Effondrement de l’économie américaine

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New York, USA - ©Leonhard Niederwimmer, CC0 Creative Commons

La propagation du Covid-19 cause l’effondrement de la plus grande puissance mondiale ou l’avènement du nouvel ordre mondial. Les chiffres expliquent le phénomène.

Course aux armements, prolifération des conflits interétatiques, ce sont des phénomènes forts longtemps difficilement gérables par les associations pacifistes telles que l’ONU et le Pugwash.
Les Américains ont toujours été réputés pour leur grande capacité de destruction et de provocation de situations chaotiques à travers le monde : déstabilisation de l’économie mondiale, guerre nucléaire, etc.
Dans une vision géopolitique, l’accélération de la propagation du corona virus aux États-Unis se perçoit comme une crise sanitaire classique. D’autres personnes le perçoivent comme le commencement du nouvel ordre mondial où il n’est plus question de guerre nucléaire, mais le début de la chute des États-Unis.
En effet, il n’a fallu qu’un virus microscopique pour faire chuter l’économie de la première grande puissance mondiale. À l’instar de la prolifération de la pandémie de Covid-19 dans le monde entier, les Américains sont les plus touchés à l’heure actuelle.

Les pertes humaines causées par la pandémie de Covid-19

À ce jour, le coronavirus a contaminé plus de 639.664 Américains et la barre des 30.000 morts a été franchie avec 30.990 recensés plus précisément à ce jour. Malgré les mesures sanitaires prises dernièrement, les États-Unis restent le plus affecté parmi les 193 pays victimes de la pandémie et devient son épicentre. La pandémie de Covid-19 cause des pertes considérables et on assiste déjà au ralentissement de l’évolution économique à cause des mesures sanitaires. Même la première puissance mondiale n’a pas su maîtriser la propagation du corona virus. Les pertes humaines dépassent les 2.000 par jour, un chiffre accablant par rapport à l’Italie et l’Espagne et cela reflète déjà le début de sa chute.

Restriction de la consommation des ménages

Un représentant du Ministère du Commerce américain a annoncé tout récemment que par rapport au mois de février, les ventes au détail ont diminué de plus de 8,7% depuis le mois de mars. Les consommations sont largement limitées aux besoins physiologiques les plus indispensables : alimentation, habitation et habillement.

L’épidémie de Covid-19 a fait fléchir les chiffres dans tous les secteurs économiques américains. À cause du confinement, des milliers d’entreprises et industries doivent fermer et les activités sont complètement réduites, voire anéanties. Cela a eu une mauvaise incidence sur les revenus, soit le revenu est restreint soit il est inexistant. Les consommations doivent de ce fait être réduites au strict minimum ; des millions de ménages n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins, à payer les factures et à honorer les dettes convenablement. En effet, le confinement oblige les gens à rester chez soi, ce qui explique la chute des recettes des commerces d’habillement à plus de la moitié. Il en est de même pour les restaurants, les pubs et les bars. Pourtant, caractérisée par une population extrêmement dépensière, la consommation des ménages a toujours été le premier critère de croissance des États-Unis et représente 70% du PIB.

Bouleversement de l’économie américaine

Les mesures sanitaires contre le corona virus ont tout de même permis de faire flamber, les chiffres d’affaires des commerces d’alimentation, avec une moyenne de 25,6%. Cette situation a brusquement bouleversé le modèle économique presque parfait des États-Unis. La politique économique imposée par Donald Trump n’a pas permis de propulser l’économie américaine comme il l’avait prévu puisque même la majorité des échanges commerciaux internes sont paralysés à cause du virus mortel. Le 15 avril, le Livre Beige de la banque centrale des États-Unis affirme que l’activité économique américaine « s’est contractée vivement et soudainement ». Le corona virus a ainsi engourdi plusieurs secteurs d’activités créateurs de richesse comme le tourisme, l’hôtellerie, l’habillement, les loisirs, l’industrie de l’automobile et des pièces détachées, etc.

Cependant, les entreprises les plus touchées par la pandémie ne font qu’espérer la fin des mesures de confinement d’ici la fin du mois d’avril. Toutefois, si la fin du confinement était effective à la date prévue, les consommateurs auraient du mal à reprendre leurs habitudes de consommation pré-confinement. Il sera ainsi nécessaire d’influencer les comportements et de créer les dissonances et les situations d’achats. Relancer l’économie prendra du temps selon Jack Kleinhenz, chef économiste de la fédération nationale des détaillants (NRF).

Chômage et ralentissement de la production industrielle

La fermeture des grandes entreprises a conduit la perte de plus de 16,7 millions d’emplois depuis le mois de mars. Le marché de l’emploi est marqué par un déséquilibre considérable entre l’offre et la demande où le second s’avère être largement supérieur au premier à cause du confinement. Les économistes experts considèrent que cela risque de s’aggraver dans le courant du deuxième trimestre de l’année 2020 et est susceptible de s’étaler jusqu’en 2021.

De plus, l’obligation des usines et des industries à respecter les mesures sanitaires face au Covid-19 a provoqué le ralentissement de la production industrielle. Les statistiques communiquées par la Fed ont montré une baisse de la production manufacturière à raison de 5,4% à celle de février. C’est la baisse la plus remarquable jamais calculée aux États-Unis depuis 54 ans. Cette chute est en effet perçue dans tous les états américains et surtout à New York, qui a connu une dégringolade importante quant à la fabrication industrielle.

Le Plan d’aide sociale américaine

2200 milliards de dollars ont été promulgués par le Président américain pour faire face à cette récession sanitaire handicapant l’économie américaine. Toutefois, les espérances sont minimes même si un plan d’aide sociale a été mis en place. À cet effet, des lignes de crédits sont accordées aux PME par les banques américaines pour qu’elles puissent recouvrir leurs besoins en trésorerie ; les débauches seront ainsi limitées. Des chèques de 3.400 dollars sont adressés aux familles les plus démunies et victimes de licenciement.

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