La baisse du pétrole fait chuter les bourses
5 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Le CAC 40 s’inscrit dans le sillage de Wall Street et de Tokyo qui ont terminé dans le rouge hier et baisse pour l’heure de 2.95 % à 3 067.97 points. Cette tendance est essentiellement générée par la baisse continue des matières premières avec le baril de brut en point d’orgue qui ne pèse plus que 43 $. Ce vendredi qui n’est semble-t-il pas synonyme de bonne augure voit les investisseurs attendrent les résultats de l’emploi aux Etats-Unis qui devraient conditionnés la tendance de cette fin de semaine…
Outre-Atlantique, les patrons de Chrysler, General Motors et de Ford ont symboliquement rejoint la capitale Washington à bord d’une voiture hybride qui pourrait être le prototype de la voiture écologique de demain…à condition que le Congrès viennent en aide aux constructeurs ! C’est entre autres pour cette raison que le déblocage d’une second tranche du Plan PAulson est à nouveau au goût du jour. A priori gelé par Henry Paulson jusqu’à la prise de pouvoir de l’administration Obama, il semblerait que les fonds en question fassent l’objet d’un consensus entre les différents acteurs. Ainsi certaines enveloppes pourraient être débloquées avant l’heure !
Dans l’Hexagone, le plan de Sarkozy ne semble pas avoir convaincu les marchés. Celui-ci est pourtant censé créer 100 000 emplois courant 2009 évoquait ce matin Christine Lagarde sur les ondes. Bâtiment, Travaux publics et secteur de l’automobile seraient ainsi sous la houlette d’un ministre du plan dont le poste serait spécialement créé à cet effet. On ne connait pas encore le nom de l’heureux élu. D’aucuns considèrent déjà ces mesures comme insuffisantes à l’instar d’un Jacques Attali qui considère que dès le mois de février un second plan sera nécessaire…
Enfin du côté des devises et principales valeurs, on notera le plus bas du baril de brut à 43 $ qui entraîne les bourses mondiales dans le rouge. Profitant plus que jamais de la baisse des principaux taux directeurs, l’Euribor 1 an s’élève désormais à 3.77 % après sa baisse de 2.97 %.
Récession économique au Japon….
17 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Après la forte baisse enregistrée à Wall Street vendredi dernier, les investisseurs craignaient une ouverture en forte baisse du CAC 40 ce matin. Mais à l’instar de la bonne résistance du Nikkei cette nuit, il semblerait que l’indice parisien observe d’un oeil modéré l’évolution du marché automobile et les conséquences du sommet du G 20 à Washington. Il devrait en résulter une grande volatilité sur les marchés tout au long de la journée. Toujours est-il que le CAC affiche pour l’heure 3 272 points à -0.6 %.
L’ensemble des marchés a pour l’heure les yeux rivés vers l’industrie automobile…. Aux Etats-Unis, le Congrès doit à nouveau placher sur la question d’un plan de soutien à ce secteur industriel qui divise démocrates et républicains. George Bush dispose encore d’un droir de véto sur la question tandis que Barack Obama est favorable à un Plan Paulson version automobile. C’est ainsi que le sort de General Motors devrait être fixé dans le courant de la semaine tandis que dans l’Hexagone Renault annonce une réduction de sa production de l’ordre de 25 % ce qui crée un contraste saisissant avec les + 20 % que le groupe prévoyait il y a peu encore…
Sur la scène internationale, on notera que le sommet du G 20 à Washington samedi 15 novembre a été fructueux avec une véritable reconnaissance des pays émergents par les pays du G 8. Par ailleurs, il a été évoqué de créer des collèges de supervision économique, un renforcement du FMI, de maintenir une politique de plan de soutien économique et d’organiser une forme de régulation économique mondiale sur un plan général. Parallèlement au G 20, on a appris que le Japon annonçait une récession de 0.1 % pour le troisième trimestre après celle de 0.9 % enregistrée le trimestre dernier, ce qui n’était plus arrivé depuis 6 ans tandis que de son côté, l’Allemagne continue à vivre des heures difficiles avec une réunion exceptionnelle provoquée par Angela Merkel afin de trouver une issue au problème Opel…Pour ce qui est de la France, la presse évoque ce matin une probable récession de l’ordre de 0.5 % pour le prochain trimestre !
