Le crédit permanent ou crédit revolving fait couler de l’encre !

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Décidément médias et politiques n’en finissent plus d’évoquer les problématiques gravitant autour des fameux crédits renouvelables. L’encre ne cesse de couler à ce propos incriminant plus ou moins directement les organismes commercialisant ces produits, mais n’est-ce pas là l’arbre qui cache la forêt ?

Si vous avez eu l’occasion de parcourir certains quotidiens, vous vous serez sans doute aperçu de la mauvaise presse dont bénéficient actuellement les crédits à la consommation sous forme de crédit renouvelable. La Dépêche évoque Le Revolving, le crédit « révoltant » tandis que de son côté Ouest France fustige ces prêts en publiant un article Quand le crédit peut se transformer en cauchemar. En appronfondissant, on découvre que UFC-Que Choisir en fait aussi l’un de ses chevaux de bataille en parlant de « malendettement » repris dans Nord Eclair et pour terminer cette petite revue de presse, Sud Ouest parle de Crédit revolving…sur la tempe comme s’il s’agissait d’un outil de suicide.

Certes les Cetelem, Sofinco, Finaref et consorts ont profité de l’extraordinaire manne financière que les crédits à la consommation en tout genre ont constitué depuis le nouveau millénaire. Peut-être que dans certains cas, ces organismes octroyaient ces crédits sans y regarder de manière plus appronfondie…Mais peut-on vraiment les blâmer ? C’est en effet tout un système à l’échelle mondiale qui a profité de la formidable explosion des produits financiers ! L’immobilier ne cessait de connaitre une inflation à deux chiffres, les rachats de crédits couraient les rues et tous nos pays connaissaient une croissance parfois fleurissante assortie d’un taux de chômage en baisse un peu partout.

Sous prétexte que les temps soient devenus plus durs, on ne peut rendre les organismes financiers responsables de tous les maux que nos sociétés connaissent aujourd’hui. Par ailleurs, il convient de rappeler que l’utilisation des crédits revolving peut être judicieuse et pratique à condition de se montrer raisonnable et un minimum gestionnaire…Rappelons tout de même que l’utilisation de produits financiers relève de la responsabilité individuelle et de rien d’autre. Si l’on n’accepte pas cela comme un postulat, on est alors obligé de soulever d’autres interrogations telles que l’éventuelle utilisation des réserves d’argent pour pallier à un déficit chronique de revenus, auquel cas on entre dans un vaste débat qui n’est que peu ou pas évoqué par une Christine Lagarde ou un Philippe Martini. Quels sont donc ces maux qui poussent 9 % des foyers français à avoir 8 crédits revolving (chiffre révélé par le rapport Athling) ?

Rappelons qu’en 2002 avant le passage à l’€uro, un cadi de 500 Francs (75 €uros) était plein tandis qu’aujourd’hui il est à moitié vide pour ce même prix. Le litre d’essence était lui aussi 60 % moins cher…alors que dans le même temps les salaires n’ont pas augmenté. Fustiger et critiquer les crédits renouvelables est une chose, mais il ne faudrait pas qu’il s’agisse d’un subterfuge destiné à contourner le problème de la perte monumentale du pouvoir d’achat !

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