Bourse : Saudi Aramco fait des bénéfices hors normes au 3ème trimestre !

/
Gisement de pétrole - ©Raimond Castillo, CC0 Creative Commons

Le bénéfice net d’Aramco est tombé à 42,43 milliards de dollars au troisième trimestre 2022, contre 30,43 milliards de dollars au troisième trimestre 2021.

La guerre en Ukraine profite au géant du pétrole

Le géant pétrolier saoudien Aramco a déclaré mardi que le bénéfice net du troisième trimestre 2022 avait augmenté de 39% par rapport à l’année précédente, aidé par les prix élevés du brut.

Aramco a déclaré sur le site Web de la bourse Ryad que le bénéfice net est passé à 42,43 milliards de dollars, contre 30,43 milliards de dollars au troisième trimestre 2021, “principalement en raison de la hausse des prix du pétrole brut et de la hausse des volumes de ventes”.

Une somme colossale, en hausse de 40 % en un an, mais inférieure au bénéfice record de 48 milliards de dollars réalisé par le géant saoudien sur la période avril-juin.

Fleuron de l’économie saoudienne, largement dépendante des exportations de pétrole, Aramco appartient majoritairement à l’État. Alan Wald, chercheur et expert de la société, a déclaré à l’AFP que la société a notamment profité de la flambée des prix car elle a “de loin les coûts de production les plus bas” par rapport aux autres compagnies pétrolières. Après la chute des prix du pétrole depuis 2014, l’Arabie saoudite a bénéficié d’un boom pétrolier accéléré par la guerre en Ukraine.

78 milliards de bénéfice pour la division amont

La division amont de la plus grande compagnie pétrolière du monde a poursuivi sa solide performance, affichant un bénéfice avant impôts de 78 milliards de dollars.

En revanche, la division “aval” chargée du raffinage, de la chimie et de la distribution de carburants a enregistré une perte avant impôts de 1,1 milliard de dollars, contre un bénéfice de près de 4 milliards de dollars il y a un an.

Aramco a déclaré que “ce résultat était principalement dû aux pertes de réévaluation des stocks” alors que les prix du pétrole raffiné chutent.

Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation se sont élevés à 54 milliards de dollars. Pourtant, la société a laissé son dividende du troisième trimestre – le plus important au monde – inchangé à 18,8 milliards de dollars.

L’effet de levier, une mesure de la dette nette par rapport aux capitaux propres, est devenu négatif pour la première fois depuis le début de 2020, soulignant l’amélioration spectaculaire des conditions commerciales d’Aramco depuis le début de la pandémie de coronavirus.

La demande en pétrole devrait encore augmenter ?

La nouvelle survient alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP+), dirigée par l’Arabie saoudite et la Russie, se prépare à réduire sa production pour soutenir les prix, une décision qui a suscité la colère de Washington au cours des derniers mois. Dans quelques semaines, sur fond de guerre en Ukraine et d’élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Cette décision controversée, qui intervient alors que les prix du brut commencent à baisser, “est en grande partie due aux inquiétudes de producteurs comme l’Arabie saoudite selon lesquels les prix de l’énergie n’étaient pas exactement là où ils voulaient qu’ils soient”, a déclaré le groupe de réflexion de l’Institut des États arabes du Golfe. “Il y aura certainement des réactions négatives alors qu’Aramco essaiera de faire le même profit”, a-t-il déclaré à l’AFP.

Lundi, la première économie arabe a fixé son taux de croissance économique au troisième trimestre 2022 à 8,6 % par rapport à un an plus tôt, « principalement en raison de l’augmentation de l’activité pétrolière ».

“Notre vision à long terme est que la demande de pétrole continuera de croître pour le reste de la décennie à venir, étant donné le besoin mondial d’une énergie plus abordable et plus fiable”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Fonds monétaire international estime que le PIB (produit intérieur brut) de l’Arabie saoudite devrait croître de 7,6 % cette année.

Précédent

Que faire de son épargne en période d’inflation ?

Suivant

Les cryptos plutôt que l’or selon Vitalik Buterin !

Derniers articles de Bourse