Les collectivités piégées par les subprimes
5 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Le sujet fut évoqué à plusieurs reprises par les médias : 25 % de collectivités locales françaises ont eu recours depuis le milieu des années 90 à des financements articulés autour des fameux subprimes ou crédits à risque. Il s’agit tout de même de la bagatelle de 34 milliards d’€uros qui sont a priori indexés sur des ”produits structurés”.
Certains établissements de crédit s’étaient tout particulièrement spécialisés dans la commercialisation de ce genre de produits à l’instar du belge Dexia et des Caisses d’Epargne dont les déconfitures donnent un net aperçu de la véritable bombe à retardement que sont ces produits. Proposés au départ à des taux attrayant, ces derniers sont en réalité indéxés sur des taux révisables articulés autour de la parité €uro/dollar. Ce qui coutait hier 3 % pouurait bien couter aujourd’hui 10 %. A titre d’exemple, le département de la seine saint denis a une dette composée à 98 % de crédits toxiques de sorte que les remboursements actuels qui s’élèvent à 47 millions d’€uros vont sans doute se transformer en 75 millions d’€uros : de quoi faire réfléchir…
Deutsche Bank et subprimes.
24 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Les fameux subprimes américains n’en finiront décidément jamais de faire couler de l’encre que ce soit outre-Atlantique ou sur le vieux Continent. Les activités de banque d’investissement auront entaché l’activité générale des banques et la dernière victime en date est la Deutsche Bank. Relativement épargnée par la crise du crédit jusqu’alors, le financier allemand se faisait discret. Il faut dire que ces derniers jours ont surtout mis en avant les vagues de licenciements auquels vont probablement procéder les grands noms de la finance américaine tels que Citigroup avec plus de 50 000 pertes d’emploi et Ge Capital avec un chiffre encore méconnu…
Rien d’étonnant à ce que certaines enseignes du vieux Continent soient donc concernées par le phénomène. Ainsi, la Deutsche Bank prévoit-elle des supprimer environ mille emplois dans sa branche de courtage. Ce chiffre représenterait 1 poste sur sept actuellement occupés au sein de cette activité, c’est à dire quelque 900 salariés…La Deutsche Bank avait bien géré la crise jusqu’alors, mais certains mauvais résultats liés aux crédits à risque auront eu raison de ce qui sera la plus importante vague de licenciement au sein du groupe depuis le début de la crise du crédit.
La division d’investissement du groupe emploie pour l’heure 11 000 personnes dont 7 000 sont directement au contact de la filière courtage, c’est à dire en poste à New-York ou à Londres.
Subprimes et Citigroup….
18 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Les conséquences des fameux crédits à risque appelés encore crédits toxiques ou bien subprimes n’en finissent décidément pas de faire des victimes….Outre les ménages non solvables ayant recouru à ce type de financements qui ont été contraints par la suite à céder leur maison par une vente forcée ou une saisie immobilière, ce sont aujourd’hui les employés des banques qui font les frais des erreurs stratégiques de leur société. Les mauvaises langues diront qu’il s’agit sans doute de “dommages collatéraux”, terme peu élégant pour désigner des employés qui vont beaucoup y perdre.
Chez Citigroup, la fameuse banque qui était née il y a 10 ans de la fusion entre Citicorp et Travelers, ce sont quelques 53 000 salariés qui vont être licenciés afin de permettre au groupe de tirer son épingle du jeu. Ce chiffre vient s’ajouter aux quelque 23 000 emplois déjà supprimés. Une catastrophe pour le marché de l’emploi qui voit de jour en jour le nombre de demandeurs augmenter que ce soit outre-Atlantique ou sur le Vieux Continent. Citi a perdu 20 milliards de dollars ces derniers mois ce qui l’a contraint d’accepter une partie des fonds du plan de relance Paulson.
Cette banque aura décidément beaucoup perdu à travers cette crise financière. D’une part, le groupe ne sera plus rentable pendant quelques années et d’autre part Citigroup perd des parts de marché, car ses concurrents directs JP Morgan Chase, Wells Fargo et Bank of America profitent de la débandade de diverses banques pour affirmer leur position dominante en rachetant d’autres organismes mis à mal. Il est fort à parier que le dirigeant de l’enseigne Vikram Pandit est sur un siège éjectable et que son Président, Winfried Bischoff, compte ses jours…
Axa, banque et assurances : de solides perspectives !
