Quels sont les avantages de l’assurance vie ?

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Avantages de l'assurance vie - ©pyou93, CC0 Creative Commons
Financer un projet à moyen terme ou préparer la retraite, l’assurance vie manifeste plusieurs avantages comme le bénéfice d’une fiscalité allégée, la transmission du capital au bénéficiaire sécurisée ou encore la possibilité de modifier son capital en rente viagère. C’est pour cela qu’elle reste le placement préféré des Français puisqu’il se révèle être le plus pertinent. Pour expliciter les avantages de l’assurance vie, il convient alors d’éclaircir certains points, notamment sur les régimes fiscaux lors d’un rachat ou d’une transmission. Il importe aussi de déterminer les objectifs de la souscription d’un contrat d’assurance vie. Ensuite, il nécessite de détecter si les contrats d’assurance vie bénéficient réellement d’un taux d’intérêt élevé. Enfin, il est crucial d’expliquer la notion de souplesse en matière d’assurance vie.

Quels régimes fiscaux s’appliquent aux contrats d’assurance vie lors d’un rachat ?

Des régimes fiscaux s’appliquent en effet sur les contrats d’assurance vie et ceux-là ont tendance à se superposer, c’est pour cela que ces régimes créent souvent la confusion. Tout d’abord, comme l’assurance vie s’avère être un produit d’épargne qui génère des revenus, ses intérêts sont alors taxables, mais la valeur des impôts prélevés dépend de certains critères : la date de versement des primes, l’âge de l’assuré, le montant du capital constitué et la durée de vie du contrat. Concernant le versement de prime effectué avant le 27 septembre 2017, seuls les intérêts sont taxables dans un contrat d’assurance vie, le capital est défiscalisé et il n’existe pas de plafond de retrait. Pour un contrat de plus de 8 ans, le souscripteur bénéficie également d’un abattement fiscal de 4.600 euros. Si la durée de vie est inférieure à 8 ans, le rachat du capital est taxé sans abattement fiscal, mais l’assuré a le choix quant à la base taxable, soit l’IR, soit le du revenu ou prélèvement forfaitaire libératoire. Mais quelle que soit la base taxable optée, le prélèvement social s’applique toujours à raison de 17,20%. Si le contrat d’assurance vie est âgé de moins de 8 ans, les rachats sont imposés bien qu’il s’agisse d’un rachat partiel ou total et aucun abattement fiscal n’existe. Cependant, le souscripteur est libre de choisir entre la taxation à l’impôt sur le revenu ou pour un prélèvement forfaitaire libératoire, mais, quelle que soit la base de taxation choisie, un prélèvement de cotisations sociales de 17,20 % s’applique toujours dans les deux cas. A contrario, pour les versements de prime réalisés avant le 27 septembre 2017, l’assuré a le choix entre l’impôt sur le revenu ou le plafond forfaitaire unique comme base taxable sur les intérêts de l’assurance vie dont les primes versées. Le taux d’imposition des deux bases de taxation reste le même, il est de 12,8% et les cotisations sociales de 17,2% sont obligatoires. Lorsque le contrat a plus de 8 ans, un abattement fiscal de 4.800 euros s’applique. La partie excédentaire de 150.000 euros est taxable à raison de 12,8% comme le PFU et le taux d’imposition des premiers 150.000 euros est de 7,5%. Le plafond de versements est de 300.000 euros pour un couple marié légitimement.

Quels régimes fiscaux s’appliquent aux contrats d’assurance vie en matière de transmission de capital ?

Il est vrai que des régimes fiscaux s’appliquent également au contrat d’assurance en matière de transmission du capital au bénéficiaire. L’assurance vie n’entre pas à l’actif successoral du défunt souscripteur. En matière de fiscalité cette affirmation est toujours valable si les primes ont été versées avant les 70 ans. Si la totalité des primes versées n’est pas supérieure à 152 500 euros, la transmission de capital aux bénéficiaires est entièrement défiscalisée en cas de décès du souscripteur. Si le montant du contrat est supérieur à 152 500 euros, c’est seulement la partie excédentaire qui sera imposée sur la base d’un plafond forfaitaire selon le barème des droits de succession. Pour les primes versées après les 70 ans du souscripteur, le régime fiscal appliqué à la transmission de capital aux bénéficiaires est moins privilégié avec un contrat d’assurance vie. Après les 70 ans, les primes seront intégrées à l’actif de succession du défunt souscripteur avec un abattement fiscal de 30.500 euros. L’abattement fiscal s’applique sur les primes investies tout au long du contrat, mais les intérêts acquis sont intégralement exonérés. Si le capital constitué n’excède pas les 30.500 euros au terme du contrat d’assurance vie, la transmission de capital aux bénéficiaires sera aussi totalement défiscalisée.

