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Crédits-relais ou crédits impayés ?

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Ils sont pour l’heure 30 000 ! 30 000 foyers qui se retrouvent dans l’étau du crédit relais qui rime de plus en plus avec crédit impayé…Encore tout à fait banal et courant, il y a seulement une année, l’exercice du prêt relais est en train de tourner au cauchemar pour des Français qui n’étaient pas au bon endroit au bon moment.

Comme le résume fort bien Philippe Stoltz de BNP Paribas « Plus les emprunteurs vont attendre pour vendre, plus leurs intérêts vont augmenter, alors que dans le même temps, les prix risquent de baisser« . En d’autres termes pour citer les propos de l’une des porte-paroles de l’afub, Marie-Anne Jacquot, « Ces personnes ont souscrit un prêt relais il y a 12 ou 24 mois, au moment où les prix étaient au plus haut, et où les banques prêtaient jusqu’à 90 % de la valeur du bien » et se retrouvent aujourd’hui dans l’étau du crédit-relais qui se traduit par plusieurs facteurs : d’une part le bien vaut désormais moins en raison de la baisse des prix de l’immobilier de sorte que le montant des murs ne couvre parfois plus celui du prêt-relais et d’autre part les éventuels acquéreurs subissent les refus de prêts en raison des resserrements de critères des banques de dépôts. Le résultat est une vente non réalisée et des vendeurs aux abois qui ne retombent pas sur leurs pieds financièrement.

Heureusement, les organismes bancaires ont compris que ces clients étaient dans une impasse conjoncturelle et tentent de réagir en assouplissant le cadre de leur intervention. Le bon exemple est notamment illustré par le Crédit Foncier qui a pris de réelles mesures afin d’aider ses clients concernés par ces difficultés. D’abord, sa filiale Serexim établit un nouvel avis de valeur afin de jauger au mieux de la valeur du bien en vente pour faciliter la vente. Ensuite, la banque propose de proroger de 6 mois la durée initialement prévue de prêt relais à un taux sans égal puisque c’est le taux légal qui est utilisé comme base de calcul. Enfin, financer éventuellement le déficit qui pourrait être généré par l’opération si la vente du bien ne couvrait pas la totalité du prêt-relais.

C’est dans ces cas de figure qu’il convient de rappeler que le rachat de crédit peut intervenir. Le nouveau bien financé peut avoir une belle valeur et ce dernier est généralement financé par un prêt immobilier complémentaire au crédit-relais. Si ce dernier fait l’objet d’un déficit, un organisme de rachat de crédit peut très bien intervenir en rachetant à la fois le prêt immobilier relatif au nouveau bien ainsi que le montant manquant restant du au titre du reliquat du prêt relais. La condition sine qua non à l’opération réside dans le fait que le bien qui faisait l’objet du prêt-relais soit vendu et que le nouvel immeuble couvre la totalité des créances. Plutôt que d’avoir un prêt-relais qui se transforme en crédit impayé, essayez le rachat de crédit !

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