Crédit et rachat de crédit : les critères bancaires s’assouplissent ?

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Depuis maintenant plusieurs mois, on entend à peu près de tout à propos des critères d’attribution du crédit en général. Les opérations en rachat de crédit n’échappent pas à la règle. D’un côté, il y a ceux qui clament haut et fort que les banques ont resserré leurs critères de façon draconienne et de l’autre, on trouve ces mêmes banques qui évoquent une distribution du crédit plus faible en raison d’une demande elle aussi beaucoup plus modeste qui plus est conditionnée par des fausses rumeurs. Qu’en est-il dans la réalité ? Les critères bancaires se sont-ils assouplis ou non depuis quelques temps ?

Bien malin est celui qui répondrait de façon péremptoire à ce type d’interrogation. La prudence veut que l’on discerne les pratiques bancaires en fonction de la nature des crédits. Dans son éditorial des Echos, Jean-Marc Vittori évoquait récemment que « les établissements financiers conservent une attitude restrictive, la demande reste faible » tout en spécifiant que le resserrement des critères se faisait dorénavant dans des proportions plus faibles que fin 2008 et début 2009.

Ceci est sans doute vrai pour certains crédits et moins pour d’autres….Dans l’immobilier par exemple, la baisse des taux dans d’importantes proportions a sans doute resolvabilisé des ménages qui avaient été exclus mécaniquement des calculs d’endettement. On y rajoutant les mesures gouvernementales, plus de foyers ont sans doute pu à nouveau acheter profitant par ailleurs de la baisse généralisée des valeurs immobilières. Cette réalité ne s’applique probablement pas aux crédits à la consommation. La baisse de leur distribution n’est sans doute pas le fruit de la seule baisse de la demande, mais aussi d’un resserrement de critères consécutifs à de nombreux impayés, voire de contentieux qui coûtent chers aux organismes de crédit…

Et qu’en est-il du rachat de crédit ? Après avoir interrogé certains gros courtiers en ligne, force est de constater que certaines enseignes assouplissent à nouveau quelques critères après les avoir resserrés de façon draconienne. Certaines restent cependant inflexibles sur leurs critères de base dont celui du ratio hypothécaire. Dubitatives quant à l’évolution de l’immobilier, les banques demandent à leurs experts de pratiquer d’importants abattements sur les valeurs nominales des biens de sorte que les valeurs retenues sont souvent inférieures à ce qu’escomptent les demandeurs.

Dans tous les cas, deux constantes restent vraies : la morosité de la conjoncture et la montée du chômage. Ces deux facteurs devraient bloquer pendant encore un bon moment l’assouplissement des critères tels qu’on les espère…

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