Nouvelle semaine de bourse : à quoi peut-on s’attendre ?

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Alors que le CAC 40 est allé d’un extrême à un autre la semaine dernière en raison des inquiétudes autour de la Fed et des tensions en Ukraine, certains investisseurs ont su profiter de la volatilité des marchés financiers et saisir l’opportunité.

Les tensions géopolitiques semblent s’apaiser (pour cette semaine)

Le CAC 40 repart pour une nouvelle semaine mouvementée. L’indice phare de Paris a clôturé dans le rouge vendredi après une baisse de 4% le lundi 24 janvier. Les trois séances qui ont suivi ont effacé la quasi-totalité des pertes de ce lundi noir, au milieu des craintes liées à la menace de l’inflation et des mesures de la Réserve Fédérale, la plupart des marchés ont clôturé dans le rouge, vendredi.

Cependant, après la baisse de vendredi à Wall Street, les principales actions européennes devraient ouvrir en hausse lundi, les inquiétudes concernant la politique monétaire américaine devant être levées en début de semaine, avec de nombreux indicateurs, des réunions des banques centrales et des bénéfices des entreprises. Toutefois, les tensions entre l’Ukraine et la Russie restent susceptibles de bouleverser l’ensemble de l’économie mondiale. Alors que les tensions entre la Russie, les États-Unis et l’UE au sujet de l’Ukraine restent élevées, les hostilités ont commencé à s’apaiser à la suite de la réponse écrite des États-Unis aux demandes russes.

Aussi, la pression diplomatique chinoise incite Vladimir Poutine à ne pas déclencher d’hostilités avant le début des Jeux olympiques. Dans le cas de l’Allemagne, elle rejette les sanctions économiques douloureuses, telles que la réduction des importations de gaz ou de pétrole, préférant les sanctions liées à l’accès aux marchés financiers (systèmes de paiement Swift). A moins d’un événement majeur, la situation géopolitique devrait donc rester stable cette semaine.

Outre ces tensions, le sujet d’actualité majeur de la semaine restera la Fed et les mesures qu’elle envisage pour endiguer la progression de l’inflation cette année.

Le combat contre l’inflation toujours au centre des préoccupations

Le Federal Open Market Committee (FOMC, Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale) a confirmé le virage restrictif que la Fed a pris ces derniers mois : l’inflation est très loin de l’objectif des autorités monétaires, le marché du travail est très tendu et la croissance est bien orientée, au-delà de son potentiel. Les rachats d’actifs prendront fin début mars, suivis de la première hausse des taux « bientôt », soit suite à la réunion du 16 mars.

Le président de la Fed « ne cherche pas à recalibrer les attentes du marché en matière de hausse des taux, qui ont déjà fait passer leurs attentes de trois hausses de taux du FOMC en décembre à quatre avant la conférence de presse ». Il n’a pas non plus exclu une hausse des taux de plus de 0,25 point de pourcentage à chaque séance, ni une possible contraction du bilan avant la fin du premier semestre. Les marchés monétaires tablent sur plus de 90 % de chances d’au moins quatre hausses de taux de la Fed d’ici à la fin de l’année et 67 % de chances d’en avoir au moins cinq.

Cette semaine, les réunions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre (jeudi) seront au centre des préoccupations du marché, ainsi qu’un certain nombre d’indicateurs économiques tels que l’inflation de la zone euro (mercredi) et les rapports mensuels sur l’emploi aux États-Unis (vendredi).

Pendant ce temps, les investisseurs surveilleront les estimations préliminaires du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au quatrième trimestre à 10h00 GMT, ainsi que les premiers chiffres de l’inflation allemande pour janvier à 13h00 GMT.

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