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La crise du crédit et de l’écologie

dans News/Rachat de crédit

Récemment, dans son Bloc-Notes que publie Le Point, BHL s’interrogeait à propos « du bon usage de la crise financière ».

Il citait :

Bien sûr, cette crise financière est sans précédent dans l’histoire de quelque pays capitaliste que ce soit où rien ne sera plus comme avant : ni le mode de régulation des marchés ; ni le modèle consumériste qui était au cœur de l’éthique capitaliste ; ni même ce fameux « American Dream »…

Passant outre les allusions inhérentes aux orientations politiques de BHL, arrêtons-nous un instant sur cette nouvelle phase à laquelle il fait allusion et qui soulève un autre point primordial : les sujets récurrents des médias sont-ils les bons ?

Par le biais des informations qui animent notre quotidien, on a tenté de nous faire croire que l’économie et son indissociable corollaire, le crédit, constituaient nos priorités. Aucun média n’a évoqué l’éventualité d’une époque charnière propice à la réflexion : cette crise ne nous porte-t elle pas à nous pencher sérieusement sur notre devenir d’êtres humains, économie ou pas ? S’il y a économie, il faudra désormais la conjuguer avec l’environnement ? Pourquoi ne pas écouter des économistes tels que JPF, lequel, en qualité de Président de l’OFCE, affirme que la lutte contre le réchauffement climatique peut booster la croissance et subséquemment, créer des emplois ? Pourquoi ne pas se fier à ces personnes qui prônent le développement de l’économie dans le respect de l’environnement, et ceci pour une raison très simple : la planète est notre bien le plus précieux. Qu’importe la crise du crédit si nous venons à manquer d’oxygène et d’eau potable ?

L’économiste nous rappelle que

l’environnement est précisément un bien public. Par définition, il n’a pas de prix de marché. Il faut trouver le bon équilibre entre croissance économique et protection de l’environnement par l’accélération du progrès des nouvelles technologies et de l’environnement.

Il est impératif que les dirigeants politiques et financiers prennent conscience de ce problème. Lorsque Georges Pauget, patron de la Fédération bancaire française et du Crédit Agricole affirme :

dans cette crise financière, nous, patrons des banques, avons conscience de l’intérêt général et sommes prêts à jouer le jeu du financement et de l’économie

on aimerait lui rappeler que, durant la décennie où il menait ses tractations financières, 50 % des glaciers ont fondu, 60 % des ressources de la planète ont disparu tandis que l’on continue de mettre les eaux minérales dans un plastic particulièrement polluant et à isoler les maisons avec du polystyrène inflammable qui met 100 ans à se dégrader… Au même titre que l’économie, ces graves menaces ne font-elles pas partie du fameux intérêt général évoqué par Georges Pauget ? Les exemples et les cris d’alarme des savants sont si nombreux que nul d’entre nous ne peut ignorer le danger qui nous guette : une récession économique sans précédent qui empêchera les pays développés d’investir dans l’emploi et la préservation de l’environnement, aggravée par l’industrialisation croissante des pays émergents qui seront responsables de 75 % des gaz à effet de serre d’ici 2050. Que faire pour sauver notre avenir économique et à fortiori, notre devenir pur et simple ?

Réponse : montrer l’exemple. Comme le souligne JPF

les pays riches doivent investir dans la préservation de l’environnement et donner leurs brevets aux pays émergents.

Le salut de nos économies et notre survie passent par là.

En l’occurrence, la crise du crédit aura servi les intérêts de l’indispensable bioéconomie.

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