Crédits conso en promos…

27 décembre 2008 par E. Baab · 1 Comment 

Les fêtes de fin d’année sont propices aux achats plus nombreux et donc aux financements qui les accompagnent. C’est un phénomène que les organismes bancaires spécialisés dans le crédit à la consommation connaissent bien…C’est pour cette raison que malgré les resserrements de critères du reste très bien définis par Geoffroy Bragadir, le patron du courtier Empruntis, dans le dernier numéro de Capital “Pour Un Crédit remboursable en plus d’un an, l’emprunteur doit justifier d’une situation financière saine“, les banques du crédit à la consommation proposent des crédits conso sous la forme de promotions de fin d’année.

Et parmi ces promotions, il y a de tout ! Du crédit réellement bon marché à celui qui reste hors de prix. Sur une durée inférieure à 1 an, nous avons retenu cinq marques proposant des prêts conso intéressants : le crédit conso Fnac, Le prêt conso BHV, le paiement sans frais Carrefour, le crédit à la consommation Conforama et le crédit conso Casino.La FNAc et Carrefour permettent de payer ses achats en 10 fois sans frais à un taux à 0 % et sans minimum d’achat. Sans doute les deux formules les plus alléchantes du marché auxquelles succèdent celle du BHV dont le taux est également nul, mais pour un montant minimum de 300 €uros. Conforama propose un taux de 1 % pour des dépenses comprises entre 500 et 4 500 €uros et enfin le crédit casino sera de 3.8 % pour des achats plus conséquents dépassant les 3 000 €uros.

Qui a dit que tous les crédits conso étaient onéreux ? certains peuvent réellement être attractifs et constituent même un prêt à taux zéro qui vous fait gagner de l’argent au taux réel. Evidemment les cas évoqués ci-dessus sont sur des durées courtes, voyons maintenant ce que nous proposent les prêteurs sur des durées plus longues de 4 années ! Sur cette échéance, nous avons retenu quatre crédits amortissables dont le taux nominal est convenable : les prets personnels de 10 000 €uros de Pass Carrefour, de la Bred, de la Banque Populaire et de Cetelem. Carrefour vous proposera 10 000 €uros à 5.7 % TEG ce qui représente une mensualité de 233 €uros. Chez la Bred, la facture mensuelle sera de 235 €uros (6.66 %) tandis qu’elle s’élèvera à 237 à la Banque Populaire (6.87 %) et à 238 chez Cetelem (6.9%). Des TEG tous compris sous la barre des 7 % en TEG ce qui fait de ces prêts personnels de produits tout à fait attractifs. Bien utilisées, ces articulations financières ne sont pas dangereuses et ne conduisent pas nécessairement au surendettement et par voie de conséquence à un rachat de crédit…

Rachat de crédit : est-il possible de passer à taux fixe ?

19 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

bjr ayant effectué un rachat de crédit sur 2tetes auprès de ge money bank de
45000euros sur 9ans avec un fonctionnement par taux euribor qui est de 7,69% a
12mois par période.Est il possible de demander que notre contrat de pret passe
en taux fixe?? et comment procéder.

merci.

Monsieur,

 

Vous pouvez bien entendu passer à taux fixe pour le rachat de crédit que vous aviez effectué récemment. GE Money Bank pratique en effet des taux révisables pour ses opérations de rachats de crédits qui comportent la possibilité de passer à taux fixe.

Dans ce cas de figure précis, l’indice de référence retenu par GE n’est plus l’Euribor 1 mois (indice de base permettant de calculer les taux variables), mais le taux du secteur privé long terme fin de mois qui vaut actuellement 3.97 %. Vous rajoutez donc la marge que la banque vous avez octroyée à ce chiffre et vous obtenez le taux fixe que Ge vous proposera.

Pour ce faire, vous devez envoyer un courrier en recommandé avec accusé de réception à Ge à Nantes demandant votre passage à taux fixe.

