La crise liée au confinement dû au Covid-19 affecterait-elle les marchés immobiliers ?

/
Marché immobilier - ©PhotoMIX-Company, CC0 Creative Commons

Plusieurs semaines de confinement ont eu des impacts non négligeables sur l’économie en général. Les entreprises rencontrent des difficultés à subsister face aux commerces bloqués, l’interdiction de circuler, les contraintes liées à la gestion des employés, etc. Dans le même temps, les particuliers sont reclus chez eux, ce qui a considérablement baissé le taux de consommation en faveur de l’augmentation du nombre de collectes au niveau des épargnes.
On a pu observer les répercussions de la crise sur la valeur du CAC 40, qui a connu une régression significative au détriment des investisseurs. Les évènements récents touchant l’économie conduisent à se poser des questions concernant le secteur de l’immobilier. Une note des notaires a été publiée le lundi 20 avril 2020. La crise liée au confinement dû au Covid-19 affecterait-elle les marchés immobiliers ?

L’arrêt forcé du marché immobilier dans le neuf

Les réelles répercussions de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur le marché de l’immobilier se font ressentir dans le neuf. En effet, malgré deux années très fructueuses, la situation a déjà commencé à régresser vers le début de l’année 2020. L’entrée en confinement et la fermeture de la plupart des entreprises ont substantiellement impacté sur le marché. La possibilité de décaler l’instruction de tout nouveau permis (déclaré dans l’ordonnance sortie le 25 mars dernier) peut inciter les promoteurs à s’abstenir d’effectuer les démarches nécessaires pour le moment et attendre de voir l’évolution de la situation à la sortie de crise.

Des incertitudes pèsent sur l’avenir du marché de l’ancien

Les conjonctures politiques, sociales et économiques reflètent une certaine panique à tous les niveaux face à la crise actuelle du Covid-19. Une crise d’une ampleur nouvelle qui aura le mérite d’avoir bouleversé toutes les manières de penser. En considérant le pouvoir d’achat immobilier actuel, on peut observer une minime diminution des achats potentiels. L’avenir incertain de l’économie instaure le doute dans les institutions bancaires alors que la baisse des taux d’intérêt incite à l’emprunt. La tendance des prix ne permet pas encore de prévoir un déficit significatif dans la valeur de l’ancien et les transactions effectuées. Les répercussions pourront éventuellement évoluer de manière positive sur le long terme, car les particuliers en confinements sont en train de gonfler leurs épargnes.

Le succès de l’immobilier en 2019 s’arrêtera-t-il en 2020 ?

L’année 2019 fut fructueuse au niveau du marché de l’immobilier. Le nombre de transactions immobilières effectuées a dépassé le million pour des contrats relativement avantageux. De nombreux facteurs sont la source d’une telle réussite :

  • Les effets de la migration sociale : Les nouvelles habitudes sociales ont permis de dynamiser le marché de l’immobilier. Si les jeunes couples achetaient une maison dans le passé, cela représentait un patrimoine familial à conserver et à transmettre aux descendants. De nos jours, la tendance des foyers réside dans la location. Les personnes qui possèdent un bien immobilier sont tout aussi préparées à l’éventualité de l’obligation de mettre en vente leurs propriétés après quelques années. De plus, les Français sont de plus en plus enclins à changer de région et déménager pour des raisons professionnelles.
  • Les taux d’intérêt sont en baisse : depuis quelques années, on peut observer la régression constante des taux d’intérêt. Cela a permis de renverser la situation vers une tendance à l’emprunt au détriment de la rémunération réduite des banques, mais au profit des emprunteurs.
  • Le besoin d’un espace plus grand : une grande partie des personnes déjà propriétaires d’un bien immobilier et qui se sentent financièrement capables, se permettent désormais d’investir dans de plus grands espaces. Ceux-là vont habituellement mettre leur ancien bien en vente pour amortir les dépenses occasionnées par la nouvelle acquisition. Cela permet alors aux deux biens immobiliers de changer de main en 6 mois, ce qui est la clef de la dynamique du secteur.

Maintenant, pour ce qui est des chiffres, certaines études basées sur l’analyse des données immobilières avanceraient que la situation des marchés immobiliers en général n’a pas trop changé, hormis le domaine du neuf. En effet, du point de vue des prix médians affichés dans les petites annonces (en ligne), il n’y a pas lieu de s’inquiéter : Paris : 12 200 €/m  ; Lille 3850 €/m  ; Lyon 5450 €/m au mois de mars. Cependant, le nombre de transactions est en baisse par rapport aux résultats escomptés en cette période de l’année. Les doutes sur la durée du confinement, l’interdiction de circuler sans un motif important et l’état financier des foyers font partie des obstacles qui entravent la conclusion des transactions. À court terme, l’arrivée des vacances d’été pourrait prolonger l’évolution négative du marché.

La fiabilité de la valeur de l’immobilier sur le long terme

Les évènements actuels accentuent les difficultés rencontrées actuellement dans le domaine de l’immobilier. Mais en élargissant l’analyse et en se tournant vers l’évolution de la situation sur le long terme, il peut y avoir l’espoir d’une remontée appréciable de la dynamique du marché de l’immobilier. En effet, la sortie de crise correspondrait à l’entrée en vacances d’été, ce qui pourrait forcer les marchés à stagner, inciter les particuliers à épargner davantage et à moins consommer jusqu’à ce que la stabilité économique du pays soit retrouvée. Cependant, les chiffres devraient être plus positifs vers le début de l’année 2021, car l’immobilier motive la confiance d’un marché particulièrement destiné à un besoin vital pour les utilisateurs.

Une autre possibilité est à retenir en ce qui concerne l’achat dans le neuf. Beaucoup de propriétaires handicapés par la petite taille de leur appartement durant ce confinement qui ne cesse de se prolonger pourraient se lancer dans l’achat du neuf. Dans la même optique, une grande partie des salariés sous contrat de location seraient plus enclins à l’achat de biens immobiliers pour s’assurer une plus grande stabilité financière en cas de nouvelle crise de ce genre. Les situations à venir sont difficiles à prédire, mais on peut en conclure que l’immobilier reste une valeur sûre d’investissement.

Précédent

Rendement négatif : comment y remédier ?

Suivant

Osertech, la plateforme de courtage pour les machines industrielles d’occasion

Derniers articles de Immobilier

Lorem libero dolor. ante. libero Donec Curabitur Aenean mattis quis, ut