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Chômage : d’où proviennent les nouveaux demandeurs d’emploi ?

dans Brèves/News

On nous a beaucoup parlés des chiffres du chômage ces derniers mois, parce qu’ils constituent l’un des principaux indicateurs de la situation économique ou plutôt de sa dégradation en l’occurrence. Dernières statistiques en date : les 36 000 nouveaix demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est à dire n’ayant pas du tout travaillé en mai. Les uns y voient un aggravement de la situation générale tandis que d’autres considèrent que ces chiffres du chômage sont synonymes d’un arrêt de l’hémorragie. De là à parler d’une amélioration ou d’une reprise, c’est une autre paire de manches…

Mais surtout, les médias n’ont pas toujours précisé, ni même évoqué quelle était l’origine des « nouveaux demandeurs d’emploi », c’est à dire quel était leur statut professionnel avant leur inscription au Pôle Emploi. C’est pourtant un aspect essentiel des chiffres du chômage qui donne par ailleurs une idée plus précise du nombre de personnes exerçant une activité sans l’assurance d’un travail à long terme.

Dans son papier « Le faux espoir d’une inflexion du chômage » des Echos du 2 juillet, l’éditorialiste Jean-Francis Pécresse, explique avec force détails que les chiffres records du nombre croissant de demandeurs d’emploi n’est pas particulièrement la fait des licenciements massifs d’employés en CDI. Bien sûr qu’il y en a eu et en nombre malheureusement trop importants, mais comme le souligne le journaliste « …ce sont les intérimaires qui fournissaient depuis des mois le gros de contingents de chômeurs« . Une expression peut-être peu élégante, mais très vraie. D’ailleurs en mai, le net recul du nombre de nouveaux inscrits au Pôle Emploi est en grande partie du au repli du nombre d’inscrits au motif d’une fin de mission d’intérim. Ceci est aussi vrai pour les personnes qui arrivaient en fin de contrat de leur CDD.

Alors que faut-il en conclure ? Sans doute, deux éléments majeurs : d’une part que le nombre de fin de missions est inférieur, signe d’une légère amélioration de la situation ou du moins d’une stabilisation de cette dernière et d’autre part que le nombre de personnes travaillant dans des conditions incertaines est bien plus important que le commun des mortels ne pouvait le penser…Sur les quelque 34 millions d’actifs en France, combien désormais ont un emploi à peu près stable ? Ne sont-ce pas ceux-là qui pourraient bien faire pencher la balance dans les prochaines semaines ou les prochains mois ?

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