 

 

Crédit : les vrais resserrements de critères !

11 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Depuis le début de la crise financière, les médias évoquent les resserrements de critères auxquels les banques ont procédés en matière d’attribution de prêts. Le sujet est récurrent et les faits semblent apparemment avérés, mais personne ne sait au juste quels sont précisément les resserrements évoqués. Pourtant, ils concernent à peu près tous les types de crédits, du prêt immobilier au crédit à la consommation en passant par le pret relais ou encore le rachat de crédit.

Ce que les statistiques ont montré, c’est qu’un peu moins de 25 % de crédits immobiliers ont été octroyés en volume au troisième trimestre 2008 que sur le même exercice en 2007. Aujourd’hui, un prétendant sur 7 à un éventuel pret immobilier est recalé pour une raison ou une autre. Les principaux motifs de refus sont le manque d’antériorité de l’emploi, même en CDI, les débuts de carrière, les CDD, les missions d’interim ou bien tout simplement des endettements dépassant 30 % et jugés désormais trop lourds…Pourtant il n’y a pas si longtemps, les endettements tolérés après intervention pouvaient allègrement dépasser les 40 % et cela même dans le domaine de la restructuration de crédit.

Les temps ont donc bien changé et si par malheur tout est a priori ok, mais que votre apport est inférieur à 10 % ou que votre ratio hypothécaire est inférieur à la norme exigée pour par exemple un rachat de crédit ou un crédit relais, alors vous serez irrémédiablement recalé…Par ailleurs, il est un autre resserrement de crédit qui n’a pas fini de jouer des tours aux emprunteurs : celui de la valeur des taux d’intérêt. Les prêteurs s’étaient plus ou moins accomodés de la progressive augmentation des taux nominaux depuis deux ans adaptant à la fois leurs normes d’acceptation et réduisant souvent leur marge pour remporter l’affaire. Mais ceci était avant la crise financière ! Avec leurs pertes et autres dépréciations d’actifs, les banques cherchent impérativement à rationnaliser le profit et à reconstituer leur marge. Donc même si les taux interbancaires ont nettement baissé et qu’on peut encore s’attendre à des détentes de ce côté, les banques ne répercuteront pas tout de suite cet impact sur les taux proposés. Ils vont donc rester chers, ce qui handicapera d’autant les conditions de prêts en raison des calculs d’endettement qui seront défavorisés. Un taux fixe à moins de 5.5 % restera encore difficile à trouver sur une durée longue…

Un prêt hypothécaire peut contourner le problème de l’assurance

10 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Dans l’un de nos récents articles, nous évoquions le problème que de nombreux Français rencontrent parfois en terme de couverture d’assurance lorsqu’ils contractent un nouveau prêt. Pour un crédit à la consommation, un rachat de crédit ou encore un prêt travaux, les banques demandent généralement une couverture d’assurance. Or lorsqu’on est âgé ou que l’on a des problèmes de santé sérieux, une telle assurance peut être très onéreuse, voire même inenvisageable rendant ainsi l’opération caduque.

Et bien la Banque Patrimoine et Immobilier (BPI) vient précisément de mettre sur le marché un produit qui pourrait bien en séduire plus d’un lorsqu’on est éventuellement concerné par ces problèmes d’assurance. Il s’agit d’un prêt hypothécaire de premier rang sans concurrence qui faisant l’objet d’une prise de garantie hypothécaire vous exonère de la dite assurance. Bien sûr, la limite de ce type de financement est naturellement liée à votre statut d’hébergement puisque seuls les propriétaires seront susceptibles de recourir à l’opération. Mais si vous êtes propriétaire, le pret hypothecaire “Elixir” vous permettra de financer des travaux, un achat immobilier, l’achat d’un véhicule ou même un rachat de crédit. Il s’agit d’un prêt hypothécaire qui ressemble à feu les prêts notariés à une certaine époque.