Du côté des principales devises, on notera ce matin que la parité €uro/Dollar s’établit à 1.26, que l’Euribor 1 an cote pour l’heure 4.35 %, soit une baisse de 0.35 % et qu’enfin le baril de brut vaut 56 $…
Plan Paulson et rachat de crédits toxiques !
14 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
La nouvelle est tombée mercredi 13 novembre : le Plan Paulson n’a plus pour objet de racheter les créances douteuses ou crédits toxiques qui ont tant empoisonné les bilans des géants de la finance mondiale. Le secrétaire d’Etat américain a donc modifié sa stratégie et après mûre réflexion, il ne s’agit plus de racheter les subprimes via les 700 milliards de $ initialement prévu dans le plan, mais de soutenir directement les banques en rachetant leurs actions afin de leur apporter des liquidités “fraiches”.
Le soutien à l’économie américaine et plus particulièrement à la consommation chez l’Oncle Sam passera donc sous une forme de nationalisation partielle des banques. Rappelons quelques chiffres : le Plan Paulson englobe en tout une enveloppe de 700 millliards de $. Une première tranche de 125 milliards a d’ores et déjà été allouée à neuf des plus grandes banques du pays, 125 autres milliards seront prochainement versés à l’ensemble des banques de dépôt éligibles au Plan. SI l’on rajoute les 40 milliards injectés en faveur du sauvetage d’AIG, la facture s’élève à 290 milliards sur les 350 prévus dans un premier temps. Henry Paulson veut donc utiliser les 60 milliards restant à court terme au mieux !
Ceci passera par une prise de participation de l’Etat américain dans le capital des banques. Mais le Trésor américain n’est pas en manque d’idées…”Maintenant que nous ne prévoyons plus d’acheter des actifs invendables (…) nous allons prendre en considération les besoins en capital des institutions financières non bancaires” a évoqué Paulson. Ecartant le secteur de l’automobile, le secrétaire d’Etat pense notamment à un système permettant aux consommateurs d’emprunter de l’argent autrement qu’auprès des banques.
Pour soutenir la consommation, moteur de l’économie, les emprunteurs doivent accéder facilement et rapidement à de l’argent facile ! Espérons que ce choix sera le bon….
Un taux de croissance de + 0.1 % en France
14 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Après avoir ouvert en hausse de + 1.8 %, le Palais Bourbon affiche un CAC 40 en forme à 3 350.49 points, soit une évolution de +2.48 %. Cette tendance a été impulsée par les déclarations ce matin de la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui a annoncé une croissance de 0.1 % pour octobre alors que les marchés attendaient un chiffre négatif amorçant une récession dans l’Hexagone comme c’est le cas chez nos voisins allemands. Dans la série des bonnes nouvelles ou plutôt des moins mauvaises, les chiffres du chômage sont eux aussi moins en recul qu’on ne le prévoyait avec une progression de 0.1 % du nombre de Français sans emploi contre 0.2 % attendus…Par ailleurs, le secteur bancaire affiche un regain de forme avec des valeurs des principaux acteurs en très nette hausse.
Le domaine bancaire précisément est à l’affiche ce matin avec la probable vente de la filiale FSA de Dexia. Après avoir concédé des pertes trois fois supérieures aux prévisions depuis 1 an, c’est à dire 1.5 milliards d’€uros, le groupe franco-belge contribue à donner le sourire aux investisseurs ce matin en vendant les départements “assurance” de sa filiale FSA. Dexia conserve les unités financières.
Sur la scène internationale, il y a aussi du changement avec la Réunion du G 20 ce soir à Washington qui va évoquer à nouveau des solutions à la crise financière sur le plan mondial et qui verra sans doute le Japon réaffirmer sa volonté de réinjecter 100 milliards de dollars dans le FMi afin de soutenir les pays défavorisés touchés de plein fouet par la crise. Outre-Atlantique aussi, il y a du nouveau avec un Henry Paulson qui change son fusil d’épaule et qui ne veut plus du rachat de “crédits toxiques”, mais qui souhaite privilégier directement l’investissement direct au capital des banques….
Enfin du côté des principales devises, on notera une légère remontée de la parité €uro/Dollar qui s’établit à 1.26 billets verts pour une monnaie européenne. Le baril de brut stagne à 55 $ et l’Euribor 1 an continue sa chute à 4.37 %, ce qui devrait encore et toujours contribuer à la baisse des taux d’intérêts.
