions fiscales sur vos plus-values des dix prochaines années ! Si vous avez des assurance-vie n’y touchez pas, ces valeurs adossées à des placements à moindre risque (obligations, sicav,..) ne devraient pas être concernées par les pertes des dernières semaines. SI vous avez en revanche des petits PEA adossés à des valeurs en action, vendez et rachetez afin de bénéficier vous aussi de déductions fiscales. Enfin, les détenteurs de gros PEA devront faire le dos rond et attendrent des jours meilleurs, car le montant des déductions sociales représenteraient des pertes trop lourdes…
La FED à la rescousse AIG Vie !
17 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
La bonne nouvelle du jour est venue de la Banque Centrale Américaine qui est venue à la rescousse d’AIG Vie en injectant 85 milliards de $ dans les caisses du géant financier évitant ainsi un désastre de plus et le maintien de la crise de confiance des marchés.
L’effet escompté ne s’est pas fait attendre puisque les bourses asiatiques étaient en hausse dès le petit matin et ce sauvetage in extremis a permis à Paris d’ouvrir à +1.39 %, c’est-à-dire à 4 144 points.
Pour l’heure le CAC 40 se situe à 4149.25 points et poursuit sa bonne entame de ce début de journée.
La Fed a donc fait ses choix et après avoir sauvé Freddie Mac et Fannie Mae, l’institution de régulation est intervenue en faveur d’AIG. Seule Lehman Brother aura été laissée sur le carreau, mais semble en bonne voie de rachat par Barclay’s qui s’est remis sur les rangs. La Fed a sans doute fourni des garanties suffisantes pour que l’opération puisse se réaliser…
Souhaitons que cet heureux épisode ne soit pas entaché par l’annonce des expositions des crédits adossés aux subprimes des banques d’affaires françaises ! En effet, le Crédit Agricole annonce une exposition à hauteur de 250 millions d’€uros, la BNP à hauteur de 400 millions et enfin la Société Générale à hauteur de 76 millions. Il est vrai que ces chiffres sont sans aucune commune mesure avec ceux des géants américains qui étaient au bord de la faillite il y a peu… mais pourraient malgré tout inquiéter la place financière de Paris et faire plonger le CAC au cours de la journée.
Le risque d’une journée mitigée est d’autant moins à écarter que le baril de brut a perdu 39 % par rapport à son pic du 17 juillet pour arriver hier à 88 $ à Londres et 90 $ à New-York. La baisse est progressive, mais continue : pour la première fois depuis 7 mois, l’or noir est sous la barre des 90 $. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Difficile à dire, car d’un côté un pétrole qui baisse pondère le jeu de l’inflation ce qui semble positif, mais de l’autre le phénomène reflète la mauvaise santé de l’économie mondiale. Pas d’illusions : La baisse du pétrole est une conséquence directe du ralentissement de l’économie avec une demande plus faible des matières premières par le secteur industriel, surtout américain…