Pour l’obtenir, votre bien devra couvrir à 70 % au moins le montant du prêt. Ce ratio hypothécaire est tout à fait raisonnable compte-tenu des resserrements de critères actuels dans les banques. Le taux d’intérêt est fixe et de l’ordre de 6 % tandis qu’une caution de 1 % vous sera demandée ainsi que des frais annexes de 1.6 % sur 10 ans et de 2.1 % sur quinze ans. Vous pourrez le cas échéant demander une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans.

Crédits-relais ou crédits impayés ?

4 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Ils sont pour l’heure 30 000 ! 30 000 foyers qui se retrouvent dans l’étau du crédit relais qui rime de plus en plus avec crédit impayé…Encore tout à fait banal et courant, il y a seulement une année, l’exercice du prêt relais est en train de tourner au cauchemar pour des Français qui n’étaient pas au bon endroit au bon moment.

Comme le résume fort bien Philippe Stoltz de BNP Paribas “Plus les emprunteurs vont attendre pour vendre, plus leurs intérêts vont augmenter, alors que dans le même temps, les prix risquent de baisser“. En d’autres termes pour citer les propos de l’une des porte-paroles de l’afub, Marie-Anne Jacquot, “Ces personnes ont souscrit un prêt relais il y a 12 ou 24 mois, au moment où les prix étaient au plus haut, et où les banques prêtaient jusqu’à 90 % de la valeur du bien” et se retrouvent aujourd’hui dans l’étau du crédit-relais qui se traduit par plusieurs facteurs : d’une part le bien vaut désormais moins en raison de la baisse des prix de l’immobilier de sorte que le montant des murs ne couvre parfois plus celui du prêt-relais et d’autre part les éventuels acquéreurs subissent les refus de prêts en raison des resserrements de critères des banques de dépôts. Le résultat est une vente non réalisée et des vendeurs aux abois qui ne retombent pas sur leurs pieds financièrement.

Heureusement, les organismes bancaires ont compris que ces clients étaient dans une impasse conjoncturelle et tentent de réagir en assouplissant le cadre de leur intervention. Le bon exemple est notamment illustré par le Crédit Foncier qui a pris de réelles mesures afin d’aider ses clients concernés par ces difficultés. D’abord, sa filiale Serexim établit un nouvel avis de valeur afin de jauger au mieux de la valeur du bien en vente pour faciliter la vente. Ensuite, la banque propose de proroger de 6 mois la durée initialement prévue de prêt relais à un taux sans égal puisque c’est le taux légal qui est utilisé comme base de calcul. Enfin, financer éventuellement le déficit qui pourrait être généré par l’opération si la vente du bien ne couvrait pas la totalité du prêt-relais.

C’est dans ces cas de figure qu’il convient de rappeler que le rachat de crédit peut intervenir. Le nouveau bien financé peut avoir une belle valeur et ce dernier est généralement financé par un prêt immobilier complémentaire au crédit-relais. Si ce dernier fait l’objet d’un déficit, un organisme de rachat de crédit peut très bien intervenir en rachetant à la fois le prêt immobilier relatif au nouveau bien ainsi que le montant manquant restant du au titre du reliquat du prêt relais. La condition sine qua non à l’opération réside dans le fait que le bien qui faisait l’objet du prêt-relais soit vendu et que le nouvel immeuble couvre la totalité des créances. Plutôt que d’avoir un prêt-relais qui se transforme en crédit impayé, essayez le rachat de crédit !

Regroupement de crédits

3 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Qu’est ce qu’un regroupement de crédits ? Appelé également rachat de crédit ou bien encore restructuration de crédit, le regroupement de crédit est une formule importée il y a maintenant quelques années des anglo-saxons qui permet de faire racheter tous ses crédits dans une seule et même enveloppe afin de réduire son endettement.

