Covid-19 : variation du prix de l’immobilier ?

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le secteur de l'immobilier pendant la crise Covid-19 - ©ErikaWittlieb, CC0 Creative Commons

Un membre du conseil d’administration d’Engel & Völkers AG, Kai Enders a affirmé que :

la pandémie de COVID-19 entraîne à court terme des changements dans les décisions d’achat, mais à long terme elle ne réduira pas la demande de logements. Depuis de nombreuses années, la demande d’espace de vie dépasse l’offre limitée de biens immobiliers dans de nombreuses villes et régions. Cette tendance fondamentale ne changera pas de manière significative, même dans la situation actuelle, car les raisons de cette demande excédentaire subsisteront.

Les activités immobilières sont complètement gelées depuis le confinement

Presque tous les secteurs d’activités sont mis en « stand-by » depuis le début du confinement, le secteur de l’immobilier est complètement gelé. Cette situation amène à se poser la question selon laquelle : le prix de l’immobilier va-t-il baisser en ces temps de crise sanitaire mondiale ? Alors que les prévisions pour 2020 ont montré une augmentation encore plus prononcée des prix de l’immobilier si l’on se réfère sur les données chiffrées de 2019 ainsi que les contrats déjà signés avant l’annonce officielle de l’état d’urgence sanitaire.

Tous les notaires de France ne voient pas les choses de la même façon, certains ne prévoient pas la baisse de prix sachant que le phénomène de hausse soudaine de prix de l’immobilier de 2019 a été essentiellement influencé par la croissance démographique d’une part. Mais d’autre part, cela a beaucoup été influencé par les nouveaux penchants des Français : communes moyennes et métropoles. Et la situation touche aussi bien les logements en vente que les résidences et appartements en location.

Impact du Covid-19 sur le secteur de l’immobilier

Mohamed Lahlou, agent immobilier et ex-président fondateur de l’Association marocaine des Agences immobilières (AMAI) a affirmé que : « L’impact sur les prix est une question difficile à prévoir. Ce prix dépendra d’abord de la durée du confinement, de l’accès au crédit et du taux appliqué, de la durée du traitement des dossiers et, bien évidemment, du comportement de l’acheteur ». D’autre part, Gormand indique aussi que l’écroulement de tous types de transactions n’entrainera pas une baisse de prix de l’immobilier.

La situation est encore incertaine après le confinement

On pourrait espérer qu’après le confinement, les acheteurs et locataires seront à l’affut, on pourrait espérer une course dans la recherche de la maison ou de l’appartement idéal, pourtant rien n’est encore sûr. Les comportements des investisseurs et acheteurs potentiels sont aussi susceptibles de changer, les craintes augmenteront certainement avec tous ces secteurs qui deviennent de plus en plus précaires. Si tel est le cas, les priorités seront aux mesures de précaution.

Même si le rétablissement du secteur n’est pas encore prévu pour la fin de cette année 2020, l’année suivante crée tout de même de l’espoir surtout si les transactions immobilières suivent les mêmes tendances et dynamismes que celle de 2019. Mais il est vrai qu’en cette période de confinement, avoir un toit pour s’abriter devient vital pour tous les Français !

L’immobilier est un investissement sûr en période de crise

À l’heure actuelle, les prix de l’immobilier semblent être toujours stables. Bien que beaucoup de commerces soient affectés par cette récession mondiale, le secteur de l’immobilier ne semble pas être trop lésé puisque les demandes d’espace d’entreposage continuent et sont susceptibles d’accroître encore plus.

Cette situation pourrait s’accentuer après la crise puisque de plus en plus d’entreprises manufacturières tendent à disposer de leurs propres lieux de stockage. Par conséquent, cette situation peut certainement bousculer le marché de l’immobilier. Ce qui fait que l’immobilier demeure un investissement sûr en période de crise.

Analyses du marché immobilier en période de récession sanitaire

En cette période de récession sanitaire, l’évolution du marché immobilier dépend essentiellement de la localisation géographique, de la fonctionnalité des immeubles, de la structure des baux et du type de locataire. À l’heure où le secteur immobilier est gelé ; permis de construire inaccessible, suspension des délais des travaux, arrêt des chantiers, tous les scénarios sont possibles. Le dynamisme des investissements immobiliers est concevable puisque la capacité financière des ménages est garantie par l’État. De ce fait, le secteur du résidentiel sera vraisemblablement moins affecté, car il est moins relié aux cycles économiques et qu’il dépend beaucoup plus des évolutions démographiques. En revanche, si cette situation d’état d’urgence sanitaire venait à perdurer et que l’économie se dégringolait de façon très brutale, cela aurait des répercussions sur le taux de chômage. Le nombre de personnes inactives augmenterait significativement et cela risque de se prolonger avant un total rétablissement économique.

Si on se réfère sur les logements anciens, les transactions dépendront sans doute du besoin réel du propriétaire. Deux scénarios peuvent faire surface, si le vendeur désire à tout prix vendre le bien en question pour des besoins financiers urgents, il est fort probable qu’il le vende à très bas prix. De l’autre côté, si le besoin de liquidité est moins pressant, le vendeur attendra le dégel du secteur. La fluctuation du prix d’un bien repose alors sur les besoins du vendeur.

Concernant les logements neufs construits récemment, les transactions dépendront uniquement de la situation financière des promoteurs immobiliers. S’il est avéré que ces derniers arrivent toujours à se décharger grâce à leurs fonds propres, même avec quelques créances, ils arriveront certainement à supporter quelques semaines d’inactivités. Pour cela, ils maintiendront sans doute leurs plans en attendant que le marché ne se rétablisse. Par contre, d’après les explications de Gormand : « Dans le cas où le promoteur est largement endetté par son projet, la situation peut être différente. Mais là encore, il a été demandé aux banques de jouer le jeu et elles devraient être plus enclines à donner des facilités de paiement plutôt que d’étrangler leurs partenaires financiers que sont les promoteurs ».

Pour résumer, le début du déconfinement partiel ayant déjà commencé depuis le 11 mai, la baisse significative de prix n’est pas envisageable. Toutefois, si une 2ème vague de confinement devait survenir, un ajustement en hausse serait fort possible.

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