Les taux d’appel du crédit et de l’épargne

23 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Depuis le printemps, on parle beaucoup en France du fameux Rapport Lefebvre.

Il s’agit d’un parlementaire qui s’est penché initialement sur la pratique des taux révisables qu’il jugeait parfois dangereuse en raison d’articulations et de mécanismes opaques. Parmi les points essentiels qu’il a soulevés, il y a par ailleurs l’utilisation commerciale du « taux d’appel » qu’il juge aussi très sévèrement.

Pourtant cette méthode est usitée dans pratiquement tous les domaines financiers et ce depuis plusieurs années. Dans la catégorie des prêts immobiliers, elle présente notamment l’avantage de calculer pendant une durée prédéfinie une mensualité plus allégée en attendant une augmentation des revenus. Evidemment, la formule a connu une inflation des taux et assortie de la crise des subprimes, elle n’a plus guère de succès. Pour autant, l’idée n’était pas ridicule et permettait à ceux qui ne rentraient pas dans les critères traditionnels des banques de devenir propriétaires.

L’extension du « taux d’appel » connait malgré tout encore de beaux jours puisque outre les prêts immobiliers et les rachats de crédits, d’autres domaines financiers sont également concernés : les crédits à la consommation ainsi que certains produits d’épargne !

Le crédit à la consommation connait depuis un an maintenant un ralentissement considérable des volumes commercialisés. Aussi a-t-il fallu trouver des idées originales de ventes ; Sofinco, Cetelem et consorts ont donc mis au goût du jour l’idée du taux d’appel à la « sauce conso ». Pratiquement, il s’agit de financer un crédit à la consommation sous forme de réserve avec un taux à 4.9 % sur 6 ou 12 mois assorti d’une mensualité plus faible qui est ensuite recalculée au bout de la période dite d’appel à un taux de 20 et quelques pourcents… Manifestement, l’idée doit faire son chemin puisque tous les organismes pratiquent la chose.

Le monde de l’épargne est lui aussi en manque de prospects… et ratisse en pratiquant des taux d’appel. Oh, il ne s’agit pas de produits sophistiqués, mais des « bas de laine » traditionnels remaniés avec la formule en vogue. Ainsi, chez LCL, vous pourrez obtenir un taux de rendement brut de 8 % sur 3, 6 ou 12 mois jusqu’à un montant de 50 000 €uros. Pratiquement du jamais vu depuis les périodes inflationnistes des années 80. Cortal Consorts vous proposera une idée du même acabit avec un taux à 6 % pendant 6 mois qui se traduira en 3.25 % à l’issue de cette période. ING Vie s’est aussi mis sur les rangs avec une offre à 6 % sur 6 mois également qui sont un petit mieux que le cas précédent à 3.3 %…

On constatera rapidement que ces placements n’ont d’intérêt qu’à la condition de faire une opération sur une courte durée, car les taux à 4 % nets du Livret A et des LDD (Livrets de développements durables) dissuaderont vite ceux qui envisageraient des placements à plus longs termes !

Les organismes du rachat de crédits

14 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Dans l’absolu, toute banque est aujourd’hui capable de réaliser une opération de rachat de crédits. D’ailleurs, cette option ne date pas d’hier puisque la plupart des restructurations financières étaient en réalité opérées par des banques de dépôt avant les années 2 000.

Rappelons qu’avant cette date seule deux acteurs intervenaient sur ce marché dans l’Hexagone : La Royal Saint George Banque ainsi que le Crédit Foncier et Communal d’Alsace et de Lorraine (CFCAL).

Tout a changé au début du nouveau millénaire avec l’ouverture de nouvelles perspectives exploitées à la fois par des sociétés de courtage d’envergure et la collaboration de ces dernières avec de nouveaux groupes bancaires. Ainsi des enseignes comme GE Money Banque ou encore Abbey National firent leur apparition sur le territoire en intervenant sur ce marché qui du coup prit un essor bien plus considérable ! Ce marché continua sa croissance relativement exponentielle avec des opérations de rachats de certaines enseignes par d’autres marques, Abbey fut par exemple rachetée par la BNP et la Royal Saint George Banque passa sous la férule de Ge. Le nombre de courtiers se démultiplia par ailleurs ainsi que leurs chiffres. Jusqu’au milieu de l’année 2007, ce marché était encore discret et entre les mains des banques spécialisées alimentées par la filière du courtage et plus particulièrement du courtage en ligne explosant avec l’essor du web.

