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Le retour des vieux démons

dans Finance

Le rebond n’aura donc été que de courte durée ! Ouvrant pour l’heure avec une baisse de 1.64 %, la place financière de Paris se trouve dans le sillage des mauvais résultats du Dow-Jones hier ainsi que des baisses significatives des bourses asiatiques de ces dernières heures.

L’explication en est simple : les investisseurs attendent les modalités concrètes du plan de sauvetage de l’administration Bush tout en redoutant l’impact de l’injection des 700 milliards de $ sur la dette publique américaine qui dépasse déjà l’entendement…

Et les effets de leviers ne se font pas attendre : après avoir repris 10 % de terrain depuis la mi-juillet sur la monnaie européenne, le billet vert a cédé hier 2.5 % pour fleurter à nouveau avec la zone des 1.5 $ pour un €uro… dénotant ainsi le maintien de la crise de confiance des marchés qui semblent penser que la période de récession est bel et bien amorcée et ne sera pas enrayée par les annonces de ces derniers jours !
David Rosenberg, l’un des patrons de Merryl affirmait hier que « Nous ne pensons pas que cela (le plan américain) changera beaucoup la donne, à savoir que l’économie américaine est en récession et va le rester ». La crise bancaire s’affirme comme étant de plus en plus l’un des corollaires ou des symptômes d’une crise économique dans son ensemble. De sorte que « Les incertitudes concernant l’issue du plan de sauvetage du Trésor pour les marchés financiers américains font clairement pression sur le billet vert » mais aussi sur l’or noir qui fait à nouveau figure de valeur sûre…les investisseurs se précipitent à nouveau sur le baril qui s’est envolé de 16 $ hier !
Cette nouvelle hausse du brut peut encore laisser augurer d’une flambée des matières premières qui alimenteraient l’inflation que l’on pensait pourtant maitriser…

Du côté de la Grande-Bretagne, le feu d’artifice bancaire ne s’est pas encore éteint, si tant est que cela puisse arriver un jour : en effet, Londres cherche à vendre Bradford et Bingley l’une des banques britanniques les plus exposées aux subprimes. A suivre…

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