2,71 milliards d’euros d’épargne sur le Livret A

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Billets de 500 € - ©Cosmix, CC0 Creative Commons

Les retraits sur livret A ont énormément flanché par rapport aux dépôts depuis le début du confinement. Le fléchissement des investissements devient préoccupant pour Monsieur Bruno Le Maire.

Le livret A toujours aussi attractif

La collecte de fonds destinés à l’épargne connait une vivacité remarquable depuis la distribution du livret A. De plus, ce genre de placement a connu un essor incroyable depuis la défiscalisation des taux d’intérêt puisqu’il est totalement protégé par l’État. Il s’avère que le livret A demeure un placement très prisé et intéresse de plus en plus les Français à cause des produits relativement bas qu’il génère. Ce taux a été fixé à 0,5% depuis 2015.

Le livret A attire beaucoup de ménages modestes puisqu’il constitue une forme d’investissement sans risque. Malheureusement bas, le taux de rémunération du livret A renforce la situation financière des établissements de logement social en dégageant des marges de manœuvre permettant de financer des projets immobiliers tous les ans.

La pandémie du Covid-19 est l’origine de la hausse des dépôts sur livret A

Depuis le 27 mars dernier, la suspension des échanges commerciaux n’a pas laissé le choix aux Français. La situation les oblige à épargner. Le confinement a fortement réduit la consommation, cela s’est réduite aux besoins physiologiques ces derniers temps. Pour faire face à cette crise sanitaire mondiale et afin de soutenir les familles dépourvues de revenus ainsi que les plus démunies, l’Etat déploie 110 milliards d’euros pour la mise en œuvre du plan d’aide social.

En effet, la fermeture des industries, liée aux mesures de protection sanitaire, a engendré des situations aussi chaotiques les unes comme les autres : augmentation du taux de chômage, report d’échéances fiscales et financières dans toutes ses formes, etc. Depuis le confinement, un déficit notable de 9% a déjà été constaté, cela est notamment causé par la baisse ou quasi-inexistence de la production locale, le blocage des échanges nationaux et internationaux, etc.

La tendance des épargnes à la hausse depuis le mois de Mars 2020

Entre février et mars, les chiffres communiqués quant aux dépôts du livret A n’ont pas cessé de flamber. La Caisse des Dépôts et consignations affiche 2,71 milliards d’euros concernant la collecte de fonds déposés par les épargnants contre 1,17 milliard d’euros au mois de février. Il s’avère que les projets financés par ces fonds de dépôts en seront particulièrement affectés après cette crise sanitaire.

Il est alors certain que l’économie sera encore plus ruinée après le confinement puisque le financement de l’économie sociale et solidaire est susceptible de ne pas être effectif à l’instar de la hausse considérable des dépôts du livret A et du LDDS. Il est également probable d’assister à l’allègement des crédits bancaires voire à leur anéantissement total. À ce jour, le montant de dépôts collectés sur les livrets A et livret de développement durable et social s’élève à 3,82 milliards d’euros.

Liaison des crises mondiales aux chutes de taux du livret A

Généralement, le taux du livret A chute en raison des différentes crises frappant un pays et ou le reste du monde. Le monde en est d’ailleurs victime à l’heure actuelle. En 1946, après la deuxième guerre mondiale, pendant la reconstruction du pays, le taux sur le livret A était seulement à 1,50%, ce qui reflète une baisse significative. Depuis 2015, la succession des crises financières mondiales a affaibli le taux du livret A et ses voisins à raison de 0,5%. Et cela est resté le même jusqu’en 2020.

Cependant, du temps du pouvoir socialiste avec l’arrivée de François Mitterrand en 1981, le plus haut taux du livret A jamais enregistré par la France atteint 8,5%. L’explication est simple, l’évolution du taux d’intérêt du livret A est régulièrement reliée à l’inflation d’un pays. C’est en fait la conséquence des crises financières.

Épargne versus Investissement

Au point où l’économie se trouve être la plus déficitaire, Monsieur Bruno le Maire a affirmé dernièrement que : « ce n’est pas d’épargne dont nous avons besoin pour notre économie, mais d’investissement ». Face à cette crise manifestement plus dévastatrice que celle de 1929, le Ministre de l’économie s’attend au pire et s’inquiète du devenir de l’économie française. Les impacts du Covid-19 ont accablé l’économie mondiale et cela se présente plus grave que les crises post-guerre nucléaire mondiale.

Le Ministre Bruno le Maire ajoute dans son discours qu’il y a un « risque de voir le taux d’épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie ». Il estime que d’ici la fin du mois de mars, les encours impactés par les livrets A et le LDDS avoisineront les 420 milliards d’euros. Malgré un taux d’intérêt relativement bas de 0,5%, les rémunérations de dépôts de fonds du premier trimestre de l’année 2020 ont accru de 9,90 milliards contre 9,65 milliards l’année dernière.

Le gouvernement inquiet des dépôts sur le livret A

L’augmentation de 50% des dépôts a évidemment créé le désespoir du gouvernement français. Afin de rehausser l’économie française, il est impératif que la population recommence à consommer puisque la situation aura une incidence grave sur le PIB. Les placements immobiliers ainsi que les investissements mobiliers sont favorables à la redynamisation de l’économie hexagonale.

Au-delà de l’espoir commun au passage à la fin du confinement, la reprise se doit être progressive. Il faudra un peu de temps pour que la consommation reprenne son cours normal. L’annonce du déconfinement partiel par Emmanuel Macron prévu pour le 11 mai encourage toutefois et apaise les esprits de certains, ce sera peut-être la fin de cette incessante chute pesante.

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