Le Cac 40 progresse, Wall Street chute : nouvelle semaine remplie d’incertitudes à venir

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Bourse de Paris - ©Geralt, CC0 Creative Commons

La Bourse de Paris a poursuivi lundi son rebond sur fond de recul des cours du pétrole et de perspective d’une reprise du dialogue entre négociateurs russes et ukrainiens.

La première séance de la semaine remplie d’espoir

La Bourse de Paris a poursuivi son rebond lundi. Le Cac 40 était en hausse de près de 2% à 6 369,94. Alors même que les combats s’intensifient et se rapprochent des frontières de l’OTAN, les investisseurs espèrent toujours une solution diplomatique au conflit.

Pôle important des nouvelles technologies, le confinement de certaines villes chinoises a contribué à modérer les prix du pétrole, car cela pourrait ralentir la demande. Le baril de brut WTI est tombé à 104,16 $ (-4,73 %) et le Brent a chuté de 3,75 % à 108,44 $, culminant une semaine plus tôt à 139 $ du jamais vu depuis 2008. Les corrections enregistrées ont atténué la menace inflationniste, indirectement positive pour la Bourse.

Un quatrième cycle de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie reprendra aujourd’hui après une “pause technique” ce lundi, tandis que les deux parties ont rendu compte de l’avancement des pourparlers.

Mikhailo Podoliak, l’un des principaux négociateurs ukrainiens et conseiller du président Volodymyr Zelensky, a tweeté que la pause d’aujourd’hui permettrait “un travail supplémentaire et une clarification par le groupe de travail” de certains termes.

Les plus grosses variations

A Paris, le secteur bancaire est en hausse grâce à une remontée des rendements obligataires (Société Générale +4,4%, BNP Paribas +3,8%). Le nouveau plan stratégique de Danone (+4%) semble porter ses fruits, les analystes relevant leurs objectifs.

TotalEnergies (+0,35%) a sous-performé le marché, tandis que les sociétés les plus exposées à la Russie et à l’Ukraine ont été les plus performantes du Cac 40.

Alstom (+5,2%), qui juste avant la guerre s’apprêtait à signer une commande de locomotives avec l’Ukraine de près de 900 millions d’euros, prend la première marche sur le podium. Alstom a également une influence en Russie, car la société détient une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire russe Transmashholding. À ce titre, l’entreprise est l’une des entreprises qui aurait le plus profité de la fin de la guerre.

Les indices en ordre dispersés aux États-Unis

De manière générale, le secteur automobile retrouve aussi son attrait, mais c’est Stellantis qui en a le plus profité, et Carlos Tavares n’exclut pas de voir le groupe dépasser Tesla sur le marché automobile dans les années à venir. Le manager a déclaré qu’il restait confiant dans la capacité du bloc européen (et des États-Unis via Chrysler) à combler le vide.
A New York, les indices progressent en ordre dispersé. Le Dow Jones a augmenté de 0,5 %, tandis que le S&P 500 a perdu 0,2 % et le Nasdaq Composite a perdu plus de 1 %.

Les échanges ont commencé dans le vert, dominés par la volatilité, ce qui était inquiétant alors que les investisseurs réagissaient aux avancées géopolitiques et à la propagation de la nouvelle épidémie de Covid-19 en Chine.

L’action Apple a chuté de près de 2 % après que son fournisseur Foxconn a stoppé la production à Shenzhen, résultat des restrictions imposées par les autorités chinoises en réponse à une résurgence de la contamination à la Covid-19.

Outre la situation en Ukraine, les marchés financiers se concentreront également sur les banques centrales cette semaine, en particulier la Réserve fédérale, qui entame mardi sa réunion de deux jours et devrait amorcer un cycle de hausses de taux.

Cependant, la tâche de la Fed a été compliquée par l’invasion de l’Ukraine le 24 février, qui risque de provoquer une nouvelle flambée de l’inflation, déjà en hausse de 7,9 % sur un an en février avant même la guerre.

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