Immobilier : la montée des taux est là !

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Les prix de l’immobilier augmentent plus vite que prévu. Pour certains profils, les banques régionales sont en hausse de près de +50% d’un mois sur l’autre, selon Vousfinancer.

Des taux jusqu’à 0,57% plus chers

Ce qui n’était qu’une rumeur est devenu une certitude : les taux des crédits bancaires sont maintenant sur une courbe ascendante. Alors, bien sûr, en janvier, les banques ont affiché en moyenne 1,07 % de taux débiteurs sur toutes les durées, un niveau inhabituellement bas en deux ans, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Mais la fête est finie.

L’ère des taux d’intérêt historiquement bas semble révolue. La croissance observée ces derniers mois s’accélère de manière inédite. La tendance à la hausse des taux d’intérêt s’est amorcée en décembre dernier. Mais jusqu’à présent, cela a été fait de manière relativement progressive. Cette fois, les choses s’accélèrent à un rythme que nous ne connaissons pas.

Alors que les marchés peinent à prédire l’impact de la guerre en Ukraine, certains signaux sonnent l’alarme, notamment pour l’industrie de la construction, la hausse des coûts de l’énergie et des matériaux, qui commencent à mesurer l’impact de la guerre en Ukraine. Ces augmentations devraient avoir un impact sur le budget des ménages, tandis que d’autres sont en cours.

Du côté des conditions de financement, les taux d’intérêt personnels ont augmenté en mars malgré la décision de la BCE de maintenir son taux directeur. Après avoir atteint un creux historique l’année dernière, une croissance prévisible a été annoncée fin 2021. Cependant, cette augmentation de taille a été beaucoup plus prononcée que prévu.

Le courtier Vousfinancer en témoigne : “Une banque régionale a augmenté l’un de ses taux de 0,57% en un mois. Je n’ai jamais vu cela”, a déclaré Sandrine Allonier, directrice de recherche. Concrètement, la banque vient d’augmenter son crédit de 1% à 1,57% sur 20 ans pour de bons profils. Pour un moins bon profil d’emprunteur, on est passé de 1,25% à 1,62% sur la même période. Autre signe : cette fois, une banque nationale vient de dépasser une ligne de crédit sur 25 ans, à plus de 2 % pour les ménages les moins aisés.

Les conséquences concrètes pour les ménages

L’impact de ces hausses de taux sur le coût global du crédit ne peut être ignoré. Par exemple, un prêt de 300 000 euros sur 20 ans, de 1 % d’intérêt à 1,5 %, le prêt finira par coûter plus de 16 300 euros à l’emprunteur. Ainsi, pour les ménages qui ont emprunté le plus, cela signifie moins de pouvoir d’achat pour l’immobilier.

Prenons un autre exemple : un couple avec un revenu net imposable de 4 000 euros et empruntant sur plus de 25 ans. Avec un taux d’endettement de 35 % (assurance comprise), ils peuvent payer 1 400 euros par mois. Avec un taux d’intérêt de 1,4 % (et une prime d’assurance de 0,4 %), ils peuvent emprunter environ 327 000 euros. Si le taux atteint 1,6 % (la prime d’assurance est toujours de 0,4 %), le montant tombe à environ 319 000 €. Où acheter avec un budget réduit de 8 000 euros. Avec une croissance plus importante ou des budgets plus importants, il peut rapidement chuter de 10 000 à 20 000 euros.

Cependant, cette tendance à la hausse des taux d’intérêt est généralisée. Toutes les banques les ont plus ou moins relevés depuis 3 ou 4 mois. Mais évidemment, elles ne le font pas tous au même rythme ni à la même échelle.

Un constat commun chez les courtiers est qu’ils sont extrêmement nerveux à l’idée de prendre position dans ce climat d’incertitude entre la guerre en Ukraine et le resserrement monétaire de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne.

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