Les choses changèrent à partir de la fin 2007 avec des opérations d’envergure décidées par les banques. Ces dernières sentant le vent tourner avec les turbulences annoncées par les subprimes d’outre-Atlantique et surtout la stagnation du marché du crédit à la consommation décidèrent de mettre des moyens de plus grande envergure sur ce marché. Ces derniers se déclinèrent sous deux formes : proposer par le biais de l’agence de détail des prêts de restructurations et commercialiser ces mêmes produits par les canaux de leurs filiales jusqu’alors spécialisées dans la stricte distribution des crédits à la consommation.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, il existe un nombre important d’organismes spécialisés dans la commercialisation des rachats de crédits.

En premier lieu, les banques spécialisées qui ne vivent pas du dépôt de leurs clients : ces dernières s’appellent Ge Money Banque, BNP Investimmo, CGI, Sygma Banque, etc. Elles travaillent en étroite collaboration avec les courtiers qui proposent leurs produits sur le terrain et essentiellement par la toile ! Le gros avantage pour le prospect est le choix des organismes en rachat de credit proposés par le courtier qui leur permet d’opter pour l’articulation qui se rapproche le plus de leur projet originel !
Ensuite, on trouve toute la panoplie des distributeurs de prêts à la consommation qui proposent donc désormais du rachat de crédit : de Sofinco à Cetelem en passant par Finaref pour terminer par Monabanq et bien d’autres… Leurs produits sont souvent limités à des rachats de crédits sous forme de prêts personnels qui ont des durées de vie maximales de 8 ans, ce qui s’avère souvent insuffisant pour générer un gain de pouvoir d’achat conséquent !

Enfin, vous trouverez dans vos recherches les banques de dépôt quelles qu’elles soient qui vous proposeront leur produit à elle ! Vous serez d’une part limité dans votre choix, car il n’y a pas au sein d’une même banque un nombre important de produits différenciés dans une même gamme (conso, hypo, etc…) et d’autre part, vous n’êtes pas certain que la banque acceptera de vous financer en rachetant ses propres encours : si le nouveau taux est plus bas que l’ancien, elle refusera très certainement de perdre de l’argent.

Faites votre choix !


Liens externes

Ces rachats de crédits venus d’ailleurs

29 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Qu’on se le dise, les opérations de rachat de crédits ne sont désormais plus l’apanage des seules banques anglo-saxonnes et européennes !

En effet, ce sont plus que des velléités commerciales qui nous parviennent d’autres continents jusqu’alors inactifs en matière d’offres de produits bancaires… Allez donc consulter le site de la banque marocaine Attijariwafa sur son site en ligne.

Vous constaterez alors que l’offre se veut attrayante, voire même agressive avec des avantages non négligeables pour les nouveaux arrivants… Ainsi, toute la palette de produits y passe : un Français pourra désormais obtenir un prêt personnel à la consommation, un prêt auto ou bien encore un véritable rachat de crédits venus tout droit de l’autre côté de la Méditerranée . Les produits sont déjà répertoriés et on entendra probablement parler d’ici peu de la carte Nemja ou du crédit novateur Trans’Salaf !

Cette banque se veut proche de ses clients et développe actuellement une stratégie allant dans ce sens. Cette approche est dans la digne continuité de la culture des banques islamistes.

A propos de ces dernières, François Meunier vient d’écrire un papier fort intéressant les concernant dans les Echos. A consulter d’urgence à l’adresse suivante http://www.lesechos.fr/info/analyse/4768894.htm,  l’article nous expose clairement quelle est la notion du crédit dans les pays islamistes. C’est fort instructif puisqu’on y apprend entre autres que le concept d’intérêt (« riba » en arabe) n’existe pas ! Rassurez-vous ! Les financiers d’Orient ont trouvé des solutions pour contourner le problème… pour autant « Le principe numéro un de la finance islamique, dont la plupart des autres découlent, est que le prêt à intérêt est interdit. Les relations commerciales qui se développent dans toute société, doivent se faire sur la base d’un partage équitable des risques et des profits des parties prenantes… » nous dit le directeur financier de la Coface.

Voilà qui fait rêver et doit donner des idées ! Pour autant une arrivée prochaine de ces banques en Occident parait probable, car « Une immense épargne devient disponible en provenance de pays qui affiche leur fidélité aux principes de la charia en matière de finance ». Les fonds existent et pourraient bien servir à financer dans les toutes prochaines années des opérations financières en Europe comme dans le reste du monde ! L’Arabie Saoûdite ou l’Iran proposerait ainsi des crédits à la consommation aux occidentaux et le rachat de crédit pourrait bien faire partie du package commercialisé !