Pour autant, la désignation de l’opération n’est plus tout à fait d’actualité, car les possibilités du rachat de crédits moderne vont bien au-delà de la reprise des seuls crédits à la consommation. Il est en effet possible de racheter toutes sortes de créances telles que des retards d’impôts, de loyers, des découverts bancaires ou bien encore des dettes familiales ou privées. Le terme de rachat de dettes ou de rachat de créances conviendrait presque mieux à la réalité des regroupements de crédits d’aujourd’hui.

Ces derniers se font sous plusieurs formes en fonction que les demandeurs sont propriétaires ou locataires. AInsi, les banques du rachat de crédit proposeront des prêts hypothécaires, des prêts cautionnés ou des prêts personnels. Ces restructurations pourront s’étaler sur des durées allant de 7 à 35 ans assorties de taux fixes ou révisables et d’une éventuelle trésorerie complémentaire. Les banques qui sont spécialisées dans ce domaine ne sont pas très connues du grand public parce qu’elles n’ont pas d’agences. C’est pour cette raison qu’elles ne demandent pas d’ouverture de compte ou de domiciliation de revenus. Elles s’appellent Sygma-Banque, Ge Money Bank, BNP Investimmo ou encore CGI. Elles sont toutes la propriété de grands groupes.

Leur particularité réside dans le fait qu’elles travaillent essentiellement avec des courtiers spécialisés en rachat de crédit. La plupart d’entre aux proposent des offres en ligne auxquelles vous pouvez accéder en faisant des simulations de rachat de crédit en ligne qui vous donneront des informations efficaces sur votre taux d’endettement, les taux du rachat de crédit ou encore les nouvelles mensualités proposées. Foncez et faites un essai. Le regroupement de crédit peut s’avérer salvateur…

Les rachats de crédits en ligne

28 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Aujourd’hui, les opérations de rachats de crédits sont très démocratisées et leur distribution est assurée pour une large majorité d’entre elles par le vecteur d’internet. Saviez-vous par exemple que l’expression “rachat de credit” (écrite volontairement sans accent) est tapée près de 100 000 par mois sur google ? Les consommateurs font donc leurs recherches, puis très souvent leur demande de rachat de crédit en ligne.

Beaucoup d’internautes ont tendance à s’arrêter aux sites les mieux classés dans les résultats de leur requête quel que soit le moteur de recherche usité. Or bon classement ne rime pas nécessairement avec qualité de prestation. Lorsque vous consultez les organismes de rachat de crédit, vous devez pouvoir comparer rapidement les offres en ligne tout en jugeant de la pertinence des informations fournies.

Privilégiez des sites offrant une grande visibilité et une grande clarté dans les informations et les outils proposés. Optez pour des sites qui vous donneront des exemples clairs, chiffres à l’appui, qui mentionneront toutes les informations légales et qui vous permettront de faire des simulations en ligne. Ces simulateurs doivent être basés sur des formulaires courts qui vont à l’essentiel sans vous obliger à remplir des dizaines et des dizaines de champs…Le résultat doit être immédiat et doit vous être fourni sans qu’un conseiller ne vous recontacte forcément pour vous donner les chiffres.

Veillez bien à ce que les calculs de rachat de crédit apparaissent dans la restructuration proposée. Vous devez voir apparaitre le TEG, les coûts ainsi que les taux d’endettement d’avant et d’après intervention. Ces éléments seront autant de devis qui vous permettront de comparer les offres de rachat de crédits en ligne en connaissance de cause. N’oubliez pas non plus de demander quelle est la nature et le coût de la couverture d’assurance, cette dernière peut faire l’objet de variations très importantes…Enfin, n’hésitez pas à surfer sur la toile pour bien vous familiariser avec tous les acteurs du web sans tomber dans la facilité de n’en interroger qu’un seul ou deux !

Crédit renouvelable et rachat de crédits dans le collimateur du Sénat !

