La baisse des prix immobiliers serait-elle un leurre ?

dans Brèves/News

Le marché de l’immobilier n’en finit plus de surprendre et d’animer les chroniques de la presse en général et de la presse économique en particulier. Outre l’irrémédiable tendance à la baisse, de curieux paradoxes illustrent les propos que l’on peut lire ou entendre. D’un côté, nombre de professionnels et d’institutions diverses affirment que les signes d’une reprise de l’immobilier sont bel et bien là tandis que de l’autre, le son de cloche diffère radicalement…La baisse des prix immobiliers serait-elle un leurre et sa réalité ne serait-elle pas pire ?

FNAIM et Chambre Nationale des Notaires ont évoqué d’une même voix que la baisse des prix immobiliers sur une année glissante est aujourd’hui de 6.9 % sur les appartement et de 7.8 % sur les maisons. Des chiffres que l’on peine à croire, comme l’affirmait d’ailleurs Henri Buzy-Cazeaux, l’ancien secrétaire de la FNAIM il n’y a pas si longtemps…Comment peut-on arrivé à de tels chiffres lorsque l’on prend connaissance de statistiques approfondies qui démontrent par exemple que dans certaines campagnes de France, les biens « avec défaut » ont parfois perdu jusqu’à 30 % de leur valeur, voire 40 % dans le pire des cas comme le révélait le patron de « BNP Immobilier » dans Le Revenu, il y a peu encore.

Même dans des quartiers prisés de grandes agglomérations, des agents immobiliers et des notaires affirment que pour se vendre de beaux biens doivent faire l’objet d’au moins 10 à 15 % de baisse pour partir et ce sans forcément de prix surcotés au départ. N’entendons-nous pas tous les jours des collègues, voisins ou amis dirent « quoi ? cette maison, 320 000 €uros ? C’est beaucoup trop cher : jamais je n’achéterai ça ! » Si cette réalité populaire nous concerne, pourquoi ne serait-elle pas pratiquée par les autres ?

Le site Cotation immobiliere qui publie divers articles ayant trait à l’immobilier a récemment repris dans ses flux un papier d’Ingrid Ninon, agent immobilier, qui en tant que professionnel dit elle-même que ses clients ont du faire un effort de 10 % dans de nombreux cas pour que le bien parte enfin.

Avec tous ces éléments, on veut nous faire croire que la baisse de l’immobilier a été infèrieure à un nombre à deux chiffres…regardons les choses en face : l’immobilier a baissé de bien plus que cela et la tendance n’est pas près de s’arrêter ! Les gens ne retrouvent pas de travail et l’inflation immobilière a été telle depuis dix ans que le boomerang pourrait bien revenir plus vite que prévu…

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