Le rachat de crédit menacé par la réforme du revolving et le fichier positif ?

dans News/Rachat de crédit

L’actualité bancaire en général et du crédit en particulier fait l’objet de nombreuses réactions et d’articles dans la presse. Depuis les effets de la crise du crédit ainsi que l’application des premiers décrets de la Loi de réforme du crédit à la consommation, des décisions sont prises en haut lieu et il semblerait que le paysage du crédit soit en passe de se modifier dans l’Hexagone. L’une des activités qui avaient explosé depuis le nouveau millénaire, le rachat de crédit, serait-il ainsi menacé par la raréfaction du revolving qui endette ?

On aurait tendance à répondre positivement à cette question. Il parait évident que si le volume de réserves d’argent et de crédits revolving s’amenuise, alors le phénomène impactera nécessairement les regroupements de prêt qui ne sont jamais aussi efficaces que lorsqu’ils « rachètent » des prêts à des taux élevés en les lissant sur la durée à un taux raisonnable. Si le revolving devient un prêt personnel à un taux de 5 %, le rachat de crédit perdra de son intérêt. Et le procédé semble en route à en croire la décision de Laser Cofinoga d’arrêter l’enseigne Mediatis : le revolving devrait se raréfier ! Mais jusqu’où ira-t-on ? Même si l’idée d’instaurer un fichier positif fait son chemin, tout cela pose des problèmes…

Car le revolving est générateur de profit pour les banques qui ne s’y retrouvent pas tout à fait en terme de marge avec des crédits à la consommation amortissables. On en veut pour preuve que la BNP entre autres s’oppose à l’instauration du fameux fichier positif. Elle sait qu’elle gagnera moins d’argent et quand les banques se plaignent, le système ne tourne plus rond et la consommation s’en ressent alors que notre croissance en a tant besoin…

On ne sait donc plus trop où tout cela nous ménera. Dans le domaine du rachat de crédit, peut-être que d’autres pistes seront explorées : des produits apportant la fléxibilité du rachat de l’encours immobilier incluant d’importantes trésoreries ou bien encore des rachats de crédit sous forme d’hypothèque rechargeable. Mais l’un comme l’autre ne sont pas pour demain !

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