Quels sont les objectifs de la souscription d’une assurance vie ?

Généralement, on assigne trois objectifs principaux quant à la souscription d’une assurance vie, notamment la valorisation de capitaux, la perception d’un revenu complémentaire faiblement taxé et l’optimisation de la transmission de richesse. La valorisation de capitaux repose plus précisément sur le placement du capital sur un contrat multi supports. L’assurance vie concerne en fait l’enveloppe de gestion performante pouvant donner accès à quatre catégories d’actifs : les fonds en euros, les OPCVM diversifiés, les SPCI et les produits structurés. Le fonds en euros permet de sécuriser et de garantir le placement en cas de rachats réguliers. Les OPCVM diversifiés composés de fonds et de SICAV servent à réaliser un investissement sur le marché financier dont leur gestion est garantie par des professionnels. Les SPCI, soumis à des conditions souples, permettent de faire un investissement immobilier. Et enfin, les produits structurés permettent de varier et de bénéficier des rendements supérieurs à ceux gagnés sur le fonds en euro. Le second objectif d’un contrat d’assurance concerne la perception d’un revenu complémentaire faiblement taxé. En matière de contrat d’assurance vie, l’imposition n’intervient que sur la plus-value générée par le capital pendant la durée du contrat. Le troisième objectif est l’optimisation de la transmission de richesse aux bénéficiaires. En effet, l’assurance-vie est soumise une fiscalité très privilégiée en termes de transmission du capital.

Les contrats d’assurance vie bénéficient-ils toujours d’un taux d’intérêt élevé ?

Comme l’assurance vie est toujours considérée comme le type de placement sur le long terme le plus privilégié et l’État veille toujours à ce que cela soit maintenu par rapport au faible intérêt du livret A. En moyenne, le taux d’intérêt de l’assurance vie placé sur les fonds en euros tourne autour de 3%. Mais il est tout de même possible de souscrire une assurance vie à très haut rendement e plaçant le capital sur les unités de comptes. Bien que les fonds en unité de compte soient rémunérés en fonction des indices sur les marchés financiers, ils peuvent être fortement rémunérés lorsque le comportement du marché financier est très favorable. Toutefois, les moins-values sont possibles, mais la perte de capital n’est pas envisageable puisque le capital investi sur un contrat d’assurance vie est toujours garanti par la compagnie d’assurance. Par conséquent, les avantages de l’assurance vie peuvent s’avérer être une aubaine à saisir en termes d’épargne sauf que sa souscription est réellement une affaire qui appelle à la réflexion. À ce titre, la conclusion de souscrire une assurance vie doit être précédée d’une consultation d’experts en assurance pour s’armer de conseils. Sinon, les comparateurs d’assurance vie en ligne se trouvent être un bon moyen pour se renseigner gratuitement.

Que signifie « souplesse » en assurance vie ?

On dit que le contrat d’assurance vie manifeste de la souplesse puisqu’il peut s’adapter aux attentes des souscripteurs. Que ce soit en vue de garantir la sécurité financière à la retraite ou encore pour le financement d’un projet personnel, mais aussi pour transmettre un patrimoine à ses héritiers en cas de décès. Un contrat d’assurance vie est souple puisqu’il peut se reposer sur différents types de supports : les fonds en euros, les unités de comptes ou encore le contrat multi supports. Le choix du support dépend en effet des besoins de tout un chacun. Prenons un exemple pour illustrer chaque situation, lorsqu’on a un métier d’entrepreneur, on est tout à fait conscient que les affaires risquent de dégringoler à tout moment. Si l’entrepreneur a pris la peine de souscrire une assurance vie dans le passé, il peut racheter ou retirer le capital investi à tout même avant la fin du contrat pour remettre son entreprise sur les rails. En effet, les primes versées sur une assurance vie ne sont pas complètement bloquées, mais sont retirables selon les coups durs traversés par son souscripteur. Dans ce cas, le capital peut être racheté en totalité ou partiellement. Il faut savoir qu’un rachat partiel n’entraine pas le dénouement du contrat. C’est pour cette raison qu’on dit qu’un contrat d’assurance vie est flexible parce qu’elle peut aussi permettre la constitution d’un capital secours. De plus, en termes de versement de primes, le souscripteur est libre de choisir le mode de dépôt qui convient à sa situation financière et temporelle.
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