La hausse se poursuit très timidement pour le CAC 40 (+0,27 %)

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CAC 40

Après la hausse de lundi, l’indice parisien a augmenté de plus de 1% en début de séance avant de rendre une bonne partie de ses gains, notamment freiné par la réunion de la banque centrale de la semaine dernière, qui a continué de semer le trouble sur les marchés.

Le marché obligataire surveillé étroitement

Les volumes de transactions ont rebondi à plus de 4,3 milliards d’euros, reflétant une session chargée au cours de laquelle les traders ont cherché à aligner leurs portefeuilles sur les attentes des principales banques centrales dans les mois à venir. Christine Lagarde a laissé entendre lors de la réunion de la BCE la semaine dernière que la hausse des taux dans la zone euro pourrait s’accélérer plus rapidement que prévu, avant de tenter de faire une déclaration écartant un resserrement brutal pour stabiliser les prix. Bien que pas tout à fait rassurant, l’écart entre les coûts d’emprunt à 10 ans de l’Italie et de l’Allemagne, ou le “spread”, mesure clé de la nervosité des marchés obligataires de la zone euro, a bondi à plus de 1,63 point de base, le plus haut niveau depuis juillet 2020.

Le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans a dépassé 0,27 % pour la première fois en trois ans, après être resté en territoire négatif il y a moins d’un mois. Les taux d’intérêt sur les obligations américaines à 10 ans ont oscillé à 1,97 %, le plus haut niveau depuis l’été 2019.

« Les rendements à long terme ont atteint de nouveaux sommets à mesure que les marchés s’adaptent au flux d’informations récent », note Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank à Londres. « Le revirement hawkish de la Banque centrale européenne la semaine dernière, ainsi que le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre qui n’a manqué que d’une voix pour relever les taux de 50 points de base au lieu de 25, ont clairement montré que les banques centrales mondiales, avec en tête la Réserve fédérale américaine, sont déterminées à réagir avec force face à une inflation qui atteint des sommets inégalés depuis plusieurs décennies », s’inquiète Joachim Fels, conseiller économique mondial chez le gérant d’actifs Pimco.

À l’échelle mondiale, le montant de la dette à rendement négatif, une composante majeure du mantra “Tina”, un acronyme de “There Is No Alternatives” qui a longtemps motivé l’achat d’actions parce qu’il n’y a rien de mieux, est tombé à moins de 5 000 milliards de dollars. Il culminait à 18 000 milliards en 2020. Par exemple, les obligations allemandes à deux ans se négocient toujours en dessous de 0 %, environ -0,3 % contre environ 0,65 % en début d’année.

L’année 2022 pour convaincre

BNP Paribas a clôturé en hausse de 0,47% après une chute de 4,5% en début de séance. La banque a annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, mais des résultats décevants de sa division Investment and Corporate Banking (CIB). Pour Flora Bocahut de Jefferies, alors que les résultats avant impôts du quatrième trimestre étaient conformes aux attentes, les bénéfices avant provision étaient inférieurs de 11 % aux attentes en raison de la hausse des coûts. En revanche, elle a noté que le nombre de clauses était inférieur de 50 % au consensus et que le nouveau plan devrait permettre une réévaluation des actions. Pour l’année 2021, la première banque européenne a clôturé l’exercice avec un bénéfice net record de 9,5 milliards d’euros mais son plan stratégique 2025 peine à convaincre le marché. Le titre termine symboliquement en vert après une ouverture en baisse de 4% (+0,47%).

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