Pénurie du crédit : les alternatives des patrons américains.
13 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Malgré les grandes annonces médiatiques de plans de soutien économiques à l’instar du Plan Paulson, de nombreuses sociétés outre-Atlantique souffrent de la crise économique en raison de la pénurie de liquidités et des ressources financières qu’elles n’obtiennent plus grâce au prêt. Pour autant, les patrons sont dans l’obligation de trouver des solutions au risque d’encourir une liquidation….
Des sources d’alternatives au crédit sont donc en train de se mettre en place avec en premier lieu le programme fédéral de crédit pour les PME (Small Business Administration loan, SBA loan) qui encourage les banques à prêter aux petis patrons en contre-partie d’une garantie d’Etat en cas de défaut de paiment. Grâce au processus, 75 % des PME ayant sollicité un tel financement l’ont obtenu. Le montant maximal de l’emprunt s’élève à 4 millions de dollars. Pour des montants plus modestes, il est également possible d’avoir recours à une forme de micro-crédit sous forme de SBA microloan qui permettent d’emprunter jusqu’à 35 000 $.
Pour ceux qui ne rentrent pas dans ces critères d’attribution, c’est une forme de système D qui est appliquée. Les uns tenteront de faire des prêts entre entrepreneurs en empruntant de l’argent à un proche collègue, tandis que les autres tenteront de passer par un système d’affacturage. En dernier ressort, le financement de l’activité est assuré par le patron lui-même lorsque ce dernier dispose de liquidité ou d’une épargne suffisante qu’il réinjecte dans l’entreprise…
Prix à la consommation, inflation et immobilier en baisse….
13 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Après une ouverture en baisse d’un peu plus d’un %, le CAC 40 s’est ressaisi et reprend pour l’heure + 0.06 % à 3 236 points. L’indice parisien sera sans nul doute tiraillé tout au long de la journée par les bonnes nouvelles constiuées d’une part par l’annonce de certains indices dans l’Hexagone et les mauvaises nouvelles émanant de la scène financière internationale.
En France, la journée est marquée par différentes annonces de chiffres en baisse : les prix de l’immobilier dans l’ancien ont en effet reculé de 0.5 % depuis 1 an, chose qui n’était plus arrivée depuis 1996…De leur côté, les prix à la consommation et l’inflation sont en baisse de 0.1 % sur le mois d’octobre ce qui amène l’inflation à 2.7 % pour ce même mois, c’est à dire son niveau le plus faible depuis le début de l’année.
SUr la scène internationale, les choses semblent se précipiter chez l’Oncle Sam avec de prochains déblocages de fonds émanant du Plan Paulson destinés à soutenir à tout prix la consommation : ce sont encore les banques qui devraient voir arriver de l’argent frais afin d’alimenter les circuits économiques et interbancaires. Pas question pour Henry Paulson d’injecter quoi que ce soit dans l’industrie automobile, ce qui est pourtant souhaité par le nouveau Président Barack Obama et qui oppose en ce moment même les Républicains aux Démocrates. Toujours est-il que l’économie américaine va recevoir le complément aux 290 milliards de $ déjà versés. De son côté, l’Allemagne annonce de très mauvais chiffres avec un mois d’octobre qui semble marquer l’entrée du pays dans une période de récession puisque la croissance germanique est en recul de -0.5 % en octobre.
Du côté des principaux indices, le baril de brut a frôlé cette nuit les 55 $, la pompe devrait baisser…..La parité €uro/Dollar atteint elle aussi un record avec une baisse conséquente à 1.24 billets verts pour une unité de la monnaie européenne.
Quel est le Plan Paulson européen ?
27 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
L’actualité financière de ces dernières semaines a été en grande partie animée par les annonces des grandes instances internationales de venir en aide aux banques en difficulté et ce faisant de réactiver l’injection du crédit dans les marchés afin d’alimenter l’économie réelle.
Sur le vieux continent comme outre-Atlantique, l’idée est à peu de chose près la même sur le fond, mais sur la forme, il y a des différences considérables entre l’application du Plan Paulson aux Etats-Unis et le plan de sauvetage européen et notamment dans l’Hexagone.
