Crédit à la consommation : une progression de 6,6 % au premier trimestre 2021

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Crédit à la consommation
Crédit à la consommation - ©CC0 Creative Commons

Selon l’Association Française des Sociétés Financières, le crédit à la consommation a progressé de +6,6 % au premier trimestre 2021. Ce crédit, qui ne concerne pas l’immobilier, reste très prisé par les ménages du fait de sa modularité. Il comprend par ailleurs de nombreux types de crédits. Explications.

​Le crédit à la consommation, en quoi ça consiste ?

Très apprécié des Français, le crédit conso permet de financer ce que l’on veut, en dehors de l’immobilier. Vous pouvez tout à fait recourir au crédit à la consommation si votre machine à laver à rendu l’âme et que vous souhaitez la changer. Il est accordé à un particulier par une banque ou un établissement de crédit, à l’exemple de Cofidis, spécialiste du crédit en ligne, du crédit conso et du rachat de crédits.

Depuis quelques années, le crédit conso est encadré par la loi Hamon, qui a pour objectif de protéger les consommateurs au mieux. Les professionnels sont dans l’obligation de proposer un crédit amortissable en priorité, et non un crédit renouvelable.

Le montant du crédit à la consommation est compris entre 200 et 75 000 euros et a une durée minimale de trois mois. Il est possible de cumuler plusieurs prêts, mais la totalité des mensualités de l’emprunteur ne doit pas dépasser le taux d’endettement maximal.

​Crédits affectés et crédits non-affectés, quelle différence ?

Deux catégories se distinguent dans le crédit conso : les crédits affectés, qui concernent l’achat d’un bien précis et les crédits non-affectés, dont l’usage de la somme empruntée est libre. Le choix dépendra du projet, mais aussi du montant de l’emprunt et de sa durée souhaitée.

​Le crédit affecté, pour financer un bien précis

Comme indiqué précédemment, le crédit affecté finance un bien ou un service mentionné dans le contrat. En souscrivant à ce type d’emprunt, une garantie est obtenue dans les cas suivants :

  • Si le bien ou le service est non-livré ou défaillant et que l’emprunteur n’a pas encore débuté le remboursement du crédit, la vente et le prêt peuvent être annulés.
  • Dans le cas où le crédit serait refusé, l’emprunteur n’est pas dans l’obligation de tenir sa promesse d’achat. Il ne se retrouvera donc pas avec un bien qu’il est dans l’incapacité de payer.

Parmi les prêts affectés, le plus connu est celui consacré aux motos et voitures. Il permet aux personnes n’ayant pas d’épargne ou ne souhaitant pas l’utiliser d’acquérir un nouveau véhicule, ce qui représente un budget conséquent.

​Le crédit non-affecté pour une utilisation flexible

Le crédit non-affecté permet, quant à lui, d’utiliser la somme empruntée selon la volonté de l’emprunteur. Cette solution, très flexible, ne demande aucune justification concernant la destination des fonds. L’achat du bien ou du service est donc totalement indépendant de l’obtention du prêt. Le principal inconvénient de cette option reste que le consommateur se trouve dans l’obligation de rembourser le crédit même en cas de litige avec le vendeur.

Parmi les crédits non-affectés on retrouve le crédit renouvelable. Il s’agit d’une réserve d’argent mise à disposition et que l’emprunteur peut utiliser quand il le veut et selon ses envies.

​Comment fonctionne le crédit conso ?

Comme évoqué précédemment, l’obtention d’un crédit à la consommation est peu contraignante, même si son obtention n’est pas systématique. Mieux vaut donc présenter un dossier solide afin d’être certain d’avoir une réponse positive. Il est, par exemple, important d’avoir des revenus fixes et réguliers. Par ailleurs, il est possible de demander un regroupement de crédits dans le cas où l’on risquerait de dépasser le taux d’endettement de 35 % des revenus mensuels. Enfin, le crédit conso est ouvert à tous les adultes. Cependant, il peut devenir plus complexe de l’obtenir une fois 65 ans passés. C’est d’ailleurs pour cela que les seniors souscrivent à des assurances dont les coûts sont plus élevés.

Le crédit à la consommation comprend par ailleurs :

  • Le capital, à savoir le montant de la somme empruntée.
  • La durée, le nombre de mensualités et leur montant.
  • Le taux annuel effectif global, qui est celui à prendre en compte si l’on souhaite faire des comparatifs.
  • Les assurances éventuelles et les garanties.
  • Le coût total de l’emprunt.

Étant régie par le Code de la consommation, l’emprunteur a un droit de rétractation de 14 jours à compter de la signature du contrat.

​Les droits du consommateur

Souscrire à un crédit, c’est aussi avoir des droits. Tout d’abord, il est possible d’effectuer un remboursement anticipé afin de faire baisser les intérêts. Ce remboursement peut être total ou partiel, et ce, avant la fin d’un contrat. Par ailleurs, la situation financière d’un emprunteur peut évoluer favorablement ou non. Dans le cas où il ne serait plus en mesure de payer ses mensualités, il bénéficie du droit à suspendre les remboursements de son crédit conso. Pour cela, il suffit d’envoyer un courrier à la banque en expliquant la situation. Votre banquier réaménagera le remboursement de votre emprunt en conséquence.

Différentes lois permettent d’assurer la protection du consommateur lors de la souscription à un crédit conso. C’est par exemple le cas de la loi Lagarde qui se compose de plusieurs mesures :

  • Le consommateur a la possibilité de choisir lui-même son assurance emprunteur au moment de la souscription d’un crédit.
  • Les procédures de surendettement sont accélérées.
  • Les taux d’usure prennent en compte le montant de l’emprunt et non sa nature.
  • L’emprunteur a le choix entre un crédit amortissable et un renouvelable lorsque le prêt est à plus de 1 000 euros.

La loi Hamon, puis la loi Bourquin ont ensuite pris la relève de la loi Lagarde. L’emprunteur est ainsi autorisé à changer d’assurance dans les 12 mois qui suivent la signature d’un contrat, puis tous les ans à date anniversaire.

​Pour conclure

Si l’obtention d’un crédit à la consommation reste relativement aisé, il n’est pas impossible qu’une demande soit refusée. Dans ce cas, il est conseillé de refaire la démarche de demande d’emprunt auprès d’autres banques, mais aussi via des sites en ligne. Et si aucune réponse positive ne vous est donnée, d’autres solutions existent, à l’exemple du crowfunding ou des micro-crédits. Pour être éligible à ces derniers, il faut cependant pouvoir justifier une situation financière difficile.

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