Mais bien qu’il y ait l’exemple de la banque Attijariwafa, ce n’est peut-être pas encore pour tout de suite. En revanche, d’autres économies émergentes pourraient bien pointer le bout de leur nez dans un avenir proche à force d’être au contact de nos financiers. N’oublions pas que Cofidis et Sofinco sont à pied d’œuvre dans les pays de l’est, établissant à tour de bras de nouvelles implantations dans des pays nouveaux. Ces banques sont bien obligées de trouver de nouvelles niches de marché puisque le prêt personnel est saturé chez nous… Et si l’inverse se produisait dans un avenir proche ? S’il venait l’idée à certaines banques roumaines ou bulgares de proposer des palettes de produits attrayants aux Français ou aux Anglais endettés ?

Ce n’est peut –être pas pour tout de suite, mais le lendemain est souvent proche…

La Bourse de Paris au plus bas depuis mai 2005

18 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Le sauvetage d’AIG Vie par le trésor américain n’aura donc pas suffi à enrayer la crise de confiance qui règne sur les marchés et à éviter ce qui ressemble de plus en plus à une crise systémique…

La place forte parisienne a en effet terminé sa journée sous la barre des 4 000 points avec une baisse de 0.46 % du CAC à la fin de son exercice. Après avoir commencé ce jeudi à 3 982 points, l’indice français s’est quelque peu ressaisi pour l’heure à + 0.39 %.

Les événements financiers malheureux s’enchaînent tristement et contaminent désormais toutes les places financières mondiales. Ainsi à leur ouverture, les bourses asiatiques ont-elles continué leur chute vertigineuse dans le rouge. La Suisse jusqu’alors préservée commence à s’inquiéter si l’on en croit les déclarations du Président de l’association des banquiers helvétiques qui souligne que « La situation des crédits est dangereuse. SI elle provoque une baisse des bénéfices des entreprises, elle enclenchera une récession générale de l’économie ». Les uns s’inquiètent et d’autres tentent de tirer profit de la situation : c’est notamment le cas de Barclay’s qui essaie de racheter des parts d’AIG Vie ou de la Lloyd qui annonce le rachat d’HBOS pour 19 milliards d’€uros…

Et les annonces d’expositions de tel groupe ou de telle banque de s’accumuler : ce matin, l’assureur anglais AVIVA a fait part de ses expositions à hauteur de 270 millions de livres. Au même titre, l’italien BPM ou le néerlandais ING annoncent des pertes possibles…

Ces chiffres en cascade donnent le tournis et provoque de nombreuses réactions au sein de la classe politique et financière. Si Luc Châtel se veut rassurant en affirmant une nouvelle fois le peu d’expositions du système financier français, des experts bancaires pensent l’inverse ! C’est notamment le cas de Jean Peyrelevade qui estime la situation plus que préoccupante : « il ne faut pas oublier que les banques d’investissement du type de Lehman vivent avec une liquidité qui est assurée par des prêteurs, par les autres banques, par le système bancaire et par le marché… c’est par là que la contagion peut se manifester » Il craint visiblement l’effet systémique en dominos des faillites.

La situation débouche par ailleurs à des prises de position politique de plus en plus nombreuse et l’instrumentalisation de commencer avec un Henri Emmanuelli qui affirme : « S’il n’ y avait pas les Etats pour voler au secours des marchés, tout s’effondrerait. La faillite d’AIG Vie aurait été une catastrophe internationale… il y avait une régulation, on l’a fait sauter au nom du libéralisme… ».

Malgré la confusion de la situation, certains continuent leurs manœuvres. La BNP vient d’annoncer le rachat à 100 % de FIA-NET par sa filiale Sofinco. Ce spécialiste du Receive and Pay, un système permettant de payer à distance son achat seulement lors de la réception de la marchandise, favorisera la commercialisation du concept dans les pays où la marque Sofinco est fortement implantée. Le crédit ou le rachat de credit Sofinco n’a pas fini d’avoir le vent en poupe…

Rachat de credit SOFINCO

11 septembre 2008 par E. Baab · 2 Comments 

SOFINCO est l’un des plus anciens organismes financiers spécialisés dans le financement de prêts personnels dans l’Hexagone. Autrefois, elle appartenait à la banque Hénin et s’est d’ailleurs appelée Sofinco-la-Hénin.

Aujourd’hui, la marque fait partie du Crédit Agricole dont elle est l’un des fleurons. En effet, outre la gestion des comptes OPEN, SOFINCO distribue des prêts personnels sous toutes ses formes actuelles : prêt auto, prêt travaux, réserve d’argent, revolving, etc…
L’enseigne est implantée en France comme partout sur le vieux continent et collabore avec des industries et des enseignes de tout premier plan : BMW, Castorama, etc…

Sofinco est aujourd’hui connu pour toutes ses ramifications dans le monde du crédit. Ses possibilités sont étendues et vont désormais de la réserve Couleur au rachat de credit SOFINCO.

N’hésitez pas à faire une simulation pour avoir une idée de votre nouvelle mensualité après un rachat de crédit.