Facebook évolue vers le Métavers, cette réalité virtuelle centralisée et dystopique

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Facebook metavers
Facebook metavers - ©Jeremiah Owyang, FlickR Creative Commons

Depuis quelques années, le PDG de Facebook affiche ses plans futuristes d’un monde fictif où des espaces virtuels, persistants et partagés sont accessibles via interaction 3D. Alors que le réseau social perd de sa popularité et de la confiance du public, il vise de nouveaux sujets pour plaire au plus grand nombre, des sujets qui n’ont pas été utilisés dans les témoignages contre lui lors du Congrès américain.

La réalité virtuelle, un projet au-delà de Facebook

Mark Zuckerberg veut dépasser le projet de Facebook qui a pu faire ses preuves par le passé. Il veut être plus grand que les réseaux sociaux, qui ont déjà un impact colossale dans la vie tous les jours des habitants de ce monde. Il veut être plus grand que Facebook, un réseau qui aurait été utilisé dans le but d’influencer les décisions des populations, par le biais de l’analyse de leurs données personnelles.

Parallèlement aux lunettes AR, Mark Zuckerberg se concentre sur la construction du Métavers. Cet univers virtuel et parallèle, où les personnes peuvent entrer dans un espace et s’y croire. Le PDG de Facebook a investi des millions de dollars pour le projet afin d’accroitre les possibilités de construire le Métavers. Il a également annoncé son intention d’embaucher environ 10 000 personnes à travers l’Europe pour développer le concept. Maintenant qu’il semble envisager de changer le nom de Facebook, cet événement indique que l’entreprise se déplace enfin pour servir son projet ultime. Internet évolue, le monde numérique apparaît à grand pas, une grande partie du prochain chapitre de notre existence à l’aide du numérique est en train d’être écrite.

Un système centralisée VS. Un commerce mondial libre

Le mot Métavers n’est pas l’invention de Mark Zuckerberg. Son origine remonte à 1992 lorsque l’écrivain de science-fiction Neal Stephenson l’a inventé pour son roman “Snow Crash”. Ce mot, Métavers, était utilisé pour décrire un monde virtuel appartenant à des entreprises où les utilisateurs finaux étaient traités comme des citoyens dans une dictature d’entreprise dystopique.

À cela, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a répondu : “NARRATEUR, il l’était.” Parler des intérêts de Mark Zuckerberg contre ceux de Jack Dorsey signifie parler de centralisation contre décentralisation. La société omnisciente dont le désir est de tout gouverner, contre ceux qui espèrent un commerce mondial libre à travers le Bitcoin, sans rien subtiliser à ses utilisateurs.

En tant que grand passionné de Bitcoin, Jack Dorsey croit réellement en un système décentralisé, une monnaie mondiale et un libre-échange international de biens et de services. Il pense que Bitcoin ouvrira les portes à un avenir où les possibilités de paix mondiale sont plus élevées.

Jack Dorsey voit l’avenir dans la blockchain

Le travail de Jack Dorsey de construction d’un échange décentralisé pour Bitcoin vise une ouverture complète, comme il l’avait tweeté en juillet :

Feuille de route ouverte, développement ouvert et open source.

Alors qu’il envisage d’utiliser la blockchain Bitcoin pour offrir plus d’opportunités au monde, il s’oppose entièrement à l’idée de Mark Zuckerberg de dominer une nouvelle réalité et d’influencer ses utilisateurs pour son propre bénéfice.

Mark Zuckerberg considère le pouvoir de la cryptomonnaie comme un moyen de gagner plus de contrôle, et Jack Dorsey considère Bitcoin comme la future monnaie native d’Internet et la base d’un portefeuille non-dépositaire accessible à tous.

Une bataille pour gouverner le monde

Alors que les témoignages d’anciens employés de Facebook critiquent fortement l’entreprise, ces annonces de Métavers ont tendance à être révélées chaque fois que la commission parlementaire doit les entendre. Le Washington Post a fait valoir un point fort en septembre, affirmant que les intentions de Facebook sont clairement politiques et au vu de sa réputation en déclin.

Une inquiétude générale résonne avec la citation de Joan Donovan, directrice de recherche du Shorenstein Center on Media, Politics and Public Policy à l’Université Harvard qui explique le fait suivant :

Tant que vous pouvez faire en sorte que la technologie semble novatrice et intéressante aux yeux de tous, vous pouvez éviter la réglementation, (…) Et vous pouvez défendre cela pendant plusieurs années avant que le gouvernement ne puisse rattraper son retard.

Le passé de Mark Zuckerberg ne démontre pas une position démocratique, au contraire, il aime avoir le pouvoir. Les stratégies adoptées n’ont pas tout à fait couvert la toxicité de son entreprise. S’il devait être celui qui gouvernerait notre future réalité, quels espoirs resteraient-ils pour un monde décentralisé et libre ?

La manipulation de Facebook ne peint pas un paysage si lumineux pour une réalité virtuelle dans laquelle, au-delà de la simple lecture de nos données et de leur vente, il pourrait nous entendre, nous voir en temps réel, savoir comment nous agissons et influencer encore plus les masses. Le Métavers n’est pas une mauvaise idée en soi, mais le fait qu’il soit très probablement centralisé et dominé par une grande entreprise laisse quelques doutes et suspicions.

Il ne s’agit plus de Facebook, dominant le marché de la réalité virtuelle, mais d’un homme qui désire régner au sein d’un monde où les idées, la politique et l’économie serait entièrement livrées aux mains des 1% dont le compte en banque affiche d’innombrables zéros.

Pendant ce temps, les passionnés de Bitcoin jouent pour les plus grandes ligues, en se concentrant sur les principaux problèmes de l’économie mondiale ; protéger les besoins et la vie privée des utilisateurs, montrant ainsi un véritable comportement démocratique ; viser le libre-échange international comme un lien dont les gens pourraient réellement bénéficier.

Source Bitcoinist

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