Immobilier : la tendance de fin 2022 va-t-elle se poursuivre ?

/
immobilier tendance 2023

Qu’en sera-t-il de votre projet immobilier en 2023 ? C’est sans aucun doute l’une des questions les plus fréquemment posées actuellement. Voici quelques réflexions sur les thématiques qui domineront le marché immobilier cette année pour déterminer les perspectives de l’immobilier français en 2023.

Les effets de l’inflation sur l’immobilier

Après des années de hausse des prix et d’augmentation des ventes, le marché immobilier s’est retourné l’an dernier.

Ce changement s’explique notamment par la forte inflation caractéristique en 2022, atteignant 6,2 % sur un an à la fin de l’année. La hausse des prix a eu deux effets sur le marché du logement.

Premièrement, les entreprises supportant des coûts de production accrus (comme les matières premières et les combustibles fossiles) ont répercuté ces augmentations sur les prix pour protéger leurs marges bénéficiaires. Cette inflation dite « par les coûts » a ainsi fait grimper les prix des constructions neuves, évinçant les acquéreurs les plus modestes.

Puis, dans un effort pour juguler l’inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever son taux directeur, le taux auquel elle prête aux banques commerciales (dites banques de second rang), à partir de juillet dernier.

Pour préserver les marges bénéficiaires, les banques ont alors relevé les taux d’emprunt, ce qui a affecté les projets immobiliers et entraîné une baisse des ventes.

Les taux des crédits immobiliers sont passés d’un plus bas record de 1 % en moyenne en janvier 2022 à 1,5 % fin juin et 2,25 % fin novembre 2022, selon l’Observatoire Crédit Logement. Ce taux devrait largement dépasser les 3% en 2023.

De ce fait, le marché s’attend à un durcissement des conditions d’emprunt en 2023, l’objectif d’inflation à moyen terme de la BCE étant de 2 %, le taux d’inflation actuel est près de 5 fois supérieur.

Comme pour 2022, l’année 2023 se fera en deux temps ?

Les craintes liées à l’inflation (5,9 % en décembre, selon l’INSEE) et à une flambée des taux d’intérêt suite à la guerre d’Ukraine l’ont emporté sur la frénésie immobilière en France.

« Les transactions sont en baisse en été pour les appartements et les maisons », a déclaré Charles Marinakis, président de Century 21, un réseau de courtage immobilier.

Pourtant, les six premiers mois de 2022 ont été dynamiques, selon la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), permettant aux ventes cumulées sur un an de dépasser les 1,2 million en août dernier. En fin d’année, le solde annuel des transactions de 1,1 million de ventes en 2022 constitue un bon résultat.

“Le ralentissement a été plus prononcé pour les maisons que pour les appartements, car ils sont devenus très recherchés dans le sillage de la crise sanitaire”, a déclaré Charles Marinakis.

L’année 2022 s’est donc déroulée en deux temps : les six premiers mois ont continué sur la lancée de 2021 avant de fléchir au second semestre. L’année 2023 verra-t-elle un inversement des chiffres ?

Le rôle des mesures écologiques

Dans certaines régions de France, particulièrement prisées par la clientèle étrangère (comme la région PACA ou Paris), nous pourrions assister à une pénurie de biens immobiliers et une augmentation des prix en raison d’une forte demande et d’une offre limitée.

Mais un autre facteur affectera enfin le marché immobilier en 2023 : les mesures en faveur de la transition écologique. Après “l’inflation des énergies fossiles”, l’économiste allemande Isabelle Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, pointe un autre phénomène : “l’inflation verte”,ou “Greenflation”.

Cela concerne les coûts des mesures visant à développer les technologies vertes, dont les énergies renouvelables, avec l’introduction d’une réglementation plus stricte.

Les prix sur le marché de l’immobilier ancien devraient baisser l’année prochaine. Cela pourrait notamment être dû au fait que les propriétaires-vendeurs souhaitent se débarrasser de leur bien avant que ce ne soit trop compliqué pour les acquéreurs d’obtenir un crédit ou avant que certaines règles concernant les “passoires énergétiques” ne soient appliquées en France.

La loi climat et résilience stipule que la location de logements classés « passoires énergétiques » est interdite en France. Les classes G, F et E ne pourront plus être louées en 2025, 2028 et 2034, respectivement.

Précédent

Bientôt la fin des pubs crypto sur les réseaux sociaux ?

Suivant

De nombreux partenariats entre crypto et F1 s’arrêtent

Derniers articles de Immobilier