Hausse du taux crédit immobilier : quelles perspectives aujourd’hui ?

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Hausse du taux crédit immobilier
Taux crédit immobilier, ici la ville de Nantes - ©Franck Barske, CC0 Creative Commons

Ce n’est plus surprenant que la pandémie de Covid-19 a bel et bien fait des ravages sur la planète et il demeure la cause la plus plausible ayant déclenché la hausse du taux de crédit immobilier au printemps 2020. De plus, il est vrai que cela limite grandement les débiteurs. Depuis le début du mois d’avril, les courtiers ont remarqué que les taux d’intérêt sur les crédits immobiliers n’ont pas cessé de fléchir.

En l’espace d’un mois, le taux moyen du crédit immobilier va de 1,18% à 1,25%

Depuis le début du confinement, le taux de crédit immobilier n’a pas cessé de rehausser pour franchir la barre des 1,20% au mois de mai. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, cette hausse concerne tous les types de crédit immobilier existants sur le marché des plus récents au plus anciens. Il s’avère que cette hausse accélérée a provoqué la déstabilisation du budget des ménages à revenus modérés. D’ailleurs, une augmentation de plus de 6,5% du prix de l’immobilier a d’ailleurs été constatée sur Paris depuis le début du déconfinement, un vrai problème pour certains !

Évolution des taux moyens du crédit immobilier

D’après plusieurs établissements financiers et agences immobilières de France, l’augmentation du taux du crédit immobilier sur le marché de l’immobilier a été très instable depuis le mois d’avril, mais en moyenne la hausse enregistrée depuis est de 0,42%. Si on devait détailler cette hausse au début du mois d’avril 2020, cela s’est sans doute énormément accéléré parce que :

  • la hausse des taux moyens sur les crédits immobiliers enregistrés a été de 0,9% pour un emprunt contracté sur 7 ans ;
  • ensuite cela a été rehaussé à 1% pour un emprunt contracté sur 10 ans ;
  • puis si le crédit immobilier s’étale sur 15 ans, la hausse du taux du crédit immobilier recensée était de 1,20% ;
  • et enfin 1,40% pour les contrats conclus sur 20 ans et 1,60% pour les contrats conclus sur 25 ans.

Si on compare ces pourcentages à ceux de l’année dernière à la même période, on constate qu’une mensualité de 1.500 euros par exemple permettait de demander un crédit de 323.019 euros contre 313.833 euros en 2020, soit plus de 9.000 euros de différence. Pourtant, les institutions bancaires n’ont pas encore communiqué de façon officielle les barèmes concernant les mesures prises quant à la hausse des taux de crédit immobilier depuis le début du confinement. De ce fait, il est encore impossible de déterminer la véritable tendance sur le marché financier. Ce qui est sûr, pendant la période du confinement, les établissements bancaires subissent la contrainte de traiter en premiers les dossiers de demande de crédit aux entreprises dans le courant de la période.

Les risques encourus par les plus aisés

En ces temps durs, les familles les plus aisées subissent également des conséquences assez indésirables relatives à la hausse des taux plafonds puisqu’elles courent le risque de s’acquitter des primes d’assurance sur le crédit immobilier plus élevées pour sécuriser et garantir leur placement.

Après le déconfinement, les concurrences sont moins marquées et évolution économique au ralenti

Les mesures liées au confinement ont certainement ramolli la majeure partie des secteurs d’activité en France, ce qui n’épargne aucunement le secteur de l’immobilier puisque depuis le début de l’état d’urgence sanitaire la baisse du nombre de transactions immobilières a baissé à plus de 80%. Sans parler de la réduction considérable des demandes de crédits immobiliers.

A ce titre, il est inutile de parler concurrence puisque la baisse des demandes sur le marché s’explique pratiquement de la hausse des taux des crédits immobiliers. Courtiers, agents immobiliers et établissements financiers en tout genre traversent des moments difficiles puisque les commissions sur les transactions n’abondent plus.

Alors que même pas un mois avant le début du confinement, afin de résister sur le marché, il a été constaté que les banques se précipitaient encore à proposer des offres de plus en plus compétitives pour conquérir et fidéliser les clients ou du moins les maintenir. Il faut alors dire que le confinement a certainement apaisé les distensions de l’environnement bancaires et cela ne risque pas de changer d’ici peu.

Prévision de modification des conditions d’octroi de crédit par les banques

Même si plusieurs pays du monde entier avancent pas à pas vers le déconfinement, l’environnement économique ne risque pas de rétablir du jour au lendemain, le contexte économique après le confinement se dessine toujours sous un aspect incertain. Cela s’explique du fait qu’il est encore difficile de décrire le comportement des consommateurs après le déconfinement. Les institutions bancaires qui continuent d’octroyer des crédits immobiliers affirment qu’elles encourent tout de même des risques, c’est pour cela qu’elles ont décidé d’augmenter le taux du crédit immobilier.

Suite à ces évènements accablants, presque tous les secteurs économiques, les banques se sont alors concertées en vue de modifier les conditions admissibles quant aux demandes de prêt immobilier. Cette révision n’est pas encore déterminée, mais les entreprises espèrent que ces mesures concernent l’allègement des règles prévues par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) dont le taux d’endettement strict de 33% et la prolongation de la durée des emprunts à plus de 25 ans.

Le Covid-19 : responsable du durcissement des conditions d’octroi de crédit immobilier

La dernière hausse considérable du taux du crédit immobilier remonte à 2018 et cela a aussi duré pendant deux mois successifs, cela a été enregistré par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Il faut dire que le confinement a entrainé les mêmes impacts en 2020 et cela a favorablement fragilisé la solvabilité d’un bon nombre d’entrepreneurs et les créanciers deviennent de plus en plus méfiants. Toutefois, il faut noter que cette action de surveillance stricte consiste principalement à protéger les débiteurs pour d’éventuelles insolvabilités entrainant l’endettement.

Mais pour l’instant, au lendemain du confinement, on ne peut que constater le gel du secteur immobilier et d’après le bilan officiel sur les prêts immobiliers, il convient de retenir que cela a diminué de 25%.

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