12 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
On a beaucoup parlé dans les médias des nouvelles banques en ligne dont Axa fait partie. La compagnie d’assurance a donc diversifié ses activités pour créer notamment Axa Banque et compléter son offre produits. Ces évolutions positives ont sans doute permis au groupe de mieux traverser la crise financière que d’autres, surtout dans un domaine aussi exposé que celui de l’assurance…
Ainsi pouvait-on lire récemment dans Le Journal des Finances que le titre Axa constituait un bon achat pour son rendement. L’hebdomadaire évoquait “En retenant par prudence un bénéfice net 2008 en baisse de 28 % et un dividende net de 1 €uro, le titre offre encore un rendement prévisionnel attrayant de 6.6 %“. De quoi satisfaire des investisseurs qui mis à mal par les temps qui courent trouvent avac Axa un seuil de rentabilité plus que convenable d’autant plus que le groupe a su mieux que limiter la casse en raison des difficultés que connaissent les activités d’assurance-vie et de gestions d’actifs…
Le recul de 3.1 % du chiffre d’affaires du groupe pour les neuf premiers mois de l’année n’a donc pas surpris les marchés et les a bien au contraire renforcés dans leur conviction que le groupe a les reins solides et que son exposition aux subprimes fut plus que limitée. Les actionnaires pourront s’attendre à un dividende frôlant avec un €uro par action…
Rachat de crédits et rapport Lefebvre
2 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Depuis l’année dernière, les différentes dérives du monde du crédit en général ont suscité de nombreuses interrogations tant dans les milieux financiers qu’au sein de la classe politique.
Explosions de taux variables et autres articulations de prêts occultes ont déclenché des réflexions sur la probable nécessité d’encadrer au mieux les mécanismes de crédits.
Ainsi, après Scrivener, Neiertz et plus récemment Châtel, le parlementaire Lefebvre, député des Hauts-de-Seine, a mis sur pied un rapport proposant des mesures concrètes pour lutter contre de futures déviances dans le domaine du crédit.
L’environnement du rachat de crédit n’échappe pas à ces considérations et représente peut-être l’un des secteurs bancaires les plus concernés par ce rapport compte-tenu des articulations commercialisées sur le marché.
Avant d’évoquer les points essentiels soulignés par Lefebvre, ces quelques lignes de Bernard Worms résument bien les raisons pour lesquelles le parlementaire s’est attaché à rédiger son document :
La sinistralité sur les crédits au logement serait au regard des standards anglo-saxons, jugée inexistante. Cependant, l’ombre de la crise des subprimes plane sur le rapport Lefebvre et ce pour une raison justifiée : ici comme là-bas, les emprunteurs ont souscrit des produits dont ils ne comprenaient pas les mécanismes, proches en cela de certains de ceux qui les leur avaient vendus, et dont ils ne mesuraient pas les évolutions possibles de leurs charges de remboursement et du capital restant dû en cas de remboursement anticipé.
B. Worms met très nettement en avant les augmentations imprévues de mensualités calculées sur des taux variables non plafonnés. Lefebvre préconise les principales mesures suivantes :
En premier lieu, le principe du taux d’appel sera probablement interdit : jusqu’alors les organismes de crédit pouvaient distribuer des produits articulés sur un taux d’appel dit de « première période », puis réévalué lors de la seconde période, c’est-à-dire la durée restante du prêt. Ce que Lefebvre critique est le risque d’envolée de la mensualité d’une période à l’autre et ce pour deux raisons. Tout d’abord parce que le taux de première période n’est pas le reflet du taux réel, il y a donc de fait une augmentation de mensualité afin que le taux de première période rattrape celui de la seconde. Ensuite, en cas de hausse des taux d’intérêts, le « rattrapage » du taux réel est d’autant plus important ce qui engendre une augmentation proportionnelle de la mensualité…
Les produits indexés sur la parité euro-dollar initialement contractés à 3 % en 2005, se retrouveraient ainsi à un taux nominal de 10 % à l’heure actuelle : c’est malheureusement ce qui risque d’arriver aux collectivités locales françaises ayant eu recours à ce type de mécanismes ! On estime leur nombre à 25 % des encours contractés… Pour ce qui est du rachat de crédits, les prêts hypothécaires ne seront pas encore concernés par cette mesure, car ils n’appartiennent pas à la catégorie des prêts immobiliers. Mais ceci les touchera d’ici un an !