19 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

On vient de l’apprendre, le crédit à la consommation, appelé aussi crédit renouvelable, ainsi que le rachat de crédit sont dans le collimateur du Sénat par l’intermédiaire de Philippe Marini, le rapporteur général de la commission des finances sénatoriale. Après le récent recadrage de la loi Châtel relative à la pratique des taux révisables, le monde bancaire est de nouveau sur le devant de la scène avec un législateur qui dénonce ce qui lui apparait comme “des abus du crédit à la consommation”.

Philippe Marini veut donc recadrer les conditions d’attribution et de surveillance des crédits à la consommation ainsi que des opérations de rachat de crédits. Les perspectives du sénateur ont pour objet de lutter contre le phénomène du surendettement dont les commissions ont traité quelque 900 000 dossiers depuis sa création en 1989 impulsée par la loi Neiertz. Philippe Marini avait déjà tenté de modifier les choses avant de reculer devant le refus des banques.

Aujourd’hui, la donne est différente compte-tenu de la conjoncture économique et des récentes interventions de l’Etat dans le sauvetage du système bancaire qui crédibilise encore un peu plus ce projet de loi. Le crédit renouvelable et le rachat de crédit pourraient donc revêtir en partie un tout autre visage.

Les principales caractéristiques de cette loi seraient l’interdiction de lier offre de prêt préalable et promotion de lots (interdiction notamment de pratiquer les taux d’appel), l’interdiction de démarcher des prospects pour leur proposer un crédit permanent ou un rachat de crédit et enfin l’interdiction pour la grande distribution de conclure des contrats de crédit renouvelables sur ses lieux de vente. Voilà qui devrait provoquer l’ire du secteur bancaire, des principaux acteurs de la grande distribution ainsi que de la profession des courtiers et des banques spécialisés en rachat de crédit.

Par ailleurs, la notion et la définition du “démarchage” feraient à nouveau couler de l’encre !

Le crédit conso au Crédit Mutuel !

10 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Le rachat de crédit est par définition une opération qui allège les charges pesant sur les finances des ménages.

Ces charges sont constituées de dépenses incompressibles telles que le loyer ou la mensualité immobilière, mais aussi très souvent par les onéreux crédits à la consommation qui étouffent au bout d’un moment si ces derniers deviennent trop nombreux.

Le Crédit Mutuel propose les mêmes produits que ses concurrents et commercialise à ce titre deux produits avec des slogans tels que « 1 Crédit pour la rentrée. Les dépenses de rentrée pèsent sur votre pouvoir d’achat ? Avez-vous pensé au crédit pour les alléger ? ».

Les deux formules envisagées derrière cette offre sont d’une part la réserve d’argent « Préférence » qui est en réalité un revolving assorti d’un TEG de 20 et quelques %…et d’autre part un crédit à la consommation amortissable qui se veut « souple et adaptable » puisque celui-ci peut s’échelonner jusqu’à 60 mois et atteindre un montant de 21 500 €uros !

A titre d’exemple, un prêt personnel de 2 000 €uros sur 24 mois coûte au Crédit Mutuel 89.23 €uros/mois. Le coût total du crédit est de 141 €uros calculé sur un TEG de 6.86 %. C’est raisonnable, mais lorsqu’un prêt personnel de la marque est cumulé à d’autres dettes du même type, un rachat de crédit s’impose : songez à ce moment là à réaliser un rachat de crédits qui peut s’avérer salvateur…

Pouvoir d’achat : pourquoi une telle perte ?

28 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Depuis le début de l’année, les reportages télévisés et médiatiques traitant du pouvoir d’achat se succèdent.

Cette réflexion est au coeur des préoccupations des Français, mais aussi de nos proches voisins européens . Vous trouverez ci-joint un lien vous permettant de visionner le dernier reportage du pouvoir d’achat sur TF1.

Il faut dire que le candidat Sarkozy avait fait du pouvoir d’achat son principal cheval de bataille lors de sa campagne présidentielle. Dès lors, les discours qui se voulaient rassurants ont stigmatisé l’attention de l’opinion publique de manière plus radicale sur le sujet. N’oublions pas que la perte de pouvoir d’achat a engendré une sorte de crise de confiance qui va de pair avec les récents événements économiques qui ont tant bouleversé notre quotidien depuis quelques semaines.

