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La dérive du crédit à la consommation…

dans Banques/News

Très médiatisé depuis le début de l’année notamment depuis la réforme du crédit à la consommation engagée par la ministre de l’économie Christine Lagarde, le crédit à la consommation alimente toute sorte de polémiques et de discussions qui ont parfois tendance à occulter son utilité première quelque peu dans l’ombre de ses dérives.

Rappelons rapidement que le crédit à la consommation sous sa forme renouvelable a fait son apparition dans l’Hexagone au tout début des années 90. Il était destiné à financer des petits achats ponctuels et de faible montant dans des proportions modestes. Puis à la fin des années 90 et surtout au début de ce millénaire, sa commercialisation s’est accrue de façon considérable, car finalement peu légiférée par les pouvoirs publics. C’est notamment sa croissance exponentielle qui a fait exploser en conséquence les opérations de rachat de crédit.

Mais dans le concept originel, le crédit revolving n’avait pas pour objet d’être démultiplié. Ceci a été la conséquence d’un matracage médiatique omniprésent incitant les contribuables à consommer encore et toujours plus. Incitation à la consommation dont le revolving fut l’un des outils de prédilection. Organismes et législateur n’ont à ce moment pas pris garde à la dérive du crédit à la consommation.

En y réfléchissant bien, le revolving n’a-t-il pas été l’un des moyens de consommation privilégiés permettant à notre économie d’avoir une croissance minimale…Au grand désarroi des associations de protection des consommateurs, c’est peut-être bien parce qu’il l’est toujours que le gouvernement a peut-être décidé de ne pas supprimer ce produit financier dans la future réforme. Ménager la chèvre et le chou, telle est la devise…

Le gros problème, c’est que dans le même temps, le crédit à la consommation a de plus en plus rempli un autre rôle : celui d’aider de nombreux ménages « à boucler les fins de mois difficiles » comme l’intitulait un grand quotidien économique récemment. Cet aspect des choses impliquerait que le crédit revolving est un levier indéniable au déficit chronique de revenus de ménages n’ayant plus un pouvoir d’achat suffisant…

Le revolving est peut-être l’arbre qui cache la forêt : il est à la fois devenu indispensable au bon fonctionnement d’un sytème économique tout en occultant le fond d’un problème bien plus crucial !

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