Le rapport stipule par ailleurs que les offres devront contenir un jeu complet de simulations : probablement deux cas de figure, le moins bon et le meilleur, ce qui reviendra à indiquer les mensualités minimales et maximales que les emprunteurs pourraient se voir attribuer.
Quant au taux en question, en cas de passage à taux fixe, l’offre devra clairement faire apparaître quelle sera alors sa valeur nominale ainsi que les éventuels frais liés à sa réalisation.
Enfin, le rapport insiste tout particulièrement sur la nécessité de parler non plus de taux révisable, mais de « taux maîtrisable ». De façon générale, il faut relativiser les choses et rappeler que seuls 1 % des taux immobiliers en France sont fondés sur des taux variables, mais sans occulter que ce n’est pas le cas des produits de rachats de crédits qui sont eux très directement concernés par ces considérations…. A suivre de près dans les tout prochains mois…
Adoption du plan de sauvetage des crédits douteux
2 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
C’est la grande nouvelle du jour : le sénat américain vient d’adopter le plan de sauvetage des crédits douteux.
Le fameux plan Paulson doit encore être ratifié par la Chambre des représentants dans le courant de la journée de demain. Rappelons qu’il s’agit de 700 000 milliards de $ qui viennent se rajouter aux 300 000 milliards déjà injectés. Cette bonne nouvelle a semble-t-il fait du bien au Palais Bourbon qui est en hausse de 1 % pour l’heure à 4 100 points. Il est à noter que Paris réagit mieux que les Bourses asiatiques et ses cousines européennes qui ne semblent pas rebondir sur l’annonce du plan américain.
Il faut souligner que Paris est soutenu par l’annonce de Sarkozy de venir en aide aux familles françaises victimes des « subprimes à la française », c’est-à-dire ces fameux crédits-relais qui mettent des ménages en grande difficulté. On parle d’une sorte de Plan Paulson à la française que le Président souhaiterait voire élargi aux autres pays de l’Union, chose que ces derniers refusent jusqu’à présent.
Natixis profite pleinement de la journée avec une hausse de 8.9 %. Le secteur bancaire devra passer une journée à peu près paisible avec notamment l’annonce de la participation de la CNP dans l’augmentation de capital de Dexia, passant ainsi de 2 à 3 %.
De manière générale, Paris réagit mieux, car moins touché par l’annonce des mauvais chiffres de l’automobile aux Etats-Unis qui exporte plus au Royaume-Uni et en Asie. Seul General Motors s’en sort avec une baisse plus faible que prévue.
De son côté, le billet vert affiche un regain de forme avec une parité qui s’établit à 1.39 $ pour un €uro. Voilà qui est de bonne augure pour les échanges commerciaux et facilitera à nouveau l’exportation américaine…
L’endettement de l’Oncle Sam !
29 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Depuis maintenant un peu plus d’un an, l’actualité économique mondiale est animée par les soubresauts consécutifs à la crise des subprimes qui s’est amorcée outre-Atlantique.
Ainsi, oscillations des bourses, récession de l’immobilier ou encore inflation galopante constituent désormais notre quotidien !
Dans son récent rapport, l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique) soulignait dans l’avant-propos de son secrétaire général, Angel Gurria, que « Les turbulences financières et le ralentissement économique qui a suivi ont fait trébucher l’économie mondiale… La crise des prêts hypothécaires à haut risque a mis en lumière la vulnérabilité du système financier actuel. L’innovation financière, comme la titrisation de presque tous les types de créances en actifs négociables, a sans aucun doute permis de répartir les risques, mais au prix de nouvelles faiblesses… ».