Il est indéniable que la perte de pouvoir d’achat est avérée depuis plusieurs années, mais cette dernière s’est fortement accélérée depuis le début du millénaire. Une récente étude menée par l’INSEE a démontré très précisément quelle a été l’évolution de l’érosion monétaire depuis 101 ans. Les dernières années sont particulièrement intéressantes, car elles intègrent dans le mode de calcul le passage du Franc à l’€uro. Les résultats sont atterrants, jugez par vous-même. Le calcul a été réalisé sur la base que 1 000 Francs vaudraient aujourd’hui 152.44 €uros (sachant que 1 €uro vaut bien 6.55957 Francs). Vous allez ainsi découvrir combien valaient les mêmes 1 000 Francs en 2003, 1997 et 1990.

En 17 années, l’équivalent de 1 000 Francs de l’époque a perdu 52.48 €uros par rapport à la valeur actuelle de l’€uro. La perte en pouvoir d’achat est donc de 25.6 %, soit 1.5 % par an. Quand les instances françaises parlent de perte de 0.4 points comme ce fut le cas récemment, les calculs tiennent comptent des prix de diverses denrées périssables telles que l’alimentation, les matières premières, les carburants, mais aussi les téléviseurs et les ordinateurs… Seulement voilà, on ne change pas de téléviseur tous les mois et l’impact de l’augmentation des légumes qui ont pris depuis le début de l’année 8 % de hausse est sans aucune mesure avec la baisse des prix du HI-FI quand bien même ce dernier serait de 25 % !

Les chiffres sont donc très trompeurs… La réalité veut que nos sociétés modernes ont subi de très fortes mutations ces dernières années qui ont modifié les critères d’antan du pouvoir d’achat. Il y a d’abord eu une inflation historique de l’immobilier au niveau mondial qui a tiré vers le haut le coût de l’ensemble des produits et des services. Il en va de même pour le pétrole qui a connu depuis 4 ou 5 ans une inflation délirante. Ces phénomènes n’existaient pas avant les années 95-2000… Aujourd’hui, il n’y a plus d’inflation exponentielle de ces denrées là, mais d’autres ont perduré tandis que dans le même temps, l’indexation des salaires n’a pas suivi.

Cette dernière s’est elle aussi radicalement modifiée ces dernières années : on ne suit plus le modèle de l’indexation collective des revenus, mais les entreprises appliquent l’individualisation des salaires qui privilégie le mérite et par voie de conséquence la promotion. L’indexation du salaire existe encore, mais seulement au cas par cas. La conséquence en est une hausse très inégale surtout en volume des réajustements de salaires qui ne parviennent plus en nombre à suivre l’inflation.

Les foyers ont aujourd’hui peur et craignent le lendemain. Comme le soulignait Philippe Moati, professeur d’économie à Paris X :

Ils (les Français) ont l’impression de quitter un monde relativement rassurant pour entrer dans un univers plein de risque sur lequel le monde politique se révèle incapable d’agir.

La crainte amplifie le sentiment de perte de pouvoir d’achat et engendre parfois de curieux comportements qui peuvent paraître paradoxaux. L’hyperconsommation en fait partie : frustrés par leur sort, des consommateurs vont préférer manger des pommes de terre tous les jours et donc réduire leur budget alimentaire pour satisfaire leur désir de consommer de la HI-FI ou du voyage… Voilà l’un des inquiétants résultats d’un « vouloir d’achat » qui a maintenant dépassé le pouvoir d’achat…

Rappelons que l’une des solutions à ces problèmes reste les opérations de rachat de crédit, mais seulement pour les cas d’endettement. Ceux qui dès le départ souffrent d’un manque cruel de pouvoir d’achat devront mener collectivement une réflexion de fond.

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