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Comparatifs entre assurances vie et contrats de capitalisation

dans Epargne/News

Les contrats d’assurance vie ont depuis quelques années occulté une autre forme de placement d’épargne représenté par les contrats de capitalisation. On en veut pour preuve que ces derniers n’ont fait l’objet que de 30 000 ouvertures sur l’exercice 2008 contre 3 millions d’ouvertures d’assurances vie. Un écart monumental qui ne reflète pas tout à fait les intérêts respectifs des deux produits. De manière très générique, les épargnants ne retiennent que la différence entre les deux produits d’épargne : le fait que le contrat de capitalisation tombe dans l’enveloppe successorale globale, la grossissant ainsi à l’inverse de l’assurance vie qui sort de la succession nominative.

A l’exception de cet aspect, assurance vie et contrat de capitalisation sont très identiques. Ils sont souvent adossés à des placements multi-supports (fonds en €uros + Unités de compte en SICAV obligataires et actions) et font l’objet d’une fiscalité elle aussi très semblable surtout à l’issue des 8 années de placement qui les rendent quasi défiscalisés.

Quand prendre une assurance vie seule ?

Dans les cas de capitaux modestes et de versements limités, l’assurance vie est à privilégier. En effet, cette dernière faisant l’objet d’un abattement fiscal très important (156 359 €uros) en cas de succession directe entre parent et enfant ou entre conjoint, il serait idiot de prendre un produit rentrant dans une succession globale avec le risque de devoir s’acquitter de frais de succession inexistant avec un contrat d’assurance vie qui ne vient pas gonfler l’enveloppe globale…

Quand souscrire un contrat de capitalisation ?

La souscription d’un contrat de capitalisation est intéressante lorsque les sommes deviennent importantes et qu’il convient d’optimiser sa fiscalité. Lorsque le placement global, capital + intérêts + dépôts, d’une assurance vie dépasse 156 000 €uros, alors il peut être intéressant d’ouvrir un contrat de capitalisation, car ce dernier ne fait l’objet d’une imposition que sur la valeur nominale du placement, car seule cette dernière est déclarée sans les intérêts. L’économie d’impôts grossit ainsi d’année en année avec les intérêts. Au lieu de payer quelque 20 % sur le capital d’une assurance vie dépassant 156 000 €uros, il vaut ainsi mieux plafonner volontairement ce dernier et avoir en complément un contrat de capitalisation. Il ne s’agit donc pas d’ouvrir l’un ou l’autre, mais d’avoir les deux produits en complément.

Cette articulation est particulièrement valable dans les cas de personnes assujeties à l’ISF, car le contrat de capitalisation ne fait pas apparaitre les intérêts perçus sur d’importants placements. A titre d’exemple, un placement de 500 000 €uros à 4 % génére 20 000 €uros d’intérêts qui ne sont pas à déclarer ce qui peut vous faire économiser de 100 à 300 €uros d’ISF en fonction de votre taux d’imposition.

Autre exemple de la complémentarité des deux formules : les cas des personnes souscrivant une assurance vie ou faisant des versements importants dessus après 70 ans. Dans ce cas, même dans l’optique d’une succession directe, l’abattement n’est plus de 156 359 €uros, mais seulement de 30 500 €uros. Là encore, plafonnez le capital à transmettre sans frais à 30 500 €uros sur une assurance vie et souscrivez un contrat de capitalisation pour le capital restant : le capital placé sera déclaré dans l’enveloppe succerorale globale tandis que les intérêts seront exonérés de toute fiscalité car non délcarés.

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