Face à la Russie, le CAC 40 sauve les apparences pour la première séance de la semaine

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La Bourse de Paris s’est redressée hier après avoir chuté de plus de 2% par rapport aux plus bas du matin. Un mouvement très technique pour éviter d’entrer dans la “zone de correction”. Les investisseurs seront bien entendu attentifs à l’évolution du dossier ukrainien.

Le CAC 40 résiste et repart en fin de journée

La séance d’hier a été l’occasion de valider l’adage boursier « acheter au canon, vendre au clairon », une phrase guerrière, adaptée en ce moment, qui signifie qu’il faut acheter quand la situation est menaçante.

C’est précisément le cas, puisque Vladimir Poutine vient de reconnaître la souveraineté séparatiste sur toutes les zones de Louhansk et de Donetsk, ajoutant que “la meilleure chose à faire est que l’Ukraine “renonce à l’OTAN”, et l’accès au territoire ukrainien par les troupes russes dépendra de ce qui se passe « sur le terrain ». La déclaration et la menace imminente, nous rapproche encore d’une déclaration de guerre.

Malgré le ton de plus en plus belliqueux du Kremlin, le CAC 40 s’est ainsi redressé en intraday à près de 3%. Il était en baisse de 2,1% à son ouverture puis vers 16 h 30 il était en gain de 0,7% avant de clôturer à -0,01% à 6.787,60 points.

Après 5 semaines de baisses consécutives au cours des six dernières sessions, et une nouvelle baisse d’environ 4% entre la session d’hier (-2,04%) et l’ouverture de mardi, les investisseurs ont apparemment décidé qu’il était temps de revenir à d’autres dossiers, même si la guerre frappe aux portes de l’Europe.

En bourse, on parle d’entrer dans une « zone de correction », lorsque l’indice commence à chuter de plus de 10 % par rapport à son dernier sommet. Dans le cas du Cac 40, le dernier pic correspond au niveau de 7 384,86 du 5 janvier de cette année. Quant à la baisse de 10%, elle a été atteinte très précisément mardi matin lorsque l’indice phare a plongé de plus de 2% en réponse à la déclaration de la Russie sur l’Ukraine la veille.

Le Cac 40 a baissé de 10,1% sur la base du plus bas de la séance de bourse enregistrée dans les premiers échanges du jour à 6 633,74 points. L’indice a clôturé stable (-0,01% à 6 787,60) avec un volume total de 4,7 milliards d’euros.

Des sanctions qui vont faire vaciller l’économie mondiale

Les Nations Unies et une majorité du Conseil de sécurité dirigé par les États-Unis ont fermement condamné la décision de Moscou de reconnaître l’indépendance de la république séparatiste dans l’est de l’Ukraine et de “déployer des troupes russes”. Même la Chine prend position, appelant les acteurs de la crise à « faire preuve de retenue ».

L’heure est aux sanctions économiques en Occident. Le chancelier allemand Olaf Schultz s’est dit “confiant” et que l’UE adopterait des sanctions “à grande échelle et fortes”. Elle a également suspendu la certification du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie et l’Allemagne.

La Grande-Bretagne, plaque tournante financière vitale pour le monde des affaires russe, s’est engagée mardi à “frapper durement la Russie” avec une “première série” de sanctions économiques, les autres pays devant suivre “en cas d’invasion”. Les États-Unis ont promis une réponse “ferme” et “rapide”.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé à la nation mardi, condamnant les violations de “la souveraineté et de l’intégrité territoriale”, ajoutant que les Ukrainiens “sont sur leur sol”, “ne craignant rien, ne craignant rien, et ne bougeront pas de leur pays”.

Lundi, Joe Biden a réitéré “l’engagement des États-Unis à faire respecter cette intégrité territoriale” lors d’une conférence téléphonique avec son homologue ukrainien. L’Élysée a condamné “une dérive idéologique” de Vladimir Poutine.

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