On aura compris que la toile de fonds économique a en partie engendré des déviances dont les conséquences sont essentiellement des endettements devenus records ! Ces derniers se sont amplifiés dans la plupart des pays développés et ont atteint des chiffres invraisemblables chez les Anglo-saxons : rappelons que la dette des ménages anglais est désormais supérieure au PIB britannique !
Mais qu’en est-il aux Etats-Unis de l’endettement des particuliers ? Au début de cette année, la correspondante du Figaro économie, Armelle Vincent mettait en avant les difficultés d’endettement des ménages américains avec ses deux papiers « Après les saisies immobilières, les saisies d’automobiles… » et « Le cauchemar des Américains endettés ». Elle soulignait l’aggravation des finances des foyers en observant qu’en milieu d’année l’endettement moyen des américains était passé de 14 000 dollars l’an passé à 27 000 dollars actuellement. L’endettement moyen étant passé à 115 ou 120 % en moyenne. Ces chiffres correspondent aux possibilités de financement que les banques américaines ont octroyé aux ménages, c’est-à-dire à hauteur de 125 %. Le manager de la division auto de Benchmark international, Richard Apicella déclarait en début d’année que « .. .les sociétés de crédit proposent désormais un financement allant de 100, voire à 125 % du prix du véhicule ». Les banques ont donc prêté des liquidités en plus du besoin financier pur… Il fallait bien alimenter le système reposant sur de la croissance en favorisant la consommation. Mais à quel prix ! Celui mettant en péril la solvabilité des ménages ?
Certes les banques ont réagi et depuis quelques mois, les courriers promotionnels et autres chèques en blanc se sont raréfiés ! Par ailleurs, les pouvoirs publics sont intervenus et l’aide de l’administration Bush «…s’est traduit par des versements du Trésor aux ménages… qui a effectivement soutenu la consommation» souligne Philippe Wenger dans son article L’OCDE croit les Etats-Unis capables d’éviter la récession. Malheureusement les revenus des ménages américains ont reculé de 0.7 % et les achats fléchissent à nouveau (d’environ 0.4 %).
La FED a par ailleurs prévenu qu’il n’y aurait pas de baisse à court terme des taux directeurs, ce qui soulagerait quelque peu les taux d’intérêt prohibitifs des foyers.
L’Oncle Sam a donc du souci à se faire et l’américain moyen conservera encore un bon bout de temps son endettement actuel : because consommation et croissance du pays obligent !
Le remède à la finance mondiale
26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
« Le Docteur Paulson vient d’administrer un remède de cheval à une finance mondiale malade de ses excès » pouvait-on lire ce matin dans les Echos.
En effet, le plan du secrétaire d’Etat américain devrait mettre un terme définitif à la crise amorcée par les fameux subprimes. Quant à résoudre les problèmes économiques dans leur ensemble, c’est une autre paire de manche…
Ceci dit, la confiance semble revenir comme en témoigne le Cac du 27 septembre qui a clôturé à + 2.73 %, c’est-à-dire à 4 226 points : l’indice phare de Paris a été entraîné par les bons résultats des titres bancaires, Crédit Agricole, Dexia et EADS empochant plus de 6 % de valeur !
Un patron de banque a confirmé ces impressions en soulignant que « Si l’on croit au plan Paulson, la volatilité du marché va se réduire, et les banques pourraient diminuer le montant des provisions qu’elles pensaient passer au 3ème trimestre ». L’effet yoyo devrait donc s’estomper même si pour l’heure la Bourse française perd 1.83 % en raison des affaires Alitalia et de l’annonce du plan de suppression d’emploi de Renault.
La planète finance devrait se stabiliser dans les prochains jours, notamment parce que l’augmentation de capital de Natixis n’a pas été un échec grâce à l’intervention du patron des Caisses d’Epargne (co-actionnaire du groupe avec la Banque Populaire) qui a assuré que son enseigne et la Banque Populaire seraient les garants des ratio de solvabilité de Natixis. Bonne nouvelle soutenue par une parité euro-dollar en équilibre : il faut 1.4588 billets verts pour une monnaie européenne…
Pourvu que cela dure !
