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Chômage : la Convention de Reclassement Personnalisé (CRP)

dans News/Rachat de crédit

Peut-être êtes-vous malheureusement concerné par les nombreux licenciements auxquels les entreprises procèdent actuellement dans l’Hexagone ? Si tel est le cas, vous avez sans doute entendu parler de la Convention de Reclassement Personnalisé (CRP) qui peut vous intéresser au plus haut point en raison de ses intéressantes dispositions.

Cette procédure est une formule de prise en charge des ASSEDIC permettant à la fois aux salariés licenciés pour motif économique de retrouver au plus vite un emploi dans des conditions financières optimisées en raison des dispositions spécifiques du dispositif. Ce dernier concerne tous les employés ayant été limogés pour des raisons de difficultés économiques de leur ancienne entreprise à condition qu’ils puissent attester de plus de deux années d’ancienneté dans la même structure.

Auparavant, une personne licenciée pour motif économique était pris en charge par les Assedic sous la forme de l’ARE, l’allocation de Retour à l’Emploi, qui équivaut pour l’heure à 57 % du brut salarial calculé sur l’ancien salaire du chômeur et ce pendant 23 mois. La CRP a considérablement fait évoluer cette prise en charge puisque pendant 8 mois, l’indemnisation du demandeur d’emploi se fait sous la forme suivante : 80 % du brut salarial sont versés pendant 3 mois et 70 % du brut sont versés pendant les 5 mois suivants. Si à l’issue de cette période, le demandeur d’emploi n’a pas retrouvé de travail fixe ou n’a pas été reclassé, il bénéficera de l’ARE évoqué au-dessus. Il est à noter que les partenaires sociaux sont en pourparlers afin de rallonger la durée d’indemnisation de la CRP qui passerait à 12 mois (8 mois à 80 % du brut et 4 mois à 70 %), mais rien n’est fait !

Entretien de pré-bilan et suivi individuaisé sont proposés au salarié auquel sa société ne peut pas refuser la CRP si le licenciement est réalisé pour motif économique ! Après proposition de celle-ci, le alarié a 14 jours pour accepter ou refuser la formule. Avec la CRP, l’employeur est exonéré à très court terme de deux mois de préavis qu’il ne verse donc pas au salarié, mais qu’il versera aux ASSEDIC. SI d’aventures, le salarié était cadre et qu’à ce titre, le délai de préavis était supérieur à cette période, alors l’employeur devra s’acquitter de l’ensemble des indemnités dues : mois de préavis supplémentaire, mois de salaire au titre de l’ancienneté et l’éventuel solde des congés payés.

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