Chez l’Oncle Sam, il s’agit bel et bien d’un rachat massif des créances douteuses, appelées désormais « crédits toxiques » par le Trésor américain afin d’éradiquer des bilans des banques les chiffres relatifs aux fameux subprimes. C’est un véritable plan de sauvetage à l’inverse de ce qui va être mis en place en France. Comme on pouvait le lire dans le Monde, il s’agit d’ « un plan de soutien, pas d’un plan de sauvetage ». C’est là qu’est toute la différence !
Christine Lagarde a en effet annoncé que l’Etat français va prêter de l’argent aux banques qui le demandent. Donnant-donnant : l’Etat se montre satisfait, car il va prêter de l’argent à un taux intéressant, 8 %… Il va récupérer des fonds à terme et permettre aux réseaux financiers de bénéficier à nouveau de crédits, car les banques se sont engagées à augmenter leurs stocks de crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 %. Ainsi tout le monde est content :d’un côté, l’Etat ne recapitalise pas les banques et n’en redevient donc pas actionnaire, évite l’assèchement du crédit indispensable au bon fonctionnement de notre économie et de l’autre côté, les banques ne voient pas l’Etat interférer à nouveau dans leur fonctionnement interne, mais trouvent une solution pour se refinancer. Certes, l’argent est cher, mais au moins, il y en a de nouveau…
Le fait que banques et Etat aient trouvé un terrain d’entente sur l’autonomie des banques est fondamental. Georges Pauget, le président de la Fédération bancaire française et du Crédit Agricole soulignait que « Nous avions posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l’Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulions pas d’un Etat avec des pouvoirs dans la gestion de nos établissements ». Le message est clair et permettra aux six plus grandes banques françaises d’obtenir 10.5 milliards d’€uros répartis entre elles au prorata de leur bilan respectif. Ainsi le Crédit Agricole va-t-il emprunter 3 milliards, la BNP 2.55, la Société Générale 1.7, le Credit Mutuel 1.2, la Caisse d’Epargne 1.1 et enfin les Banques Populaires 950 millions d’€uros. Précisons qu’indirectement Natixis fera partie du lot en sa qualité d’établissement commun à 66 % de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires.
Les Américains vont donc connaître une nette augmentation de leur dette publique qui va être augmentée de quelques 6 % avec le Plan Paulson, tandis que le Gouvernement français aura évité ce phénomène par ce type de stratagème. Pour autant, même s’il s’agit d’un prêt, les caisses de l’Etat se sont encore un peu plus vidées… Prudence !
La Bourse face à l’économie réelle
15 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
A l’heure où les milieux financiers et politiques semblent avoir trouvé des parades afin d’enrayer les crises de ces dernières semaines, les regards se tournent maintenant vers le proche avenir de l’économie réelle :
le rachat des « crédits toxiques » par le biais du Plan Paulson, les parachutes constitués par l’injection massive de liquidités des banques centrales sur les marchés et l’apport de garanties étatiques ne constituent en rien des rampes de lancement pour l’économie mondiale. Ces mesures sont destinées, à juste titre d’ailleurs, à permettre au système du crédit de survivre.
Désormais tout le monde s’interroge sur l’économie de demain et plus particulièrement sur le visage qu’elle revêtira en 2009. François Fillon faisait encore part ce matin de son scepticisme quant à la croissance de l’Hexagone l’an prochain. Il a même évoqué une possible récession envisageant même de creuser « s’il le fallait » le déficit public…
Il faut dire que les reflets de l’économie française ne sont pas dorés : chiffres du chômage en hausse, PME et autres PMI doutant encore de leurs possibilités de crédit, inflation non maîtrisée, bref autant de facteurs qui ont rendu le Palais Bourbon plus prudent après deux jours de hausse historique et surtout consécutive puisque l’indice du CAC pointe pour l’heure à 3 574 points, - 1.49%.
Les bonnes nouvelles nous viennent des trois valeurs du Dollar, des Euribor et du baril de brut. Il faut ce matin 1.35 billets verts pour un €uro, donc un maintien positif de la parité qui devrait encourager les exportations. L’Euribor 1 an poursuit sa baisse à 5.35 €uros (-1.24 %) ce qui devrait améliorer encore les achats de liquidités et le pétrole pèse 78 $ le baril de brut, ce que le consommateur devrait ressentir encore lors de son passage à la pompe…
Vers la fin de la crise du crédit
13 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles… Voici comment on pourrait résumer le début de cette semaine économique dont
les principaux acteurs semblent avoir enfin anticipé les données dans des proportions considérables
précisait ce matin Philippe Waechter, le patron du service économique de Natixis Asset Management, sur les ondes de BFM.
