La Bourse de Paris sur une dynamique haussière

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La Bourse de Paris a poursuivi sa dynamique haussière et a clôturé au-dessus de 6 700 points, aidée par de bonnes publications d’entreprises en Europe et aux États-Unis. Elles ont relégué au second plan les interrogations sur la politique monétaire des grandes banques centrales.

Deuxième séance de hausse consécutive

La Bourse de Paris a poursuivi ses gains jeudi, avec le CAC 40 en hausse de 1,36% à 6 715. Même à son plus haut cet après-midi, l’indice parisien a augmenté de 2% à 6.758 points.

Plus que le débat en deux tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, qui n’a pas perturbé les attentes de vote et pointe toujours vers une réélection du président sortant, les marchés ont réagi à la publication des résultats trimestriels sur le chiffre d’affaires.

Les publications trimestrielles des entreprises ont continué de soutenir le marché, tandis que la deuxième estimation de l’inflation de la zone euro pour mars a été révisée en légère baisse à 7,4% contre une lecture initiale de 7,5%. Cependant, il ne suffit pas de remettre en cause le scénario d’une hausse des taux directeurs par la BCE avant la fin de l’année.

Le mois dernier, la Fed a relevé ses taux d’intérêt de 25 points de base et devrait les doubler au cours des deux prochains mois dans le but de contrôler l’inflation. Les marchés s’interrogent désormais sur la stratégie de la BCE suite aux commentaires “hawkish” du président de la Banque nationale de Belgique, Pierre Wunsch, qui a déclaré à Bloomberg que la BCE pourrait relever légèrement son taux directeur d’ici la fin de l’année à zéro, à moins que l’économie de la zone euro ne subisse une grave crise.

Dans un entretien accordé à la même agence, le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, s’est dit favorable à l’arrêt des achats d’actifs en juillet, alors que la BCE s’est contentée d’évoquer le troisième trimestre début avril, sans plus de détails. “Les risques d’inflation à court terme augmentent”, a déclaré Christine Lagarde au siège du FMI à Washington.

Elle a également déclaré que la guerre en Ukraine était un risque qui pourrait affecter les marchés financiers de la zone euro. Le rendement du Bund allemand à 10 ans, la référence de la zone euro, a augmenté de 5 points de base à 0,90 %. Le président de la Banque centrale européenne, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, et le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, participeront à une soirée débat sur l’économie mondiale organisée par le Fonds monétaire international.

Du côté des valeurs

Carrefour a chuté de près de 3% à 19,77 euros. Le distributeur a subi des prises de bénéfices suite aux bonnes performances boursières depuis le début de l’année. Le rapport trimestriel du Groupe Alexandre Bompard est globalement en ligne avec les attentes des analystes, même si certains pointent une activité économique relativement décevante en France. Au premier trimestre 2022, le numéro un européen de la distribution alimentaire a réalisé un chiffre d’affaires de 20,239 milliards d’euros, en hausse de 3,4% sur un an.

Les ventes sont restées stables en France, en hausse de 3,4% en Espagne et de 7,5% au Brésil. Le groupe a confirmé qu’il visait un cash-flow libre supérieur à 1 milliard d’euros cette année, et il a relevé son objectif annuel de réduction des coûts à 900 millions d’euros en 2021-2023 dans le cadre du plan d’économies en cours, dans un contexte d’accélération de l’inflation portée à 2,7 milliards au cours de la période de l’année.

Air Liquide a augmenté de 0,5% à 162,7 euros. Dans le dernier avis de courtage sur le dépôt de l’industrie, Stifel a relevé sa recommandation à un « achat » plutôt qu’à un « maintien », avec un prix cible de 197 euros, contre 172 euros plus tôt.

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