Aramco et Geely en pourparlers pour entrer au capital de Renault

//

Les pourparlers entre Saudi Aramco, le constructeur automobile chinois Geely et Renault sont en cours. Il s’agit d’une éventuelle entrée des deux sociétés dans le capital de Renault. Le constructeur automobile français envisage de séparer ses activités automobile en deux entités distinctes : une pour les activités électriques, et une autre pour les moteurs thermiques et hybrides.

Renault scindé en 2 entités ?

Il y a quelques jours, Le Monde rapportait qu’Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, pourrait bientôt devenir partenaire de Renault. D’après Reuters, la société saoudienne pourrait compter sur le soutien de Geely, le constructeur automobile chinois.

Il est indiqué que Renault scindera le groupe en deux entités indépendantes : une pour els moteurs thermiques et hybrides, l’autre pour les moteurs électriques. L’une de ces entreprises serait dédiée à la création de moteurs hybrides et thermiques, avec la possibilité de travailler sur des carburants post-pétrole et de synthèse. Aramco pourrait s’associer à Geely Automobile Holdings, un constructeur automobile chinois et propriétaire de Volvo. La société a déjà investi 34 millions de dollars dans la filiale sud-coréenne de Renault en mai 2019.

L’entité thermique nommée Horse est destinée à approvisionner l’ensemble de l’industrie automobile. Son nom vient du mot grec pour chaleur. D’un autre côté, l’activité électrique du groupe sera nommée “Ampère”. L’Etat deviendrait actionnaire de “référence” de cette partie de l’activité. En effet, les véhicules électriques sont promis à un bel avenir en Europe où Bruxelles a récemment annoncé une décision d’interdire la vente de voitures neuves à essence en 2035.

La CGT a immédiatement fait appel à l’État, actionnaire à 15 % de Renault, car elle affirme que l’entreprise est en « démantèlement ». Le syndicat CGT a plaidé dans un communiqué pour que l’entreprise Renault reste cohérente et détienne tous les métiers d’un constructeur automobile.

Ils ont également exigé que le gouvernement mette fin au projet d’abandon de leur propre industrie. Ils ont en outre exigé que le groupe maintienne une autonomie et une indépendance complètes vis-à-vis de toute influence extérieure.

La direction de Renault s’est refusée à tout commentaire auprès de l’AFP. Luca de Meo, directeur général de l’entreprise, a déclaré que la séparation de leurs activités thermiques et électriques progresse bien. Il a déclaré que cela est dû à un désir d’améliorer l’efficacité et la performance opérationnelle.

Une entrée en bourse de l’activité électrique à terme ?

Le projet vise à intégrer dans la partie électrique de l’activité l’usine de Cléon et le campus industriel Electricity en une seule structure. Appelée l’entité “Ampère”, elle se concentrera sur la production de voitures et de moteurs électriques. De plus, cette structure hébergera la division logicielle de Renault appelée Renault Software Lab. Le laboratoire est considéré comme un élément clé de la chaîne de valeur automobile de demain. Ils ont pour objectif d’avoir 100% de leurs ventes de véhicules électriques en Europe d’ici 2030. Le projet emploiera 10 000 personnes sur les 120 000 que compte le groupe.

La filiale de Renault “Horse” envisage de fonctionner comme une grande entreprise de 10 000 salariés mais basée à l’étranger. La plupart de ses activités seront de nature mécanique et constituent la chaîne de traction (powertrain dans le jargon automobile). Luca de Meo, directeur général de Renault, a déclaré que Horse vise à devenir un champion du monde du powertrain en surfant sur l’hybridation notamment des moteurs thermiques. A travers cette filiale, de nombreux ateliers mécaniques seront regroupés à l’étranger pour fabriquer des moteurs et des boîtes de vitesses.

Bien que Renault ait assuré au public au printemps que le groupe garderait le contrôle de ces deux structures, l’une d’entre elles pourrait être cotée en bourse au second semestre 2023. La raison en est de profiter de l’intérêt accru pour un pure player du marché de la voiture électrique. Toutefois, cela ne se ferait pas par l’intermédiaire d’une de ses filiales dédiées à la chaîne de traction.

Précédent

Le CAC 40 chute au mois d’août, les gains de juillet effacés de moitié

Suivant

JP Morgan recommande de s’éloigner du Bitcoin pour quelques temps

Derniers articles de Bourse