Les frais bancaires pointés du doigt par l’UFC-Que Choisir

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L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé les pratiques des banques en matière de frais d’incidents et estimé que les consommateurs pourraient économiser au moins 1 milliard d’euros. Arguments selon lesquels les objectifs peuvent être atteints dans une crise du pouvoir d’achat.

20 euros de frais pour une intervention d’une minute trente secondes

Les banques subissent une pression croissante. Alors que l’inflation continue de grimper, l’UFC-Que Choisir “exhorte” le gouvernement à légiférer pour “régler la question des recettes liées au coût des incidents bancaires”. Selon l’association, la solution pourrait “faire gagner au moins 1 milliard d’euros au budget des consommateurs”.

Dans une campagne sur le thème du pouvoir d’achat, cet argument risque de trouver un écho quelques jours avant le premier tour des élections législatives.

Ces frais, qui s’appliquent notamment lorsque les prélèvements sont refusés, sont responsables de “la ponction bancaire honteuse de 1,8 milliard d’euros de budgets de consommation perdus”, selon l’association, qui pointe des “inefficacités dans la limitation de ces frais de concurrence”.

Selon l’UFC-Que Choisir, le plafond de 20 euros est systématiquement appliqué par toutes les banques, y compris celui de 8 euros dans le cadre du “Comité d’intervention”, en cas de refus de prélèvements, comme en témoigne celui-ci.

L’association a calculé que la durée moyenne de ces interventions était inférieure à 1 minute à 30 minutes, et a évalué la marge bénéficiaire de la banque française sur le coût de ces événements à 86 %.

L’amende est de 20 euros en France, 6,90 euros en Belgique et 2,50 euros en Italie. L’UFC-Que Choisir demande au gouvernement d’intervenir pour réduire les coûts et compenser si cela se reproduit.

Mathieu Robin, membre de l’association, a commenté: “Tant que la concurrence n’affectera pas ces coûts, nous appelons à l’intervention de l’État pour réduire significativement les coûts.” L’UFC-Que Choisir a également noté que les banques n’interviendront pas plus de 1 minute et 30 secondes en moyenne. Cela leur permet de réaliser d’énormes profits sur le dos de leurs clients.

Instaurer un plafond à 8 euros

L’UFC-Que Choisir note que les coûts de refus de prélèvement en France sont 17 fois supérieurs à ceux de l’Allemagne, 8 fois supérieurs à ceux de l’Italie et 3 fois supérieurs à ceux de la Belgique.

Lors des prélèvements, bien que le compte soit dans le rouge au-delà du découvert autorisé, seule la commission d’intervention est prélevée, mais « une banque sur quatre (24%), toutes membres du groupe Banques Populaires-Caisse d’Épargne (BPCE), ne trouve rien de mieux que d’alourdir la note en adressant à leurs clients une lettre “d’information” à 10,70 euros en moyenne », détaille le communiqué.

Face à ces pratiques, l’UFC-Que Choisir a exhorté le gouvernement à “aligner les excès bancaires sur les coûts événementiels” pour protéger le pouvoir d’achat que le gouvernement veut présenter après les législatives.

“Si l’effet de la concurrence ne fonctionne pas, nous pensons que les pouvoirs publics sont légitimes et peuvent intervenir pour réguler le marché”, et ” nous recommandons un ajustement à la baisse du montant que les banques peuvent facturer pour les événements de paiement”, a déclaré Matthieu Robin, responsable du programme banque et assurance de l’UFC-Que Choisir.

L’association estime que les consommateurs pourraient économiser plus d’1 milliard d’euros si les frais de refus étaient plafonnés à 8 euros.

Il a également exigé une plus grande transparence de la part des banques, seules deux d’entre elles – la banque postale et la Bred – traquent systématiquement de manière rétroactive la double facturation qui se produisait lorsque le compte d’un client n’était pas approvisionné avant la deuxième tentative de débit de la facture.

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