La FED à la rescousse AIG Vie !
17 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
La bonne nouvelle du jour est venue de la Banque Centrale Américaine qui est venue à la rescousse d’AIG Vie en injectant 85 milliards de $ dans les caisses du géant financier évitant ainsi un désastre de plus et le maintien de la crise de confiance des marchés.
L’effet escompté ne s’est pas fait attendre puisque les bourses asiatiques étaient en hausse dès le petit matin et ce sauvetage in extremis a permis à Paris d’ouvrir à +1.39 %, c’est-à-dire à 4 144 points.
Pour l’heure le CAC 40 se situe à 4149.25 points et poursuit sa bonne entame de ce début de journée.
La Fed a donc fait ses choix et après avoir sauvé Freddie Mac et Fannie Mae, l’institution de régulation est intervenue en faveur d’AIG. Seule Lehman Brother aura été laissée sur le carreau, mais semble en bonne voie de rachat par Barclay’s qui s’est remis sur les rangs. La Fed a sans doute fourni des garanties suffisantes pour que l’opération puisse se réaliser…
Souhaitons que cet heureux épisode ne soit pas entaché par l’annonce des expositions des crédits adossés aux subprimes des banques d’affaires françaises ! En effet, le Crédit Agricole annonce une exposition à hauteur de 250 millions d’€uros, la BNP à hauteur de 400 millions et enfin la Société Générale à hauteur de 76 millions. Il est vrai que ces chiffres sont sans aucune commune mesure avec ceux des géants américains qui étaient au bord de la faillite il y a peu… mais pourraient malgré tout inquiéter la place financière de Paris et faire plonger le CAC au cours de la journée.
Le risque d’une journée mitigée est d’autant moins à écarter que le baril de brut a perdu 39 % par rapport à son pic du 17 juillet pour arriver hier à 88 $ à Londres et 90 $ à New-York. La baisse est progressive, mais continue : pour la première fois depuis 7 mois, l’or noir est sous la barre des 90 $. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Difficile à dire, car d’un côté un pétrole qui baisse pondère le jeu de l’inflation ce qui semble positif, mais de l’autre le phénomène reflète la mauvaise santé de l’économie mondiale. Pas d’illusions : La baisse du pétrole est une conséquence directe du ralentissement de l’économie avec une demande plus faible des matières premières par le secteur industriel, surtout américain…
La finance mondiale ébranlée par les subprimes
16 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment
Cette fois, c’est un véritable séisme qui aura ébranlé l’ensemble des places financières du globe après l’annonce de la mis en faillite du géant hypothécaire américain Lehman Brothers.
Le mauvais début de journée de Paris s’est finalement clôturé à -3.78 %, les vieux démons pointent à nouveau le bout de leur nez et une crise systémique est désormais à craindre. Avec une ouverture à 4 101 points, c’est-à-dire à - 1.62 %. C’est une véritable crise de confiance qui est en train de s’instaurer dans les marchés financiers. Elle est presque sans précédent depuis la crise de 1929 et touche même les Helvètes qui étaient jusqu’alors relativement à l’abri de toutes ces secousses bancaires.
On notera d’ailleurs du côté suisse, le rachat de Ciba par le monstre allemand BASF qui continue ainsi sa politique de diversification.
Côté outre-Atlantique, Lehman Brothers s’est donc placé sous protection du chapitre 11 et on craint fort pour AIG dont la dégringolade continue… surtout après l’annonce des notations de Standard and Poor ! D’autres institutions dont on n’avait que peu d’échos jusqu’alors montrent également des signes de faiblesse tel que Washington Mutual. A priori le rachat de Merrill Lynch par Bank of America pour 50 millions de $ n’a pas rassuré les investisseurs.
Il faut dire que le contexte est particulièrement maussade avec de surcroît l’ampleur des dégâts causés par Gustav et Ike qui s’élèverait à 5 milliards de $. Voilà qui va faire tanguer un peu plus les fragiles finances des assureurs et qui risque de déstabiliser le prix du brut. Une baisse du barril trop accentuée précipiterait les places financières un peu plus dans le rouge…
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