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Le baril de Brent a perdu 75 % depuis juillet !

dans Finance/News

Hier soir et cette nuit, les Bouses de New-York et de Tokyo ont logiquement cloturé dans le rouge en raison notamment de la baisse du baril de brut et surtout des annonces des constructeurs automobiles américains General Motors et Chrysler de respectivement réduire la production de 60 % pour le premier et de fermer les usines pendant 1 mois pour le second. De mauvaises nouvelles qui conduisent natruellement l’indice parisien à une baisse de l’ordre de -1.44 % à 3 185 points, c’est à dire proche du seuil technique et psychologique des 3 170 points tant redouté par les investisseurs.

La baisse de la Bourse de Paris est par ailleurs liée aux problèmes rencontrés aussi par BNP Paribas et par Natixis. La première banque française ne parvient pas à démêler le rachat de Fortis et l’affaire connait d’incessants rebondissements puisqu’il semblerait que la décision de la justice belge de supendre la cession ne soit pas conforme à la légalité…Des surprises qui ne laissent en tout cas pas envisager une reprise imminente des actifs de la banque belge. De son côté, Natixis aura décidément tout connu cette année puisque la banque d’investissement des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires sera passée par toutes les cases de la crise, de l’exposition Lehman à l’exposition Madoff en passant encore par d’autres déboires…La direction ne parle pas de démantèlement, mais évoque un assainissement de sa banque d’affaire. Un secteur bancaire français touché et animé qui emmène le Palais Bourbon vers le bas, tout comme le titre Dassault-Aviation qui devrait perdre 10 % aujourd’hui en raison de l’annulation de commandes de gros porteurs. Cela dit, cet effet sera peut-être atténué par l’accord trouvé entre la compagnie et Alcatel à propose de Thales dont Dassault pourrait bien prendre 20.8 % du capital.

La baisse du Cac 40 est par ailleurs motivée par la valeur du baril de brent qui vaut pour l’heure 37.8 $ à Londres. Un second record après celui déjà enregistré hier. Une baisse de quelque 75 % depuis le pic historique du pétrole le 17 juillet à 147 $. Cette chute tout aussi historique s’explique par les stocks importants dont les industries disposent et le peu de commande qu’elles passent actuellement aux pétroliers en raison du ralentissement économique dont la conséquence est une demande très infèrieure en matières premières. Rajoutez à cela des industries lourdes qui ont plus de mal à obtenir du crédit pour payer les commandes en question et vous obtenez une chute vertigineuse du pétrole.

Chaque médaille ayant son revers, les mauvaises nouvelles en comportent aussi de bonnes puisque le passage à la pompe est de moins en moins onéreux, ce qui redonne un peu de pouvoir d’achat en cette fin d’année, tout comme la baisse à 3.29 % de l’Euribor 1 an est synonyme de détente des taux et donc de meilleur octroi du crédit

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