En effet, des mesures sans précédent ont été prises par les principaux gouvernements de l’Union qui après avoir découvert les détails du plan Paulson s’apprêtent donc à faciliter les flux de liquidités. Tout d’abord, banques et entreprises vont pouvoir se refinancer directement auprès de la BCE afin d’obtenir les liquidités immédiates à leurs diverses transactions. Dans cet esprit, la France va créer un fonds de garantie spécifique doté de 40 milliards d’€uros tandis qu’en Allemagne, certains députés parlaient de 400 milliards… mis à disposition des financiers !
On veut donc définitivement enrayer la crise du crédit afin de rétablir la confiance sur les marchés et de mettre un terme à l’incessante baisse de l’économie réelle ! C’est dans ce cadre que le Palais Bourbon a ouvert ses portes sur une hausse de 5.5 % qui ne devraient pas en rester là et c’est avec impatience que les investisseurs attendent les premiers résultats de l’économie réelle avec les valeurs Alcatel, Suez, Renault et d’autres grosses cylindrées du CAC.
Les grandes manœuvres financières se poursuivent également outre-Manche et outre-Atlantique avec la nationalisation définitive de Bank of Scotland via sa fusion avec Lloyds ainsi que la très probable fusion entre les deux géants de l’automobile aux Etats-Unis General Motors et Chrysler dont le processus a été accélérée en raison des mauvais résultats des ventes de l’oncle Sam ces trois derniers mois…
L’effet domino des crédits à risque se poursuit
6 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
On pensait que l’adoption définitive du plan Paulson rassurerait les investisseurs : force est de constater qu’il n’en est rien !
Les bourses du soleil levant ont toutes affichées un très net recul dans la nuit. Tokyo est à son niveau le plus bas depuis 4 ans… Dans son sillage, Sydney, Singapour et consorts subissent semblable sort…
La crise de confiance perdure donc et le investisseurs n’ont pas cru dans le plan de sauvetage américain. Ils sont confortés dans cette idée par les mauvaises nouvelles allemandes : Angela Merkel est en effet à l’ouvrage pour trouver une solution à l’imminente faillite de la quatrième banque germanique, Hypo Royal Estate. Cette institution bavaroise, fleuron de la finance outre-Rhin, a aujourd’hui besoin de 26.6 milliards d’€uros pour se sauver. EN toute logique la chancelière devrait renflouer les caisses de ce géant dont la faillite mettrait tout le système financier allemand en péril.
Ce qui est en train de devenir une crise systémique des marchés est par ailleurs conforté par les très mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, bien pire que prévu…avec quelques 160 000 suppressions d’emploi, c’est-à-dire de 60 % supérieurs à ce que l’on attendait faisant encore un plus plus chuter les marchés !
La classe politique réagit très activement à cette actualité brûlante : les ministres des finances de L’Union se réunisse aujourd’hui et demain pour débattre de ce qu’il conviendra sans doute d’appeler un éventuel « Plan Paulson à l’européenne ». A un moindre niveau, Olivier Besancenot, l’invité d’RTL ce matin, évoquait sur les ondes les conséquences néfastes de la situation économique pour les salariés français : baisse de pouvoir d’achat, suppressions d’emploi, etc… Ce dernier préconise « un service bancaire étatique unique » ainsi que « la levée pure et simple du secret bancaire » insinuant que l’Etat ne peut être le garant des erreurs de géants financiers.
Pour autant, certains acteurs des marchés continuent à faire leurs emplettes et c’est ainsi que BNP vient de faire l’acquisition du groupe Fortis avec en contre partie l’actionnariat majoritaire de l’Etat belge.
Les seules bonnes nouvelles viennent de la parité €uro-dollar qui se stabilise à 1.35 $ et un baril de brut qui s’élève désormais à 90 $. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Ces chiffres vont dans le sens d’une amélioration, mais sont malheureusement synonymes de dégradation de la demande du secteur industriel en matières premières…



