Ethereum : un futur ultra-dominant sur la blockchain ?

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blockchain ethereum

On pense que le succès de la blockchain Ethereum dans la mise en œuvre de “The Merge” aura une portée plus grande que la blockchain Bitcoin. SI la fusion réussit, cela pourrait même faire de l’ombre à la blockchain Bitcoin, ont ajouté les observateurs.

Ethereum concentre un grand nombre d’applications de la blockchain

La blockchain Ethereum est une composante importante de l’économie de la blockchain qui pourrait être à l’origine d’une nouvelle ère d’Internet. Cette semaine, Ethereum change de mode de fonctionnement ce qui pourrait bien déboucher sur une révolution.

La crypto-monnaie d’Ethereum (ETH) représente environ 20% de toutes les monnaies virtuelles, derrière la part de 40% du bitcoin. Contrairement au bitcoin, Ethereum peut être utilisé pour de nombreuses applications. Ethereum a été créé pour prendre en charge du code au lieu de se limiter à des échanges de valeur comme la blockchain de Bitcoin.

Pour fonctionner, la blockchain Ethereum s’appuie sur 9 000 ordinateurs (nœuds) sur la planète qui constituent une machine virtuelle mondialement accessible via le réseau. La facilité d’utilisation du réseau Ethereum en fait la blockchain favorite de nombreux développeurs qui souhaitent développer leurs applications que ce soit à travers les NFTs, play-to-earn ou métaverse. “N’importe qui peut programmer un nouvel actif sur Ethereum”, indique Simon Polrot, expert de la “blockchain” et ancien président de l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan). Par conséquent, beaucoup pensent qu’Ethereum jouera un rôle crucial dans les futurs métaverses.

Selon Simon Polrot et Manuel Valente, 90 % de la valeur de tous les nfts émis à ce jour sont concentrés sur Ethereum. La société française Sorare s’est récemment associée à la NBA, ils ont récemment publié des vignettes de sportifs sur la blockchain Ethereum.

Les célèbres singes “Bored Apes Yacht Club” ont attiré des stars comme Paris Hilton, Eminem et Neymar. Ils ont également suscité des spéculations effrénées depuis leur lancement sur la blockchain Ethereum. “C’est autour d’Ethereum que se concentre l’essentiel des développements de l’écosystème des cryptomonnaies”, estime Simon Polrot.

Lorsque l’on s’intéresse à la DeFi, nous faisons le même constat, c’est Ethereum qui permet le développement d’un grand nombre de projets. Les applications dans le domaine DeFi – ou financier décentralisé – permettent aux gens d’emprunter et de prêter facilement des crypto-monnaies.

“Ethereum, c’est un peu comme Windows ou macOS. C’est le système d’exploitation sur lequel on peut venir pour construire ses applications”, résume Manuel Valente, de Coinhouse, entreprise française qui ambitionne de devenir “la future cryptobanque européenne”.

De nouvelles mises à jour à prévoir ?

DeFi Llama (un site spécialisé) estime qu’Ethereum représente environ 59% de toute la valeur engagée dans les opérations DeFi actuelles. Ses concurrents directs sont la BSC, qui a été créée par le géant chinois de la crypto Binance, et Tron.

Certaines “blockchains” rivales ont conquis une certaine audience, comme Polygon, Tezos, ou Avalanche, la dernière née qui suscite beaucoup d’intérêt. Mais Ethereum est en position de force et, “si elle réussit sa transformation, elle peut devenir ultra-dominante”, explique Manuel Valente.

Afin d’atteindre ses objectifs, Ethereum devra surmonter un nouveau défi en 2023 ou 2024, selon l’expert. Ethereum traite actuellement 20 opérations par seconde, cependant, cela est toujours considéré comme trop faible pour ce que la blockchain espère accomplir. De ce fait, elle devra subir un nouveau changement – peut-être une mutation – afin d’augmenter le nombre de transactions que son système peut traiter par seconde.

La mise à jour “The Merge” changera à jamais la façon dont les validateurs effectuent les opérations. Les validateurs n’auront plus besoin d’une puissance de calcul considérable, au lieu de cela, ils devront verser 32 ETH comme dépôt de garantie, soit environ 50 000 $ aux prix actuels. Ce dépôt peut être confisqué si un validateur enfreint le protocole ou mène d’autres activités inappropriées.

Cependant, que se passerait-il si cette mise à jour venait à échouer ? Peut-être à cause d’une faille non découverte dans le protocole ? Élément de réponses d’ici quelques jours, voire quelques heures…

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