AZF : un procès hors normes !

dans News/Rachat de crédit

Le procès en correctionnelle de l’explosion de l’usine AZF s’ouvre ce jour, avec un enjeu de taille : établir la vérité sur les circonstances de la plus grande catastrophe industrielle survenue en France : que s’est-il vraiment passé ce 21 septembre 2001 ?

L’énorme explosion de 300 tonnes de nitrate d’amonium avait fait 30 morts et des milliers de blessés. La déflagration, représentant un séisme de 3,4 degrés sur l’échelle de Richter, avait soufflé 30 000 logements dans un rayon de 6 kilomètres et des centaines d’entreprises.

A l’issue d’une instruction qui a duré six ans et pendant laquelle plusieurs pistes ont été explorées, les experts ont retenu l’hypothèse d’un malencontreux mélange chimique et ont rejeté l’hypothèse d’un attentat, ce que réfute Total.

Seuls sont sur le banc des accusés l’ancien directeur de l’usine AZF et le Société de la Grande Paroisse, en tant que personne morale.

Pourtant, les associations de victimes et leurs avocats réclament la mise en examen de Total et souhaitent revenir sur le montant des indemnités qui a déjà été versé par le géant du pétrole.

Ce procès hors-normes va durer quatre mois. Le dossier d’instruction représente 53 820 pages; plus de 1800 parties civiles sont représentées, une soixantaine d’avocats et 35 experts judiciaires vont défiler à la barre et 80 journalistes sont attendus dans une salle spécialement aménagée pour l’occasion. Cinq magistrats (au lieu de deux habituellement) et deux procureurs de la République vont orchestrer ce procès qui sera filmé et enregistré, une première en France pour un procès en correctionnelle.

Les dix huit semaines ne suffiront certainement pas à mettre tout le monde d’accord : le délibéré sera rendu la deuxième quinzaine de novembre.

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