Inquiétudes sur les marchés, le conflit entre la Russie et l’Ukraine dans toutes les discussions

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Les indices chutent alors que les tensions entre l’Ukraine et la Russie ont encore franchi un cap hier et cette nuit, les espoirs d’un sommet Poutine-Biden se dissipent.

Les marchés s’effondrent à cause de Poutine

Le principal indice de la Bourse de Moscou, le RTS, a baissé de plus de 14% hier vers 16 heures, tandis que le CAC 40 de Paris a baissé de plus de 2%. Le regain de tensions en Ukraine inquiète les investisseurs, tandis qu’un sommet entre le président russe Vladimir Poutine et le président américain Joe Biden reste très incertain.

La guerre des nerfs en cours sur les marchés. Les actions ont fortement chuté au début de séance ce lundi alors que la perspective d’un sommet américano-russe sur l’Ukraine avait rassuré suite aux bruits de coups de feu entendus à la frontière entre l’Ukraine et la région séparatiste soutenue par la Russie.

Les tensions ont atteint leur pic en fin de journée alors que Vladimir Poutine envisageait de reconnaître l’indépendance de la région séparatiste ukrainienne. Ce qui est chose faite depuis cette nuit. Les experts des marchés ont prévenu : nous devrons nous habituer aux grands écarts sur les marchés.

À Paris, le CAC 40 est repassé sous la barre des 6 800 (6 788,34 à la clôture), en baisse de 2 %, et a même atteint un plus bas intrajournalier de l’année. Il en va de même pour les grands marchés européens. À Londres, en revanche, l’indice Footsie résiste. Attention à l’ouverture en début d’après-midi des marchés américains qui étaient fermés hier pour le Presidents Day.

L’indice moscovite au plus mal

La Bourse de Moscou a chuté de plus de 13%, faisant chuter l’indice RTS de près de 25% depuis le début de l’année. Il faut remonter à la crise financière de 2008 pour retrouver cette panique sur les marchés russes. Pendant ce temps, les coûts d’emprunt en Russie ont grimpé de plus de 10 % et le rouble a continué de baisser pour atteindre environ 90 roubles pour un euro.

Des menaces venues de l’Occident, notamment à Londres par le Premier ministre britannique Boris Johnson, de couper tous les canaux financiers qui irriguent la Russie, et de regarder de plus près les actifs détenus à Londres par les proches des autorités russes, ont clairement été énoncées. De plus, les géants russes du pétrole et du gaz comme Gazprom ont été particulièrement en difficulté en Bourse.

Les marchés américain et londonien ont le pouvoir de tuer l’économie russe en éliminant tout accès au dollar, aux devises des matières premières ou à la livre sterling. Il y a quelques semaines, les États-Unis évoquaient même l’interdiction d’accès aux entreprises russes au réseau international de paiements Swift, ce qui aurait des conséquences économiques et financières désastreuses.

Les prix de l’énergie s’envolent

Les tensions persistantes en Ukraine sont les premières à susciter des inquiétudes quant à une nouvelle flambée des prix des matières premières, du pétrole et du gaz, qui exacerbe des niveaux d’inflation déjà élevés.

Le Brent a également chuté de 2 %, revenant à 95 $ le baril. Une escalade des conflits pourrait mettre en péril l’approvisionnement en gaz de l’Europe alors que le parc nucléaire ou les sources d’énergie renouvelables fonctionnent déjà à pleine capacité. Bien sûr, tous les investisseurs sont un peu paralysés à l’idée d’un conflit massif aux portes de l’Europe.

À Paris, quasiment toutes les valeurs du CAC 40 sans distinction étaient dans le rouge en milieu de séance. Téléperformance reculait de près de 5%, L’Oréal de 3,5% et Alstom de 3,3%. Les fleurons industriels étaient tous rattrapés à l’image de Schneider (-3,08%), Legrand (-2,9%) ou Air Liquide (-2,7%). Parmi les grandes valeurs, seul Eurofins Scientific (+1,03%) parvenait de justesse à échapper à la purge.

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