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Crédit et conditions de crédit : les banquiers rappelés à l’ordre par l’Elysée !

dans Finance/News

C’est donc aujourd’hui que le Président Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée les banquiers afin de préparer au mieux la rentrée économique qui s’annonce délicate. Le chef de l’Etat compte bien aller jusqu’au bout de sa volonté de voir les grandes banques françaises assouplir crédit et autres conditions de crédit qu’il juge insuffisamment assouplies. Selon des proches du Président, celui-ci ne s’est pas montré satisfait des mesures des banques pendant l’été en matière d’octroi du crédit aux ménages et aux entreprises. Par ailleurs, la sage des épisodes traitant des bonus des traders a considérablement agacé…

Personne ne sait donc vraiment où est la vérité : est-ce que ce sont les banques qui ne jouent pas vraiment le jeu en ne lâchant pas suffisamment de lest en matière de prêts ou bien est-ce la conjoncture plutôt molle assortie de demandes en nette baisse qui conditionne le devenir des volumes de crédit dans les mois à venir. Sans doute, est-ce la conjugaison de ces deux facteurs majeurs qui alimente le ralentissement des encours de nouveaux crédits accordés. C’est ce que semble croire le médiateur du crédit, René Ricol.

Du côté des banques, on affirme que la croissance des nouveaux prêts est convenable puisque cette dernière s’établit à quelque + 3.5 % entre juin 2008 et juin 2009, ce qui constitue un chiffre bien supérieur à ceux constatés par ailleurs dans l’Union. Mais, ceci ne doit pas occulter que ces chiffres ne traduisant pas vraiment la réalité de ces tout derniers mois. En année glissante, on est à + 3.5 % certes, mais sur septembre 2008 par exemple, on était encore à près de + 11 % ! Donc, ces derniers mois ont sans doute été synonymes de repli…

Du côté des entreprises, on évoque que les octrois de prêts sont encore soumis à des conditions trop draconiennes : de nombreuses PME se plaignent de ne pas pouvoir obtenir de crédit afin de renflouer leur trésorerie mal en point. Pour les petites entreprises, les banques ne jouent clairement pas le jeu.

Le chef de l’Etat va donc devoir trouver une parade et convaincre les banquiers de prêter ou du moins de prêter à de meilleures conditions. Certains évoquent que les prêts pourraient être consentis sur des durées plus longues avec des exigences en terme de garanties moins sévères

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