Les Bourses résistent aux mauvais résultats des géants

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bourse dans le vert

Le Cac 40 a terminé la séance sur un petit gain sur fond de résultats décevants de la Big Tech. De son côté, Wall Street avance prudemment. Mais une hausse des taux plus faible que prévu de la Banque du Canada a apporté un soutien aux places financières.

Les mauvais résultats des géants de la tech

Malgré la déception d’Alphabet et de Microsoft, la Bourse de Paris, qui a légèrement chuté dans un premier temps, a tout de même trouvé les ressources pour reprendre sa trajectoire haussière. Le CAC 40 a enchaîné avec sa troisième séance de hausse, clôturant en hausse de 0,4% à 6276,31 points mercredi soir.

La tendance devrait se poursuivre au cours des prochains jours, car les résultats des géants de la technologies devraient être publiés, avec les résultats d’Amazon et d’Apple aujourd’hui.

Les géants américains de la technologie ont des problèmes. Habitués aux perspectives financières les plus optimistes, les grands patrons de l’industrie laissent planer leurs inquiétudes.

La société mère de Google a annoncé hier soir des ventes trimestrielles inférieures aux attentes, notamment en termes de revenus publicitaires. Pendant ce temps, Microsoft a enregistré sa plus faible croissance trimestrielle des ventes en cinq ans, et les prévisions pour son activité cloud ont été jugées décevantes. Les deux titres sont en baisse d’environ 7%. Le Nasdaq 100 a ouvert en baisse de près de 2 %.

Il en va de même pour Meta, la société mère de Facebook, dont le bénéfice d’exploitation a été divisé par deux. Comme si, désormais, les géants de la tech rentraient dans le rang et devenaient des entreprises « normales ».

À la clôture en Europe, le Nasdaq était toujours en baisse, pénalisé par la baisse des bénéfices des géants américains de la technologie. Pendant ce temps, le Dow Jones et le S&P 500 pointent tous deux en territoire positif.

Un dernier tour de vis pour les banques centrales ?

Les actions européennes ont clôturé dans le vert après une séance hésitante. Nous pouvions noter à la Bourse de Paris une hausse de 0,41 %, à Francfort 1,09 %, à Londres 0,61 % et à Milan 0,45 %.

A Wall Street, les chutes d’Alphabet et de Microsoft ont pesé sur le Nasdaq (-2,4%), tandis que le Dow se maintenait (+0,01%). Le S&P 500 a perdu 0,74%.

Les investisseurs surveillent de près les prévisions des entreprises pour cette saison de résultats afin d’évaluer l’impact de l’inflation et du resserrement des banques centrales avant la décision monétaire de la BCE.

« Le marché attend de connaître la tonalité des commentaires de la BCE, dans la mesure où un message trop agressif pourrait tuer le léger rally en place sur les actions depuis la mi-octobre », observe Francisco Simon, de Santander AM, cité par Bloomberg.

Selon le consensus, les représentants de la BCE devraient opter pour une nouvelle hausse des taux de 75 points de base, ce qui porterait le taux directeur à 2%, son plus haut niveau depuis février 2009.

La Fed devrait emboîter le pas à l’Institution de Francfort mercredi prochain en annonçant une nouvelle hausse de taux de 75 points de base.

Un nouvel indicateur sur l’immobilier américain a ravivé les espoirs d’un ton plus accommodant de la part de la Réserve fédérale l’année prochaine. Les ventes de maisons neuves ont quant à elles chuté de près de 11 % entre août et septembre, et de 17,6 % en un an.

La statistique intervient un jour après la chute inattendue de l’indice des prix de l’immobilier aux États-Unis (-1,6 % en août) et la forte détérioration de la confiance des consommateurs américains.

Ainsi, les premiers effets de la lutte de la Fed contre l’inflation commencent à se faire sentir dans la consommation et l’immobilier.

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