Bourse : encore du rouge, la hausse des taux et le risque de récession ne passent pas

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Distributeur de billets banque ©Pexels ,Creative Commons

De nombreuses banques centrales choisissent de resserrer leur politique monétaire, notamment en relevant les taux d’intérêt directeurs, pour tenter d’endiguer la hausse des prix. Mais ce n’est pas sans impact sur le marché. Les marchés boursiers mondiaux ont chuté jeudi au milieu des craintes que la lutte contre l’inflation ne conduise à une récession.

Les Bourses mondiales chutent de concert

La politique monétaire mondiale se resserre un peu chaque jour. Les banques centrales du monde entier continuent d’annoncer de nouvelles hausses de taux d’intérêt dans le but d’endiguer l’inflation galopante.

Ce fut le cas récemment de la Banque d’Angleterre (BoE), qui a annoncé jeudi une cinquième hausse consécutive de son taux directeur en réponse à la hausse des prix inflationnistes qui, selon elle, dépasseront 11 % cet automne.

De même, la Banque nationale suisse a relevé jeudi son taux directeur pour la première fois depuis 2015. Sans parler de la Fed, la banque centrale américaine a de nouveau relevé ses taux d’intérêt mercredi. Le gain des trois quarts était le plus élevé depuis 1994.

Enfin, du côté de la BCE, sa présidente a annoncé le 9 juin qu’elle “avait l’intention de relever les taux directeurs de 25 points de base lors de sa réunion de juillet”. Puis à nouveau en septembre.

Tant d’annonces ont fait chuter les marchés boursiers mondiaux jeudi. Les indices européens ont clôturé en baisse. Francfort, Milan et Londres ont chuté de plus de 3%, tandis que Paris a chuté de 2,39%.

A Wall Street, le Dow a clôturé en baisse de 2,42%, sous les 30 000 pour la première fois depuis janvier 2021, le Nasdaq a perdu 4,08% et le S&P 500 a perdu 3,25%. De leur côté, les actions chinoises ont ouvert en légère baisse vendredi.

Dans les échanges matinaux de Hong Kong, l’indice Hang Seng a chuté de 0,67 % à 20 705,21. Le Shanghai Composite a chuté de 0,40 % à 3 272,25 et le Shenzhen Composite a chuté de 0,82 % à 2 089,51.

« Les chances d’une récession en 2023 augmentent parce que cela pourra être nécessaire pour contrôler l’inflation », selon Joseph Gagnon, économiste au Peterson Institute for International Economics (PIIE), et ancien économiste de la Fed, dans une note. « Que ce soit clair, nous ne sommes pas en train d’essayer d’induire une récession », a néanmoins assuré le président de la Fed, Jerome Powell : « nous essayons de ramener l’inflation à 2%, (et conserver) un marché du travail solide ».

Banque d’Angleterre : la bonne gestion des taux ?

Suite à la décision historique de la Fed mercredi, le Comité de politique monétaire a décidé de relever les taux d’intérêt de 25 points de base à 1,25%. Alors que l’inflation devrait maintenant culminer à plus de 11 %, la Banque d’Angleterre augmente ses taux d’intérêt plus lentement après que d’autres banques centrales ont commencé à resserrer leur politique monétaire auparavant.

La Banque d’Angleterre est restée fidèle à la trajectoire graduelle de hausse des taux d’intérêt entamée en décembre, devant les autres grandes banques centrales. Son comité de politique monétaire s’est contenté d’une hausse des taux de 25 points de base, contrairement à la hausse de 75 points de base de la Fed mercredi pour apaiser les tensions inflationnistes. Le taux directeur primaire a ainsi été porté à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 13 ans.

La livre sterling a d’abord chuté face au dollar après l’annonce, avant de récupérer ses pertes dans la perspective de nouvelles hausses de taux. Dans un communiqué, la Banque d’Angleterre a expliqué qu’il existe “des signes persistants de fortes pressions sur les coûts et les prix, en particulier des tensions sur le marché du travail, et le risque que ces pressions persistent”.

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